Tous les résultats
Publicité

Pour ses 95 ans, Denise Filiatrault reçoit un touchant message de Dominique Michel

Marie-Ève Leclerc

2026-05-14T10:00:00Z

Partager

À l’occasion de son 95e anniversaire, plusieurs collègues, amis et membres de sa famille ont accepté de témoigner de l’amour et du respect qu’ils portent à Denise Filiatrault, ainsi que de son apport monumental à la culture québécoise. Sa grande complice professionnelle, Dominique Michel, nous a également fait parvenir un petit mot pour elle.

• À lire aussi : Pour ses 80 ans, Ginette Reno reçoit une vague d’amour de ses proches et du milieu artistique

• À lire aussi : Sophie Lorain nous donne des nouvelles de sa mère et de son fils

« Amitié pour toujours » – Dominique Michel

Photo : Bruno Petrozza / TVA Publications
Photo : Bruno Petrozza / TVA Publications

Dominique Michel et Denise Filiatrault ont fait les 400 coups ensemble, notamment à travers la série Moi et l’autre, créée en 1966. Malgré les tensions personnelles qu’ont connues les deux femmes au fil de leur carrière, Dominique Michel a voulu souligner l’anniversaire de sa grande complice professionnelle, avec amitié : « 95 ans, bravo Denise, toi qui as travaillé toute ta vie et qui as fait tant de choses que la page ne serait pas assez grande pour les énumérer. Que tu sois encore là et en santé, j’espère, je t’en souhaite autant pour le reste de ta vie. Gros bisous ! Amitié pour toujours ! »

Publicité

• À lire aussi : Un deuxième enfant pour Louis-José Houde

« Elle a toujours une énergie incroyable » – Sophie Lorain

Sophie Lorain nous a dit récemment qu’elle entretient une grande admiration pour tout ce que sa mère a réussi à accomplir dans sa vie. « Qu’elle soit rendue aujourd’hui à 95 ans, ce n’est pas banal ! Ma mère va bien pour une petite madame de son âge. Sa santé est un peu fragile, mais elle a toujours une énergie incroyable. »

La comédienne et réalisatrice nous a confié au passage que Denise Filiatrault est en paix avec le fait d’avoir quitté l’an dernier la direction artistique du Théâtre du Rideau Vert pour prendre sa retraite. « Pendant 21 ans, ma mère a travaillé très fort à remettre ce théâtre sur pied. Elle a fait ce qu’elle avait à faire. Elle est aujourd’hui très heureuse de voir Benoit McGinnis prendre le relais à la direction artistique. Elle n’a aucun regret
de ce côté-là. » V.C.

• À lire aussi : Rémy Girard, Geneviève Schmidt et Claude Legault partageront l’écran dans ce nouveau film

Denise Filiatrault en compagnie de ses filles, Sophie et Danièle Lorain.
Denise Filiatrault en compagnie de ses filles, Sophie et Danièle Lorain. Photo : Daniel Auclair / TVA Publications

« Tu es une force de la nature » – Danièle Lorain

Danièle Lorain, la fille aînée de Denise Filiatrault, nous a fait parvenir ce petit mot écrit à l’occasion de l’anniversaire de sa mère. « Chère maman,

Publicité

95 ans ! Tu es une force de la nature. Notre plus grand bonheur, c’est de pouvoir encore te compter parmi nous. De prendre soin de toi, et de te gâter. Tu n’as pas ton pareil pour nous faire rire et nous faire damner.

Bon 95e ! »

• À lire aussi : Roxane Bruneau présente ses excuses publiquement sur les réseaux sociaux

« Elle m’a fait comprendre c’est quoi, le vrai amour » – Mathieu Lorain Dignard

Photo : Bruno Petrozza / TVA Publications
Photo : Bruno Petrozza / TVA Publications

Pour Mathieu Lorain Dignard, le fils de Sophie Lorain et petit-fils de Denise Filiatrault, les souvenirs qui lui viennent principalement en tête en pensant à sa grand-mère sont ceux passés en Floride. « J’ai passé beaucoup de temps avec elle en Floride, dans son petit condo. Il y a toujours eu des histoires abracadabrantes avec le reste des gens qui habitaient dans ce building, comme Dominique Michel. Elle m’a aussi amené voir beaucoup de spectacles quand j’étais plus jeune. J’adorais ça ! »

Quand on lui demande comment il la décrirait, non pas comme personnalité publique, mais comme grand-mère, il révèle avec humour : « Je dirais aussi intense. C’est un autre genre d’intensité, peut-être », explique-t-il, en soulignant qu’elle a toujours fait les choses avec beaucoup d’amour. « Elle a toujours été là pour m’entendre quand ça allait moins bien, puis pour célébrer des moments plus le fun. C’est vraiment quelqu’un qui m’a fait comprendre c’est quoi, le vrai amour, l’amour inconditionnel. » Est-elle une grand-maman gâteau ? « Elle m’a toujours gâté, parce qu’en plus, je suis le seul petit-fils de la famille », dit-il en souriant, tout en admettant que cette attention pouvait parfois être un peu lourde lorsqu’il était plus jeune. « Des fois, elle pouvait m’appeler 5-6 fois par jour pour me demander des affaires. (rires) Mais elle s’est toujours beaucoup occupée de moi, donc j’ai été très chanceux à ce niveau-là. »

Publicité

Dans la sphère professionnelle, Denise Filiatrault est aussi exigeante avec les membres de sa famille qu’avec les comédiens qu’elle dirige, sinon plus. « Elle est hyper exigeante avec les membres de sa famille, parce qu’elle veut s’assurer qu’on sorte bien et que tout soit le meilleur possible », explique Mathieu. Enfin, lorsqu’on lui demande quel serait son souhait pour les 95 ans de sa grand-mère, sa réponse est simple, mais essentielle : « Garder la santé, puis la bonne humeur. »

• À lire aussi : Éric Bruneau tiendra la vedette dans cette série dérivée d’un film

« Elle m’a donné mes premières chances » – Guylaine Tremblay

Archives/Échos Vedettes
Archives/Échos Vedettes

Quand Guylaine Tremblay pense à Denise Filiatrault, voici son premier souvenir : « Je jouais dans un spectacle qui s’appelait Vaudeville, devant une quinzaine de personnes par soir. Je ne sais pas pourquoi, mais Denise était venue voir le spectacle. À l’entracte, on m’a remis un papier avec son nom et son numéro de téléphone. Je pensais que c’était une blague ! Le lendemain, je l’ai appelée et elle m’a tout de suite offert un rôle dans une pièce qu’elle montait. Par la suite, elle m’a aussi engagée dans une émission de télévision. Elle a toujours fait preuve d’une grande fidélité et d’une immense générosité envers moi. C’est une femme de cœur, une femme qui aime profondément les acteurs et les actrices, et qui respecte énormément notre métier. Denise est la femme qui m’a donné mes premières chances, et ça, je ne l’oublierai jamais. »

Publicité

Guylaine ajoute également l’apport de Denise à la culture québécoise : « C’est une battante, une rassembleuse, quelqu’un de fier de notre culture. Ce qu’elle a fait pour Les belles-sœurs est immense. Si Denise n’avait pas poussé ce projet en 1968, la pièce n’aurait peut-être jamais vu le jour. À l’époque, grâce à Moi et l’autre, elle était une grosse vedette, et elle s’est battue pour qu’un texte écrit par un jeune auteur de 23 ans (Michel Tremblay) soit présenté au Rideau Vert. Denise est une figure extrêmement importante de notre culture. » Pour ses 95 ans, elle lui souhaite de la douceur, de la paix, d’être bien entourée et sereine.

• À lire aussi : Marie-Claude Barrette obtient le feu vert pour son action collective contre Facebook

« Elle possède un grand sens du public » – Serge Postigo

Archives/Échos Vedettes
Archives/Échos Vedettes

Serge Postigo a côtoyé Denise Filiatrault dans quelques projets au fil de sa carrière. Voici ce qu’il retient de cette grande dame de théâtre : « Denise m’a appris une grande leçon. Elle est intraitable lorsqu’il est question de ce que le public va vivre. Ce qui l’habite, d’abord et avant tout, c’est l’expérience des spectateurs dans la salle, comment ils vont se sentir. Tout ce qu’elle croit susceptible de nuire au rythme, d’ennuyer ou de perdre le public, elle l’élimine immédiatement. Elle ne supporte pas ça. En ce sens, c’est véritablement la metteuse en scène que j’ai rencontrée qui possède le plus grand sens du public. Et c’est sans doute la chose la plus importante que j’ai apprise d’elle. »

Publicité

Il note également son rapport au temps, afin d’expliquer l’impatience qui la caractérise : « Quand elle disait : “Enchaîne, enchaîne !”, ce qu’il fallait comprendre, ce n’était pas qu’il fallait aller plus vite, mais qu’il fallait être pleinement présent. Ce n’est pas envers les autres qu’elle est impatiente, c’est envers le temps. Comme si sa montre n’allait jamais assez vite », expliquant une anecdote où Denise a déboulé les marches au théâtre afin de montrer à un acteur, qui avait peur de se blesser, comment bien débouler les marches. Elle était alors âgée de 70 ans ! « Ce n’était pas du mépris envers l’acteur, qui est d’ailleurs un excellent comédien. C’était plutôt une forme d’impulsivité, une impatience devant les appréhensions, devant la peur de se faire mal. »

En conclusion, son souhait pour son anniversaire : « Qu’elle réussisse à devenir amie avec le temps. Parce qu’à 95 ans, il faut arrêter de souhaiter que le temps passe vite. Je lui souhaite plutôt de savourer chaque seconde qu’il lui reste. »

• À lire aussi : Pénélope McQuade aborde ses amours pour une rare fois

« Une femme de cœur » – Ginette Reno

Archives/Échos Vedettes
Archives/Échos Vedettes

Ginette Reno, qui célébrait récemment son 80e anniversaire, nous a envoyé quelques mots en l’honneur de Denise Filiatrault, qui l’a dirigée sur le plateau du film C’t’à ton tour, Laura Cadieux, dans lequel elle jouait le rôle principal. « Une femme de cœur, remplie de passion et d’émerveillement. Je t’aimerai toujours, jusqu’à la fin des temps. Bonne fête ! »

Publicité

• À lire aussi : En voyage au Chili, Alexandra Diaz dévoile une magnifique nouvelle concernant sa santé

« J’ai vécu des moments exceptionnels avec elle » – Joël Legendre

Collection personnelle
Collection personnelle

Denise Filiatrault a joué un rôle déterminant dans le parcours de Joël Legendre. Il se souvient de leur première rencontre, dans la comédie musicale Les Fantastiques. « Elle a été super gentille. Des années plus tard, elle m’a aussi donné ma chance comme metteur en scène avec Revue et corrigée. Lors de la générale, assise à mes côtés, elle me glissait des notes à l’oreille. Quand le show s’est terminé, elle m’a dit : “Tu vois Joël, un jour, c’est toi qui seras assis à ma place, à donner des conseils à un jeune metteur en scène”. Elle m’a fait pleurer. »

D’autres souvenirs précieux pour Joël sont les moments vécus avec Denise à New York. « J’y suis allé une dizaine de fois avec elle. On allait voir des spectacles ensemble. Aussitôt qu’un show se terminait, nous devions partir tout de suite, car elle ne supportait pas qu’il y ait trop de gens. Elle appelait un taxi, mais sans savoir où on allait. C’est elle qui m’a fait découvrir New York et cette passion pour les comédies musicales. J’ai vécu des moments exceptionnels avec elle. »

Publicité

Au fil des années, Denise lui a également transmis son immense respect du public. « Chaque fois que je fais de la mise en scène, je pense toujours au public, comme elle le faisait. Elle voulait que chaque spectateur voie parfaitement le spectacle. » Au-delà de la femme de théâtre, Joël garde le souvenir d’une femme chaleureuse et drôle. « Elle est douce, simple, à l’opposé du personnage qu’on connaît. Dans la vie de tous les jours, c’est quelqu’un qui aime rire, qui est un excellent public. Elle me demandait souvent de l’imiter et trouvait ça drôle. »

À l’aube de ses 95 ans, il souhaite surtout qu’elle reçoive toute la reconnaissance méritée pour son apport immense au milieu artistique québécois. « C’est l’une des premières femmes qui a évolué dans plusieurs sphères dans ce milieu. Il n’y avait pas beaucoup de metteuses en scène quand elle a commencé. Et puisqu’elle vient des cabarets, c’était plus difficile pour elle de recevoir des éloges de ses pairs. Je souhaite qu’elle se sente reconnue pour ses 95 ans. »

• À lire aussi : Philippe Laprise reçoit un cadeau complètement inattendu pour ses 50 ans

« Je te serai toujours reconnaissant » – Normand Brathwaite

Normand Brathwaite, qui a fait ses débuts à la télévision dans Chez Denise, demeure profondément reconnaissant envers Denise Filiatrault de lui avoir offert l’une de ses premières chances au petit écran. Il nous a transmis ce message pour elle à l’occasion de son anniversaire : « Mes débuts de carrière en télévision, c’est grâce à toi qui, par ton audace, m’a offert un rôle dans Chez Denise. Je te serai toujours reconnaissant. Je te voue un respect sans borne. Je t’aime, belle grande dame. Bon anniversaire, Denise ! »

Publicité

• À lire aussi : Mia Tinayre vivra un moment inoubliable avec Claude Dubois et Marie-Mai

« Je suis devenue une meilleure humoriste » – Lise Dion

Photo : Ghyslain Lavoie / Echos Vedettes
Photo : Ghyslain Lavoie / Echos Vedettes

Quand elle évoque ses souvenirs avec Denise Filiatrault, Lise Dion pense d’abord à son numéro de serveuse chez Dunkin’ Donuts, que Denise avait mis en scène : « J’avais bien écouté ses consignes lorsqu’elle a dirigé ce numéro-là, qui avait reçu une ovation. Ensuite, j’ai travaillé avec elle sur Laura Cadieux. Ginette (Reno) devait initialement le faire, mais elle a eu un empêchement. Je m’amusais à imiter Ginette sur le plateau, ce qui la faisait bien rire », raconte l’humoriste et comédienne, qui affirme être devenue une meilleure artiste grâce à Denise. « Je suis devenue une meilleure humoriste après Laura Cadieux, dans le sens où je vivais davantage mes textes. Tu ne peux pas, chaque soir, interpréter quelque chose auquel tu ne crois pas. Elle m’a vraiment appris à vivre mes émotions, même si tu as fait le numéro 300 fois. »

Pour ses 95 ans, Lise Dion lui adresse ce souhait : « Qu’elle termine sa vie comme elle en a envie. Peu importe les décisions qu’elle prend, je lui souhaite de rester en santé et de vivre cette étape comme elle le souhaite. C’est à elle de trouver le punch. »

Publicité

• À lire aussi : Avez-vous reconnu le fils de Bianca Longpré et François Massicotte dans cette série ?

« Elle a défoncé des portes » – Martin Drainville

Photo : / ALLIANCE
Photo : / ALLIANCE

Parmi les plus beaux souvenirs de Martin Drainville avec Denise Filiatrault, il y a leur collaboration sur la reprise de Moi et l’autre. « C’était la première fois que je travaillais avec elle. Évidemment, elle arrive avec toute la légende qui entoure son personnage. Pourtant, elle ne m’a jamais chicané. Je le lui ai presque reproché à un moment donné ! (rires)» Or, derrière son côté exigeant se cachait une immense volonté que chacun soit à son meilleur. « Si quelqu’un n’était pas mis en valeur et qu’elle dirigeait le projet, elle le prenait personnellement. »

Le comédien parle également de la belle complicité qu’il entretient avec elle, autant sur le plan humain que sur le plan artistique. « Nous partagions souvent la même vision de l’humour, même si nous avions parfois des petites différences de points de vue. On discutait, on négociait sur la façon de jouer mes scènes, et elle me faisait confiance. Travailler avec elle m’a appris à être efficace et à ne jamais avoir peur d’aller plus loin, le tout dans un souci de vérité. »

Publicité

Sous son apparence de femme dure se cache une personne extrêmement sensible et généreuse : « Elle a une grande empathie, et elle est particulièrement préoccupée par le sort des femmes. » Denise a contribué à ouvrir des portes importantes pour les femmes, autant à la télévision que dans l’humour. « Elle a défoncé des portes et s’est imposée aussi en écriture. Elle a tellement innové, et sur bien des plans. Et, à l’âge où on songe à la retraite, Denise a débuté une deuxième carrière en faisant de la mise en scène et en réalisant. Elle est une passionnée et elle a le souci du travail bien fait. »

Pour ses 95 ans, l’acteur lui souhaite surtout la sérénité et la santé : « J’espère qu’elle a le sentiment du devoir accompli et qu’elle profite du temps qu’elle a. Elle a tout ce qu’il faut pour devenir centenaire, cette Denise ! »

• À lire aussi : Mélissa Bédard bouleversée par un geste touchant posé par sa fille Laylia

« Denise est ma mère artistique » – Émily Bégin

Photo : Frederic Auclair / TVA Publications
Photo : Frederic Auclair / TVA Publications

« Quand je pense à Denise Filiatrault, le premier souvenir qui me vient en tête est notre rencontre à Star Académie, où elle nous avait fait un super beau discours. Elle nous avait dit : “N’essayez pas d’être la personne à côté, n’essayez pas de chanter comme lui ou elle, restez vous, restez uniques.” Elle nous avait mis tout de suite dans un contexte où il n’y avait rien de plus beau que d’être nous-mêmes et d’être conscients de notre talent », se remémore d’emblée Émily Bégin, qui a ensuite connu Denise dans d’autres sphères professionnelles. « Quand j’ai quitté Star Académie, elle m’a prise sous son aile et m’a offert un rôle dans la comédie musicale Cabaret. Par la suite, elle a été fidèle et m’a fait faire six spectacles l’un après l’autre. Elle m’a fait confiance pendant plusieurs années. Pour moi, Denise est vraiment ma mère artistique. Je lui dois beaucoup à cette femme, vraiment. »

Publicité

En coulisses, elle est d’une grande générosité selon Émily : « Si on avait bien travaillé durant les répétitions, elle sortait le champagne et des trucs à manger. Denise, c’est un cœur sur deux pattes et une femme hyper sensible. Si elle est intense, je pense que c’est une belle boule d’émotion. Et moi, j’aime les gens comme elle, plus directs », dit-elle, ajoutant que la confiance que la metteuse en scène lui a accordée est précieuse.

Pour ses 95 ans, elle lui souhaite surtout de la santé, mais aussi de la douceur et de précieux moments entourée de sa famille et des gens qu’elle aime.

• À lire aussi : Robin-Joël Cool nous raconte son coup de foudre avec sa conjointe, Viviane Audet

« J’admire la femme » – Dorothée Berryman

Valerie Blum / Echos Vedettes
Valerie Blum / Echos Vedettes

Si Dorothée Berryman et Denise Filiatrault ont partagé l’écran dans Les indrogables, un film réalisé par Jean Beaudin en 1972, c’est dans Sister Act au Théâtre du Rideau Vert, en 2014, qu’elles ont noué des liens professionnels. Voici ce que la comédienne avait à nous témoigner sur celle qui l’a dirigée dans cette pièce : « Denise, c’est une inspiration. J’admire l’artiste, l’actrice, la réalisatrice, l’autrice, la metteuse en scène, la directrice de théâtre, la femme. J’admire son courage, sa détermination, sa fougue, sa passion pour les choses bien faites et son sens de l’humour ! Mais j’ai un regret, et c’est d’avoir dû refuser pour des questions d’horaire deux propositions de Denise, ce qui fait qu’on ne s’est pas rencontrées avant 2014, pour Sister Act. Je me rappelle une scène où je devais faire un petit numéro avec un balai, numéro que je ne comprenais pas bien et que Denise était venue m’expliquer tout bas à l’oreille... Denise, on l’a dit, est flamboyante. Moi, je sens aussi chez elle une pudeur, une délicatesse et beaucoup d’amour. »

Publicité

• À lire aussi : Voici les 3 couleurs de vernis les plus tendance à combiner cet été

« Une énergie et une vivacité hors du commun » – Pascale Bussières

Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

Pascale Bussières se souvient lorsque Denise Filiatrault l’a dirigée sur le plateau du film Alys Robi : Ma vie en cinémascope, alors qu’elle tenait le rôle-titre. « C’est incroyable de penser que Denise avait 74 ans quand elle a réalisé Ma vie en cinémascope. Une énergie et une vivacité hors du commun ! Il y a eu des moments mémorables sur ce plateau aussi intense que passionnant. Lors d’une scène torride entre Denis Bernard, qui interprétait Lucio Agostini, et moi-même en Alys Robi, Denise nous dirigeait avec une passion égale à ce qu’elle voulait voir à l’écran... Elle était au pied de l’escalier où se déroulait la scène d’amour et, à plusieurs reprises, son corps entrait dans le cadre et sa voix se superposait à la nôtre. Elle était totalement habitée par son propre récit et ses personnages exubérants. Denise se projetait dans tous les personnages, et particulièrement dans celui d’Alys, évidemment... Nous nous sommes retrouvés à Cuba pour une portion du tournage, spécialement pour recréer la scène du Copacabana Palace, où Alys avait triomphé dans les années quarante. Pour l’ambiance, une centaine de figurants cubains ont été convoqués pour venir assister à la prestation extérieure. J’avais un trac fou à l’idée de chanter et de danser piètrement la salsa devant une foule de cubains mille fois plus doués que moi pour danser sur ce rythme-là... Pour me rassurer, Denise s’est mise à danser elle-même devant tout le monde avec une aisance et un abandon tel que je n’ai pas eu le choix de la suivre... Ç’a été une vraie leçon de jeu, un affront à ma pudeur, et surtout un plaisir fou partagé avec tous ces figurants généreux et très indulgents ! »

Publicité

Elle ajoute finalement que Denise est totalement engagée dans ses œuvres et qu’elle a ouvert la voie à d’autres femmes dans ce milieu : « Denise insuffle la passion, celle du travail, celle de l’engagement dans l’œuvre, celle du débordement hors cadre. Denise est habitée d’une grande lumière et d’une fureur de vivre. Elle est capable de tout... de Tremblay à Gilles Carles, de Claude Sautet à Xavier Dolan. Devant et derrière la caméra, sur les planches comme à la mise en scène, sa trace est profonde et elle a ouvert la voie à des centaines de créatrices québécoises. Mais c’est dans le film C’est le cœur qui meurt en dernier — d’Alexis Durand-Brault, avec Sophie Lorain, sa fille — que Denise est pour moi la plus bouleversante. Une grande femme. Chapeau bas, Denise Filiatrault. »

• À lire aussi : Sylvain Marcel s’amuse dans la loge de Marie-Lyne Joncas pendant le tournage de « Dumas »

« Elle a une lecture de la comédie exceptionnelle » – Martin Héroux

Patrick Seguin / TVA Publications
Patrick Seguin / TVA Publications

Le comédien Martin Héroux a beaucoup travaillé avec la metteuse en scène. Ils ont fait neuf éditions de Revue et corrigée ensemble. « J’ai adoré travailler sous sa férule... Le mot est bien choisi, parce que Denise, c’est une main de fer... dans un gant de fer !, laisse-t-il tomber amicalement. Mais quand on la connaît bien, c’est une des personnes qui sait le mieux juger de la comédie. Elle n’a peut-être pas les mots tendres et doux, mais elle le sait. Et ses observations sont vraies. Quand elle te dit qu’il faut que tu sortes, même si c’est au milieu d’une réplique, elle a raison. Elle a une lecture de la comédie exceptionnelle ! Elle a l’instinct. C’est ça que j’ai adoré de Denise. Chaque fois qu’on a travaillé ensemble, je l’ai toujours trouvée formidable ! » Il ajoute : « Elle est très européenne dans sa façon de travailler. J’ai adoré ça ! Rien que pour l’instinct comique, c’est une des grandes metteuses en scène qu’on a eues au Québec ! Chapeau, Denise ! Bravo ! J’espère que tu vas bien te reposer, ma belle Denise, parce que tu as travaillé fort. »

• À lire aussi : Ému, Renaud Lavoie accorde sa première entrevue depuis ses AVC

Découvrez les meilleures crèmes de nuit antirides ci-dessous :

• À lire aussi : Steven Lee Potvin raconte comment il est tombé en amour avec Marie-Lyne Joncas sur le plateau de « Dumas »

• À lire aussi : Émotif, Pier-Luc Funk ferme un chapitre important

À voir aussi :

Publicité
Publicité