Son fils autiste scolarisé... à temps partiel


Daphnée Dion-Viens
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Laurence Simard-Gagnon ne réclame qu’une chose: que son fils soit scolarisé à temps plein, comme les autres élèves.
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Quentin est un garçon autiste de 15 ans qui doit composer avec une sursensibilité auditive et visuelle. Il lui est difficile de tolérer la présence d’autres élèves autour de lui pendant de longues périodes.
La scolarisation individuelle à temps partiel qui lui a donc été imposée se fait dans un local accompagné d’une éducatrice, une formule qui fonctionne bien pour lui. Sa mère se bat maintenant pour qu’il réintègre l’école de la Cité à temps plein, mais le manque de local l’en empêche, lui a-t-on indiqué au centre de services scolaire de la Capitale.
Mme Simard-Gagnon n’en revient pas que dans une école spécialisée pour élèves autistes, la seule formule possible soit « la scolarisation en classe ou rien du tout ».
Or faire des apprentissages entourés de sept ou huit autres élèves qui risquent eux aussi de se désorganiser à tout moment, est un immense défi pour de jeunes autistes, ce qui les plonge dans un cercle vicieux, dont il est difficile de se sortir, affirme-t-elle.

Changer le système
Ces jeunes vont par la suite développer des problèmes de comportement qui mèneront à leur renvoi de l’école, parce que leur milieu scolaire n’est pas adapté pour eux, même dans une école spécialisée, ajoute-t-elle.
« Si nos enfants ne sont pas capables d’être “moins autistes”, on les renvoie à la maison. Je trouve ça hallucinant », dit-elle.
Mme Simard-Gagnon ne jette toutefois pas le blâme sur les membres du personnel scolaire qui travaillent auprès de son garçon, coincés malgré eux entre les demandes des parents et les rigidités d’un réseau scolaire en manque de ressources.
« C’est un problème systémique qui dépasse les individus », affirme-t-elle.
Au centre de services scolaire de la Capitale, on refuse de commenter ce cas particulier. De manière générale, la scolarisation individuelle à temps partiel est une solution temporaire, explique Hélène Laberge, directrice adjointe aux services éducatifs.
« Ce que l’on souhaite développer, ce sont les capacités adaptatives de l’élève qui lui permettent d’évoluer dans un petit groupe d’élèves », dit-elle.