Se retirer avant le combat de trop


Mathieu Boulay
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Au cours des dernières années, la retraite possible d’un boxeur québécois a été un sujet d’actualité récurrent.
Est-ce qu’Eleider Alvarez ou Jean Pascal devrait tirer leur révérence ? Est-ce qu’Adonis Stevenson a disputé le combat de trop contre Oleksandr Gvozdyk ? À un moment ou à un autre, ces questions sont venues sur le tapis.
La boxe est un sport dangereux. Lorsque deux pugilistes se frappent dessus pendant 8, 10 ou même 12 rounds, les conséquences peuvent être tragiques. Les décès de Patrick Day et de Maxim Dadashev sont là pour le prouver.
Pour sa part, Stevenson est passé bien près de connaître la même fin. Il est un miracle sur deux pieds après avoir été déclaré mort après son duel du 1er décembre 2018 à Québec. De plus, il a perdu plusieurs des millions qu’il avait amassés au cours de sa carrière, sans compter ses problèmes judiciaires avec son ancienne conjointe, Sisi God.
L’ancien champion du monde n’est pas le seul à avoir vécu des moments difficiles après sa carrière. D’autres ont pris de mauvaises décisions dans leur vie personnelle. Dierry Jean et Matthew Hilton, qui ont fait partie de l’élite mondiale, en sont deux bons exemples.
Flamme intérieure
Lorsqu’un boxeur amorce la dernière phase de son parcours, il est souvent son pire ennemi. La flamme qui brûle à l’intérieur de lui est très difficile à éteindre. La majorité des 14 boxeurs que nous avons rencontrés pour notre dossier l’ont confirmé.
« Ça a été une guerre avec moi-même, une torture de ne pas retourner boxer. J’en ai fait une dépression. Je n’avais rien fait d’autre que la boxe dans ma vie », mentionne Benoit Gaudet, qui sera en vedette dans notre édition de demain.
« L’an dernier, j’ai remis les gants avec Martin Germain et je me suis rendu compte que mes gants devaient rester loin de moi, ajoute Mikael Gadbois. J’ai constaté que ça ne prendrait pas grand-chose pour rallumer ma flamme. La boxe, ça ne sort jamais de toi. »
Avenir positif
Le Journal de Montréal a retrouvé 14 anciens boxeurs qui sont à la retraite depuis quelques années. Chacun a bien voulu nous expliquer l’événement déclencheur qui a mené à la fin de sa carrière, mais aussi son occupation actuelle.
Il est rare qu’un athlète empoche assez d’argent pour assurer ses vieux jours. À l’exception de ceux qui disputent des combats d’envergure, les boxeurs encaissent juste assez d’argent pour payer leurs frais annuels. La majorité des boxeurs de notre dossier est actuellement sur le marché du travail.
Toutefois, ils sont unanimes sur une chose : faire le deuil de leur sport a été loin d’être évident. Ils ont eu besoin de quelques années pour retrouver une certaine paix intérieure.
La bonne nouvelle, c’est qu’ils n’ont pas de problèmes de santé liés à leur carrière entre les câbles. Avec leurs témoignages, ils pourraient servir d’inspiration à la prochaine génération de boxeurs.
Accrocher ses gants la tête en paix

Pour un boxeur, tirer sa révérence n’est jamais une étape facile même si sa décision a été bien mûrie grâce à des discussions avec son entraîneur et son promoteur.
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Une autre sorte de danger pour Bergeron

Jean-François Bergeron n’a jamais reculé devant un adversaire plus imposant que lui durant sa carrière de boxeur. C’est la même chose aujourd’hui, dans son boulot de pompier, alors qu’il n’hésite pas à affronter le danger avec ses collègues de la caserne 4 de Laval.
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Heureux comme un poisson dans l’eau

Durant sa carrière de boxeur, Antonin Décarie a toujours été attiré par le monde des affaires. Il ne le savait pas, mais c’est ce qui allait occuper ses journées après sa retraite sportive.
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Deux générations de champions

Il est possible pour les boxeurs d’avoir une retraite intéressante et surtout paisible.
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Retour vers le passé

Le nom de Robert Cléroux est associé à une génération de boxeurs québécois qui est trop souvent oubliée par les amateurs. Celui qu’on surnommait « le Beu de Chomedey » a bien voulu revenir sur son parcours bien rempli.
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Fier papa et gestionnaire

Lorsqu’on regarde la carrière de Lucian Bute, on peut dire qu’elle a frôlé la perfection. L’ancien champion du monde a surtout pu se retirer en bonne santé dans toutes les sphères de sa vie.