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Brooks Koepka: aurait-il pris la décision de rejoindre LIV Golf s'il avait été en bonne forme physique?

Meneur après deux rondes au Tournoi des Maîtres, Brooks Koepka estime que la décision de passer à LIV Golf aurait été très difficile s’il avait été en meilleure santé

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2023-04-08T02:04:07Z

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AUGUSTA | Si Brooks Koepka avait été en pleine santé au moment où Greg Norman et les dirigeants saoudiens lui ont présenté leur alléchante offre de plus de 100 M$, aurait-il fait le saut chez LIV Golf en juin dernier ? 

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« Honnêtement, si j’avais été aussi en santé que présentement, la décision aurait été très difficile à prendre. Ç’aurait été un défi. Mais je suis satisfait de ma décision », a déclaré celui qui mène provisoirement le Tournoi des Maîtres à l’issue de la deuxième journée de compétition suspendue deux fois en raison des conditions climatiques.

Durant les années pandémiques, Koepka a perdu des plumes. Blessé plus souvent qu’à son tour, sa chirurgie au genou l’a considérablement ralenti et même frustré, selon son récit, de ne plus être le même féroce compétiteur qu’auparavant, limité dans ses mouvements.

Un travail

L’été dernier, plusieurs observateurs du monde du golf avaient soulevé l’hypothèse qu’il avait signé son contrat avec le controversé nouveau circuit pour assurer sa sécurité financière compte tenu de ses capacités physiques diminuées. 

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Pour Koepka, 32 ans, le golf « est un travail. J’aime ça. Mais ce n’est pas ma vie. » 

Tout juste avant le Championnat des joueurs du circuit de la PGA à Ponte Vedra Beach, en Floride, une vive rumeur a circulé voulant que l’Américain aux quatre titres majeurs en carrière exprime des remords d’avoir rejoint le circuit entièrement financé par le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite. 

Jusqu’à 600 M$ 

Capitaine de son équipe Smash GC au sein de laquelle s’aligne son frère Chase, il appert que Koepka pourrait devoir rembourser jusqu’à 600 M$ selon de sérieuses informations contractuelles révélées par le collègue Alan Shipnuck, de Fire Pit Collective, et Alex Miceli, du magazine Sports Illustrated

Avec une somme aussi astronomique, voilà une raison forçant quelqu’un à revoir ses décisions et à exprimer tout à coup moins de remords. 

Toutefois honnête, Koepka n’a pas caché le fond de sa pensée, lorsque questionné à savoir s’il regrette sa décision. 

Une autre raison permettant de prouver qu’il exprime des remords d’avoir joint LIV, c’est qu’il a affirmé s’ennuyer de « jouer avec Rory [McIlroy], Scottie [Scheffler] et les autres ». 

De retour avec les meilleurs

Vendredi, il a affirmé aussi qu’il se plaît de retrouver les meilleurs golfeurs au monde pour la première fois depuis juillet dernier. Et ce, même s’il les côtoie près de son domicile à Jupiter. 

« C’est surtout en raison de l’esprit de compétition. Je m’en ennuie pour la compétitivité. Tu veux que Rory, Scottie et Jon [Rahm] livrent leur meilleure prestation et rivaliser avec eux en étant aux coude à coude. 

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« Ça me manque, a-t-il enchaîné. C’est aussi pourquoi je crois que les championnats du Grand Chelem sont si plaisants à disputer. » 

Son discours rejoint en quelque sorte celui de son collègue chez LIV Golf, Cameron Smith, qui avait affirmé en conférence de presse, lundi, que « les plateaux de LIV ne sont pas aussi profonds que ceux de la PGA ». 

Bref, à ses deux premières rondes au Masters, Koepka a repris les airs de celui qui avait signé quatre titres majeurs entre 2017 et 2019. 

Des cartes de 65 (-7) et 67 (-5) le placent devant Rahm à -9. Mais l’Espagnol n’avait complété que la moitié du parcours, vendredi après-midi, au moment où la sirène a annoncé l’arrêt du jeu à 16 h 22. 

Avant de tomber sous le couperet en 2021 et 2022, l’Américain avait menacé de ravir le veston vert à deux reprises. Lors de l’édition 2019 remportée par Tiger Woods, il occupait le premier échelon après 36 trous. 

Semble-t-il retrouver le même sentiment que lors de sa séquence dominante il y a cinq ans ?

« J’aime mon élan et tous les aspects de mon jeu. C’est semblable, a indiqué celui qui dit avoir retrouvé ses moyens à la fin de la dernière saison. En janvier, j’ai su que j’étais vraiment de retour. Mon endurance, ma force et ma mobilité étaient bonnes. J’avais retrouvé mon élan. » 

Dans l’histoire, seulement cinq golfeurs ont gagné plus de cinq titres du Grand Chelem. « C’est une case que je dois cocher pour vraiment sentir ce que j’ai accompli dans ce sport. »

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Deux autres excellentes rondes et une foule de détails le séparent encore du convoité veston vert. Koepka est néanmoins dans la bonne direction. 


UN 5 CONTROVERSÉ

Brooks Koepka est revenu sur l’évènement controversé survenu au beau milieu de l’allée de la normale 5 du 15e fanion, en première ronde.

Sur les images, on voit et entend son cadet Ricky Elliott, un homme d’expérience, crier le chiffre cinq et en faire la démonstration avec sa main. Non loin de là passait leur compagnon de jeu, Gary Woodland. Les images laissent donc croire que le cadet tente de dévoiler le bâton utilisé pour rejoindre le vert, qui était effectivement un fer 5. Un geste passible d’une pénalité. Le comité des règlements a révisé la séquence et questionné les deux partis qui ont défendu leur cause. Aucune pénalité n’a été imposée. Vendredi, Koepka a indiqué que la dernière chose qu’il ferait, c’est d’aider un adversaire, d’autant plus que Woodland apparaissait aussi au tableau principal.

« Ce qui est d’autant plus drôle, c’est que si Gary avait su que j’avais utilisé un fer 5, il aurait pris un fer 6, parce qu’il ne frappe pas autant à court. Il était 10 verges devant moi. »

Vérification faite, Woodland était même 22 verges devant la balle de Koepka. « On essaie chacun de battre l’autre. C’était une situation malheureuse », a exprimé le champion de l’Omnium des États-Unis en 2019. 

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