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L’histoire intime de Morph et de son grand‐père derrière le numéro le plus émouvant de «Révolution»

«Révolution» est diffusée le dimanche 19h30, à TVA et TVA+.

Samuel Pradier

2026-04-13T01:05:00Z

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À seulement 17 ans, Morph a livré un numéro impressionnant en hommage à son grand-père qui était atteint de parkinson. L’émotion était palpable à travers le studio. Après avoir suivi des cours de hip-hop commercial à cinq ans et de break à sept ans, il poursuivit son parcours dans le milieu jusqu’à son arrivée à Révolution.

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Morph, comment as-tu débuté en danse ?

Depuis que je suis né, la musique a toujours été autour de moi. Ma mère jouait d’un instrument et elle a toujours aimé la musique, mon père a été DJ. Naturellement, j’ai commencé à bouger sur la musique, puis ma mère a repéré ça chez moi, avant de décider de m’inscrire à des cours. C’est parti comme ça.

Le plus drôle, c’est que tu as fait partie de la Tournée des étoiles de Révolution, avant même de faire l’émission. Comment ça s’est passé ?

Durant la tournée, il y avait un segment La chasse aux étoiles, durant lequel des danseurs pouvaient venir montrer leur talent. Une amie, Kass du groupe BAD, m’a appelé parce qu’il manquait de monde pour le Capitole, à Québec. Le numéro que j’ai fait sur la scène, c’est en fait celui que j’ai fait aux auditions de Révolution.

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Comment est né le numéro en hommage à ton grand-père, qui était atteint de parkinson ?

Le décès de mon grand-père était vraiment récent. Pour mon numéro, je ne pouvais pas choisir ma chanson à cause de droits. La production m’a proposé trois options, mais la seule qui était intéressante était un classique d’Aznavour. En écoutant la chanson, j’ai été bombardé d’émotions, ça me faisait tellement penser à mon grand-père. L’idée est partie de là, mais lorsque je l’ai fait à La chasse aux étoiles, c’était une improvisation complète. Il y avait une trop grosse charge émotionnelle, il fallait juste que je vive le moment. Pour les auditions, j’ai réellement peaufiné le numéro pour avoir un produit fini. C’est là que le numéro a pu prendre forme de manière claire et plus cohérente.

Est-ce que ce numéro est une façon de faire ton deuil ?

Ce numéro était en effet une manière de faire mon deuil. Mon grand-père, je ne l’ai pas côtoyé autant que j’aurais voulu parce qu’il vivait à Montréal, et moi, à Québec. En plus, je ne l’ai connu qu’avec le parkinson. Ç’a toujours été une complication. Mais le message était tellement fort en moi que c’est juste sorti de cette manière-là. Je me suis dit que si je dois danser sur la scène de Révolution, il faut que je sois là à 100 %. C’est un engagement, c’est un sacrifice de vulnérabilité. Mon père était aussi présent dans le studio. Ce sont des choses précieuses pour moi. Chaque fois que je fais ce numéro, c’est dur de retenir mes émotions.

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Toute ta famille était dans la salle, non ?

Oui, je suis un grand frère, et mes deux petites sœurs étaient aussi présentes. La plus jeune vient d’avoir 12 ans, et l’autre va bientôt avoir 16 ans. C’est la famille, c’est important.

Comment as-tu trouvé ton moment Révolution, qui est très significatif ?

Je suis un popper, mais en même temps, j’ai des ressources acrobatiques. J’ai quand même une grande flexibilité. Quand tu fais des battles, il faut avoir des mouvements, des trucs explosifs. Mon sac est donc rempli de possibilités physiques. Mon but avec cette Révolution, c’était de représenter mon numéro, et surtout de me représenter moi-même. Pour chaque Révolution, ça va être ça. Peu importe ce qui arrive, je veux que ça soit clair, que ça soit puissant, puis que ça représente le mieux possible le numéro.

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As-tu l’impression d’avoir mis la barre haute avec ce premier numéro ?

Pour commencer, j’avais besoin d’enlever cette charge-là de mes épaules. C’était un bon choix pour moi de faire ce numéro à l’audition parce que, dès le début, j’ai pu montrer aux Maîtres que j’ai la capacité de plus que juste danser   ; je peux vivre et faire vivre une émotion. Pour la suite, je n’ai pas d’inquiétude parce qu’au bout du compte, je sais que je peux arriver avec quelque chose de fort et me pousser plus à chaque étape. Peu importe si j’ai mis la barre haute, elle va rester à cette hauteur-là. Au final, je suis un danseur, j’aime ce que je fais, je suis passionné. Je veux gagner Révolution, mais je m’exprime aussi un numéro à la fois.

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Quel a été l’importance de Rahmane dans ton parcours ?

Rahmane, c’est mon grand frère, un des gars qui a très tôt cru en moi. J’ai des personnes incroyables autour de moi qui croient en moi depuis tellement longtemps. Rahmane et Kass, du groupe BAD, m’ont encouragé, m’encouragent et sont des confidents pour moi. Ce sont des amis proches, comme la famille. Pour moi, Rahmane, c’est le meilleur soliste que je n’ai jamais connu, c’est un artiste incroyable et une inspiration. On se bat pour ce qu’on veut, parce qu’on n’a pas tout eu. Il a une histoire très difficile, et j’ai aussi vécu une jeunesse compliquée. On peut s’identifier l’un à l’autre juste dans l’effort, dans le travail et dans la passion de ce qu’on fait. Il m’a beaucoup aidé, surtout pour mon premier numéro. Il m’a donné confiance en moi et je sais que je peux solliciter son aide si j’en ai besoin.

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