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Tour de France: encore Pogacar

Photo portrait de Jean-François Racine

Jean-François Racine

2022-07-09T03:10:29Z

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Le Slovène Tadej Pogacar a encore fait mouche dans le massif vosgien ce vendredi, mais heureusement pour la suite de ce 109e Tour de France, son dauphin danois Jonas Vingegaard n’accuse que 35 secondes de retard au classement général.

Avec le tiers du chemin parcouru jusqu’à Paris, le double tenant du titre ne veut absolument rien laisser à ses adversaires.

Après une victoire comme puncheur sur une étape accidentée, le cycliste de 23 ans a fait coup double en haute montagne, vendredi, avec un nouveau bouquet lors de la septième étape au sommet de La Super Planche des Belles Filles.

Et comme Pogacar peut être ultrarapide aussi au contre-la-montre, le moral des autres ténors prend une raclée.

Invincible

Impérial en Haute-Saône, le maillot jaune a fait manger la poussière à l’Allemand Lennard Kämna, dernier rescapé de l’échappée, qui croyait pourtant aller au bout de son rêve à moins de 100 mètres de la ligne.

L’indomptable mur en «gravel», un passage non goudronné, lui a toutefois été fatal, et ce, même s’il possédait 45 secondes d’avance avec deux kilomètres à faire.

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Patron incontesté, Pogacar a devancé Jonas Vingegaard, Primoz Roglic et Kämna, lequel revivra pendant longtemps dans sa tête le film de l’étape crève-cœur de sa carrière. Geraint Thomas et David Gaudu, qui commence à assumer son rôle, suivent derrière.

Pour ne pas tuer le spectacle, les 16 premiers cyclistes à l’arrivée ont terminé à moins d’une minute du vainqueur et il y aura encore plusieurs batailles à venir puisque Vingegaard a bien failli remporter une manche face à Pogacar vendredi. Ce dernier a cependant regardé une fois de trop derrière lui.

Invincible en apparence, il n’est toutefois pas intouchable. Une guerre psychologique se dessine entre les deux jeunes hommes.

Un grand grimpeur

«Jonas a attaqué vraiment fort. Il s’est passé beaucoup de choses depuis ma victoire ici en 2020. Vingegaard est un grand grimpeur, l’un des meilleurs du monde et peut-être le meilleur en ce moment. Il sera bien sûr un rival pour moi et il a une équipe très forte», a expliqué Pogacar.

Wout van Aert croit d’ailleurs que la Jumbo-Visma peut gagner le Tour.

«Pogacar a gagné, mais nous avons quand même montré que nous sommes là. Avec Jonas et Primoz, nous pouvons rivaliser en haute montagne.»

Malgré les ascensions, cette étape de 176,3 kilomètres à partir de Tomblaine a été avalée à un train d’enfer avec une moyenne de 44,3 km/h.

On attendait Michael Woods, un grimpeur surprenant sur un final avec une pente inclinée à 24 %. Le scénario du jour ne lui a pas été favorable et le Canadien de 35 ans devra se rabattre sur une autre étape. Woods a pris le 28e rang à un peu plus de deux minutes de Pogacar.

Bardet dans le coup

«J’ai essayé de prendre l’échappée, mais j’ai été malchanceux. Les jambes étaient bonnes et c’est un bon signe pour la suite», a-t-il expliqué, un peu énigmatique.

Le Français Romain Bardet, huitième de l’étape avec 21 secondes d’écart, semble de son côté être de retour parmi les meilleurs. Son retard de 1 min 32 s le place au sixième rang du classement général. De bon augure dans son cas.

«J’ai craqué à 150 mètres. J’ai manqué d’adhérence», a-t-il expliqué dans la cohue poussiéreuse du sommet.

Pour sa part, le sympathique Magnus Cort ne se fait pas d’illusion pour le maillot à pois, qu’il détient toujours.

«Je vais probablement le perdre bientôt. Je suis sûr que Pogacar va me dépasser au classement des grimpeurs.»

Enfin, l’un des grands favoris de la foule, Thibaut Pinot, n’a pas été en mesure de livrer bataille.

La huitième étape sur 186 km entre Dole et Lausanne, en Suisse, est promise aux puncheurs avec une arrivée en haut de la côte du Stade olympique.

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