Notes, pression et perfectionnisme : comment prévenir l'anxiété de performance chez les jeunes
Équipe Salut Bonjour et Lory Zéphyr
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À l’approche de la fin de l’année scolaire, plusieurs jeunes vivent du stress lié aux évaluations. Voici comment reconnaître l’anxiété de performance et accompagner son enfant de façon bienveillante.
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Alors que la période des examens bat son plein dans les écoles du Québec, de nombreux parents constatent que leur enfant réagit différemment face à la pression scolaire. Certains semblent démotivés, tandis que d’autres se mettent une pression énorme pour réussir. Voici les mécanismes derrière l’anxiété de performance et les outils pour mieux la gérer.
Quand le désir de réussir devient une source d’anxiété
Un certain niveau de stress peut être bénéfique puisqu’il aide à demeurer concentré et motivé. Toutefois, lorsque l’anxiété devient trop importante, elle peut nuire au fonctionnement de l’enfant et affecter sa capacité à performer.
La motivation scolaire repose notamment sur deux éléments : la perception qu’a l’élève de sa capacité à réussir et l’importance qu’il accorde à la tâche à accomplir. Lorsqu’un jeune doute de ses compétences ou se compare constamment aux autres, son anxiété peut augmenter considérablement.
Reconnaître les signes de l’anxiété de performance
L’anxiété de performance peut se manifester de plusieurs façons.
Au niveau des pensées, l’enfant peut croire qu’il va échouer ou qu’il n’est « pas assez bon ». Sur le plan émotionnel, cela peut se traduire par de la peur, de l’irritabilité ou un stress important. Des symptômes physiques comme des maux de tête, des troubles digestifs, des tremblements ou de l’insomnie peuvent également apparaître. Enfin, certains jeunes développeront des comportements d’évitement, du perfectionnisme excessif, de la procrastination ou auront tendance à surétudier.
Quels jeunes sont plus à risque ?
L’anxiété de performance ne touche pas uniquement les élèves en difficulté.
Les jeunes qui obtiennent de moins bons résultats scolaires peuvent effectivement être plus vulnérables. Cependant, les élèves performants qui se mettent énormément de pression ou qui présentent des traits perfectionnistes peuvent eux aussi vivre une forte anxiété. Les enfants naturellement plus inquiets et ceux qui intériorisent davantage leurs émotions sont également plus à risque.
Les filles, notamment, auraient tendance à s’imposer davantage de pression scolaire et à craindre de décevoir les figures d’autorité importantes dans leur vie.
Comment les parents peuvent faire une différence
Le soutien parental joue un rôle essentiel dans la prévention de l’anxiété de performance.
Il est important que l’enfant comprenne que l’amour et le soutien de ses parents ne dépendent pas de ses résultats scolaires. Les spécialistes recommandent également d’éviter les comparaisons avec les autres, de valoriser les efforts plutôt que les notes et d’accepter que le parcours scolaire ne soit pas toujours linéaire.
Partager ses propres expériences d’échec et démontrer qu’il est possible de rebondir après une déception peut aussi aider les jeunes à relativiser les enjeux liés aux examens.