Tour de France: Hugo Houle calme habilement le jeu


Jean-François Racine
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Les Québécois avaient hâte de filer à la douche et au massage mardi en franchissant la ligne d’arrivée.
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Antoine Duchesne a vécu une journée plus difficile et Guillaume Boivin était mécontent de son vélo, mais sans vouloir donner d’explication. De son côté, Hugo Houle s’est chargé de prendre la chaleur pour laisser souffler ses compatriotes.
Le Québécois n’a pas vu la dynamite de Wout van Aert, mais il a senti l’odeur de la poudre après le coup fatal.
« Je n’ai pas vu le maillot jaune, mais j’ai vu les cassures provoquées dans la bosse. Wout van Aert, c’est une autre ligue. Chapeau à lui. C’est une bosse que j’avais déjà faite dans le passé. Je l’ai reconnue au pied », a affirmé le vétéran.
Mission accomplie
Houle anticipait une finale tendue alors que le vent avait disparu du radar.
« Dans la bosse, ils ont fait vraiment un gros effort. On a eu un petit coup de bordure au début et beaucoup de stress toute la journée. Pour nous, on a limité la casse. J’ai roulé avec Kasper Asgreen pour revenir au peloton principal et rentrer au bercail. »
Houle a également salué les efforts de son ancien coéquipier Magnus Cort, encore en échappée.
« Magnus, c’est un animal ! Il a montré à tout le monde qu’il ne laisserait personne partir. Le maillot à pois va être plus simple à gérer pour lui maintenant. »
À l’aube de plusieurs journées difficiles, le cycliste de Sainte-Perpétue est rassuré par sa condition.
« Dans les montées, j’ai de la force quand il faut rouler. Tout va bien. Je reste calme et j’attends les journées où ça va grimper un peu plus. »
Des imprévus
Souriant malgré tout, Duchesne a avoué qu’il n’était pas dans une grande journée.
« J’étais un peu bloqué. J’ai roulé devant parce que je ne me sentais pas génial. J’ai fait l’approche au vent de face pour la côte et ensuite, les gars étaient tous bien placés. »
Selon le Caribou, les coureurs n’échapperont pas au défi qui les attend mercredi sur les 19 km de pavés.
« Les risques, les chutes, les crevaisons. On l’aborde un peu tous comme une classique d’un jour. Tout peut arriver. »
Frustré, Boivin avait un ennui mécanique à régler avec le personnel de l’équipe. En regardant son pédalier, il a mentionné dans les paddocks qu’il avait souffert toute la journée, mais il n’a pas voulu fournir d’explication. Son mécontentement reste un mystère.
« On va regarder ça plus tard. J’ai vu l’attaque de van Aert, mais je me suis relevé. Il est assez impressionnant. »
Malgré les demandes répétées, Michael Woods continue de s’effacer aussitôt que possible. Stress ou stratégie, il veut se faire oublier le plus possible.