Sébastien Savre : «C’est ma famille qui m’a aidé à tenir à “24 en 24”!»
«24 en 24» le lundi 20 h, à TVA et TVA+
Marjolaine Simard
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Après de longues heures derrière les fourneaux, le chef privé Sébastien Savre a finalement rendu les armes. Passionné de cuisine depuis tout petit, il a choisi de s’établir au Québec en 2004, après avoir fait ses classes dans quelques-unes des plus grandes cuisines. Il revient avec nous sur l’intensité de cette expérience hors du commun dans 24 en 24.
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Sébastien, revenons sur ton parcours. Quand ta passion pour la cuisine s’est-elle développée ?
Ça a commencé à l’âge de quatre ans. Aussi loin que je me souvienne, la cuisine a toujours été une évidence pour moi. Je n’ai jamais voulu faire autre chose. Ma mère était une excellente cuisinière et j’ai grandi dans une maison où tout était fait maison. On faisait les conserves, les pâtés, les gâteaux, les crêpes du dimanche matin, les cueillettes... Il y avait toujours quelque chose qui mijotait.
Est-ce que tes parents t’ont encouragé à suivre ta passion ?
Ma mère a essayé plusieurs fois de me faire envisager un autre chemin parce qu’elle savait dans quoi je m’embarquais, mais moi, je revenais toujours à ça. Malgré les embûches, malgré les horaires, malgré la pression, je savais que c’était ce que je voulais faire de ma vie.
Tu es né en France, c’est bien ça ?
Je suis né dans une ville qui s’appelle Rochefort. J’ai étudié dans une école hôtelière et ensuite, j’ai eu un parcours très varié. Je suis quelqu’un de très curieux et je voulais découvrir tous les secteurs de la restauration sans exception. J’ai travaillé dans des restaurants étoilés avec de grands chefs, dans des hôtels de renom, dans des restaurants de plage en Corse, dans des gastronomiques...
En 2004, tu as pris la décision de venir t’installer au Québec...
Oui. En janvier 2004, je suis arrivé ici au Québec avec ma femme et notre fils Enzo, qui avait à peine 17 mois à l’époque. Et honnêtement, il fallait être un peu fous pour arriver en janvier, en pleine tempête de neige ! (rires) J’avais reçu une proposition pour travailler ici, alors on a décidé de tenter l’aventure. Quelques années plus tard, on a eu notre fille Mahina, qui est née à Sainte-Agathe-des-Monts. Donc elle, c’est une vraie petite Québécoise ! (rires)
Puis, tu t’es tourné vers l’enseignement...
À un moment donné, j’ai eu l’opportunité d’entrer dans le milieu de l’éducation et de former la relève. J’ai enseigné pendant quinze ans à l’École hôtelière de Sainte-Adèle. J’ai adoré transmettre mes connaissances à la nouvelle génération de cuisiniers et cuisinières.
Et aujourd’hui, il paraît que tu as décidé de changer un peu de directions...
J’avais déjà mon service de chef privé et de traiteur depuis plusieurs années, mais j’avais envie de pousser ça plus loin. Une nouvelle opportunité s’est présentée dans le Grand Nord québécois. Actuellement, je gère l’ensemble des aspects liés à la restauration, la cuisine et l’hébergement d’un camp minier.
Comment 24 en 24 s’est-il présenté sur ton chemin ?
C’est vraiment parti de ma femme ! Elle suivait Julie Bélanger sur les réseaux sociaux et quand Julie a annoncé qu’elle allait animer cette nouvelle émission, ma femme m’a immédiatement dit : « Tu devrais t’inscrire ! » Au début, j’hésitais. Je me suis dit pourquoi pas ? J’ai commencé à regarder la version américaine et honnêtement, je trouvais le concept complètement fou ! (rires)

Tu semblais quand même très préparé physiquement pour un défi aussi intense...
Oui, parce qu’en plus de la cuisine, je suis très sportif. Je fais beaucoup d’entraînement. J’ai participé à des demi-marathons et des demi-Ironman. Je m’entraîne cinq à six fois par semaine. Donc, dès le départ, je savais que physiquement, j’allais être capable de tenir le coup.
Comment décrirais-tu l’expérience une fois plongé dans la compétition ?
Au début, il y a beaucoup d’euphorie. C’est excitant, il y a plein de défis, des surprises constantes, de l’adrénaline partout. Mais plus les heures avancent, plus ça devient un immense défi mental. Il y a très peu de moments où j’ai pu aller me reposer. Et comme je suis quelqu’un qui se met énormément de pression personnelle, chaque fois que je croyais avoir sorti un plat impeccable, mais que je n’étais pas sélectionné, ça venait me chercher.
Qu’est-ce qui t’a permis de tenir ?
J’ai aussi une tradition très importante. Avant chaque gros défi, j’écris toujours un message sur mon avant-bras. Les premières lettres du nom de ma femme et de mes deux enfants. Ça me rappelait pourquoi j’étais là. Quand le moral descendait, je regardais ça et je me répétais : « Lâche pas ! Amuse-toi. Continue. »

Es-tu fier de ton parcours ?
J’en suis très fier. Au départ, mon premier objectif était simplement de ne pas être le premier éliminé. Ensuite, je voulais entrer dans le top 10. Puis à partir de là, tout devenait du bonus. Finalement, terminer huitième, je trouve ça magnifique !
Tes enfants marchent-ils dans tes pas ?
Oui, mon fils travaille en restauration à Montréal. Il est sommelier-barman. Ma fille, elle, s’en va en coiffure bientôt, mais elle travaille actuellement dans un café. Donc oui, le service à la clientèle et le milieu de la restauration font quand même partie de leur univers.
Les juges de la semaine

Si les juges Patrice Demers et Marie-Josée Beaudoin ont accompagné les candidats jusqu’au départ de Sébastien, c’est ensuite le réputé chef Antonin Mousseau-Rivard, du très respecté Le Mousso, qui a pris le relais pour le défi suivant. Une arrivée qui a visiblement impressionné les sept participants toujours en compétition.
La semaine prochaine

Antonin Mousseau-Rivard sera de retour comme juge invité pour le défi de l’encan, où les candidats devront négocier le plat qu’ils souhaitent cuisiner... Au prix de précieuses minutes retranchées à leur temps de préparation. Oli réussira-t-il à garder la tête hors de l’eau en tentant de réaliser un koulibiac en seulement 12 minutes ?