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«24 en 24»: Markus réagit à son élimination et revient sur son parcours

«24 en 24» le lundi 20 h, à TVA et TVA+

Marjolaine Simard

2026-04-28T01:05:00Z

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Markus Bernier a troqué les profondeurs du Nord québécois, où il travaillait comme cuisinier dans une mine, pour plonger tête première dans l’intensité de 24 en 24. À 26 ans, le jeune cuisinier s’est lancé dans cette aventure hors norme avec audace et détermination. Même s’il a dû rendre son tablier, il en ressort marqué par une expérience inoubliable, qu’il nous raconte avec passion.

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Markus, travailles-tu toujours pour une mine à Fermont ?

C’est maintenant derrière moi. J’ai travaillé un certain temps dans le Nord. Cette expérience m’a surtout permis de prendre du recul et de réfléchir à ce que je voulais vraiment. J’ai réalisé que j’avais envie de revenir à la cuisine, mais dans un cadre complètement différent. Aujourd’hui, je travaille au Laurie Raphaël, à Québec. On est dans un univers de précision, de rigueur et de souci du détail, et c’est exactement ce que je recherchais à ce stade-ci de mon parcours.

Tu sembles vraiment heureux d’être à Québec ?

J’ai énormément voyagé à travers le Québec grâce à la cuisine. C’était une richesse incroyable, mais à un moment donné, j’ai ressenti le besoin de me stabiliser. Québec est arrivé comme une évidence. Je me suis dit : « OK, là, j’ai assez exploré ! » J’avais envie d’avoir un pied-à-terre, de bâtir quelque chose de plus stable. C’est une autre étape, plus réfléchie, peut-être plus mature aussi.

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Crédit photo: Karine Dufour
Crédit photo: Karine Dufour

D’où te vient cet amour pour la cuisine ?

On a toujours très bien mangé à la maison. Mes parents aiment la restauration, découvrir de nouvelles adresses, goûter à différentes cuisines, donc j’ai grandi dans cet univers-là sans même m’en rendre compte. Je regardais aussi beaucoup d’émissions culinaires. Le déclic s’est vraiment fait après le secondaire. À un moment donné, ça s’est imposé comme une évidence. J’ai dit à mes parents : « Je pense que je veux faire ça pour vrai. » Je me suis inscrit à l’École hôtelière de la Montérégie, à Longueuil, et c’est là que tout a commencé.

Comment t’es-tu retrouvé dans l’aventure de 24 en 24 ?

C’est arrivé un peu par hasard, honnêtement. J’étais dans le Nord à ce moment-là. Un soir, avant de me coucher, j’ai vu passer une annonce pour les inscriptions. Je ne connaissais rien de cette émission. J’ai juste vu « compétition culinaire » et je me suis dit : « Pourquoi pas ? » J’ai envoyé une petite vidéo, sans pression, sans attentes. Puis j’ai complètement oublié ça... jusqu’au jour où on m’a appelé pour me dire que j’étais convoqué. Là, j’ai fait : « OK, wow, dans quoi je me suis embarqué ? »

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Tu as un passé sportif. Est-ce que cela t’a aidé dans cette compétition ?

Absolument. J’ai joué au hockey et au baseball toute ma vie. Le sport m’a appris à gérer la pression, à rester calme, à me concentrer sur ce que je peux contrôler. Cette mentalité-là m’a énormément servi en cuisine et encore plus dans la compétition. L’adrénaline que je ressentais après un gros match, je la retrouve aujourd’hui en service, dans les gros rushs.

Crédit photo: Karine Dufour
Crédit photo: Karine Dufour

Cette semaine, tu as semblé particulièrement déstabilisé par le défi des couleurs. Pourquoi ?

On devait travailler avec des plats préparés qui n’étaient pas très attrayants visuellement et en faire quelque chose de beau. Ce n’est pas un exercice qu’on fait souvent en cuisine. Pour la première fois dans la compétition, je ne me sentais pas complètement en contrôle. Et en plus, c’était la première fois que je ne me retrouvais pas dans la salle de repos après un défi. Le stress a vraiment commencé à monter à ce moment-là.

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Tu as aussi pris un risque en mariant poisson et parmesan, un « sacrilège » en cuisine italienne...

Oui, je le savais ! (rires) Mais en compétition, il faut oser. J’ai essayé de le faire de façon subtile, en intégrant le parmesan dans une mousse pour que ce ne soit pas trop dominant. Finalement, le plat fonctionnait. Même le juge invité Massimo Piedimonte l’a reconnu. Mais c’est sûr que ça prenait un certain culot de faire ça devant lui ! Le poisson manquait un peu de cuisson, et à ce niveau-là, c’est une erreur qui ne pardonne pas.

Crédit photo: Karine Dufour
Crédit photo: Karine Dufour

Comment as-tu vécu ton élimination après 13 heures en cuisine ?

Je pensais que je serais beaucoup plus affecté, mais j’étais en paix. J’étais fier de mon parcours. Juste le fait de m’être rendu là, d’avoir participé à cette aventure, c’était déjà une victoire pour moi. Avant l’élimination, j’ai regardé autour de moi et je me suis dit : « Je fais partie de ces gens-là. » Et ça, c’était énorme.

Le juge invité Massimo Piedimonte

Crédit photo: Karine Dufour
Crédit photo: Karine Dufour

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Chef propriétaire du restaurant Cabaret L’enfer, Massimo Piedimonte est reconnu pour ses assiettes aussi spectaculaires que savoureuses. Markus était très impressionné de cuisiner devant lui. « C’est quelqu’un que j’admire énormément. Cuisiner pour lui, c’était un honneur, mais aussi une grosse pression. Après l’émission, il m’a écrit que j’étais un de ses cuisiniers préférés. Ça m’a vraiment touché. »

La semaine prochaine

Ils ne sont plus que neuf derrière les fourneaux. En 60 minutes, ils devront faire preuve de débrouillardise avec un panier d’ingrédients déstabilisant : lait à la fraise, moules fumées, sauce piquante, relish, saucisses cocktail et arachides. Réussiront-ils à transformer cet improbable mélange en un plat cohérent ? C’est la juge invitée Karine Beauchamp qui aura le dernier mot.

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