Tournoi des Maîtres: la folie de l’hébergement courte durée et des prix exorbitants à Augusta
Augusta a adopté un allégement fiscal pour ses résidents assaillis par les visiteurs

François-David Rouleau
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AUGUSTA | Comme à Montréal et partout ailleurs en Amérique du Nord, la Géorgie est aux prises avec les problèmes reliés aux locations à courte durée sur les plates-formes comme Airbnb et Vrbo. À Augusta, l’instant de deux semaines, la municipalité a plutôt adapté sa législation pour répondre à la très forte demande.
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Comme la ville à l’est de la Géorgie est littéralement prise d’assaut par les visiteurs du Tournoi des Maîtres en avril, le conseil a adopté un allégement fiscal appelé « Augusta Rule » pour protéger les résidents qui ont longtemps été sous pression.
Les proprios qui louaient leur demeure ou leur logement durant le Masters ont milité en faveur de cette nouvelle réglementation.
Ainsi, sous certaines conditions, ils peuvent ouvrir leurs portes à des invités sans avoir à en déclarer les revenus de location. Toutefois, celle-ci doit être de 15 jours et moins durant l’année. Ils ont aussi à payer les taxes hôtelières régionales.
De 70 $ à 1240 $ la nuit

À deux semaines du tournoi, on pouvait compter plus de 600 annonces dans la grande région d’Augusta sur le site Airbnb. Des chambres individuelles, des condos et des maisons étaient disponibles alors que les prix variaient de 70 $ à 800 $ la nuitée.
Ce week-end, on dénombrait vendredi soir près de 200 annonces avec une fourchette de prix allant de 200 $ à 1240 $ la nuitée.
Il importe de rappeler qu’à ce moment de l’année, la municipalité est assaillie par environ 250 000 visiteurs provenant des quatre coins du monde. Les chambres d’hôtel sont réservées plus d’un an à l’avance. La demande est beaucoup plus forte que l’offre. C’est pourquoi les établissements facturent des prix affolants à plus de 800 $ et 1000 $ la nuitée.
Depuis la pandémie, les prix, déjà très élevés, ont même plus que doublé.
C’est là que « l’Augusta Rule » est intéressante pour les propriétaires qui désirent en profiter et les locataires qui peuvent un peu «épargner». Elle ne peut être appliquée que si le prix à la nuitée est abordable.
Pas de loi d’État
Pour l’instant, la Géorgie n’est dotée d’aucune loi législative pour limiter les locations à court terme, hormis celle de payer des taxes d’hébergement.
Le 11e État le plus populeux des États-Unis en vertu de ses 11,01 millions d’habitants a laissé aux municipalités le « soin » de légiférer en la matière. Les règlements sont donc différents dans plusieurs comtés.
L’été dernier à Atlanta, la ville a limité les propriétaires à un maximum de deux unités d’hébergement. L’une d’entre elles doit aussi être leur résidence principale.
De plus, ils devaient absolument résider dans la capitale, payer des frais annuels de 150 $ pour le permis, des taxes de location de 8 % et limiter les locataires à un maximum de 30 jours consécutifs.
Ce qui a soulevé un tollé, car au moment de l’ordonnance, 54 % des propriétaires comptaient plus de deux adresses.
Près de 4000 annonces avaient disparu du site Airbnb à ce moment.