Vent de fraîcheur à «Révolution»: des maîtres inspirants et des danseurs audacieux
«Révolution» est diffusé le dimanche, à 19h30, à compter du 12 avril, sur TVA et TVA+.
Samuel Pradier
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À l’aube d’une nouvelle saison, Révolution s’offre un vent de fraîcheur avec un nouveau maître, Vincent Noiseux, et de nouveaux jeunes danseurs époustouflants, qui ont grandi en regardant l’émission. La table est mise pour encore plus de prouesses et d’émotions. La parole est au trio de maîtres.
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Vincent Noiseux
Des moments magiques
Même s’il habite désormais en Californie, Vincent Noiseux garde toujours un œil sur ce qui se passe dans le milieu de la danse au Québec. Il a donc suivi les premières saisons de Révolution. « Je sais que c’est un gros mandat pas forcément facile. Mais c’est aussi un grand bonheur de pouvoir découvrir de nouveaux talents. Je n’en reviens pas de ce que je vois, des capacités physiques de certains, de l’intelligence artistique et émotionnelle... C’est un gros cadeau, et en plus, je le fais avec des amies. » Mel Charlot et Lydia Bouchard sont en effet de vieilles connaissances. Mais ce qui l’émerveille le plus, c’est la capacité des danseurs à renouveler les moments révolution. « C’est un aspect hyper intéressant et excitant de l’émission, et c’est vraiment magique de voir ce moment apparaître. C’est aussi impressionnant de voir à quel point les danseurs font une belle recherche pour trouver ces moments-là. Après six saisons, ils n’ont pas le choix de se renouveler, d’essayer de nouveaux trucs, de se pousser... »
Lydia Bouchard
En quête de vérité
Lydia Bouchard est maintenant la doyenne des maîtres de Révolution, celle qui est présente depuis le tout début. Elle confie d’ailleurs que cette expérience l’a beaucoup transformée. « Je pense être une meilleure artiste grâce à tout ce que j’ai vu dans l’émission. Je ne peux pas « dévivre » ça, dans le sens où j’ai l’impression d’avoir appris beaucoup. En même temps, je pense être conséquente. Mon cœur et mon instinct vont toujours y aller pour la vérité et l’honnêteté. Il y a vraiment des gens magnifiques cette saison-ci, et ça continue à m’émouvoir profondément. Je me sens nouvelle à l’expérience chaque fois. » Sa grille de lecture des candidats reste toutefois la même. « Ce qu’on cherche, c’est l’unicité, c’est la véracité de la performance, l’empreinte digitale unique de chaque artiste. Sinon, on a tout déjà vu. Ce n’est pas deux pirouettes qui m’émeuvent. Moi, je veux voir des gens danser leur vie. » Quant aux moments révolution, elle sait que la créativité des danseurs est sans limite. « On peut dire que ça va devenir compliqué d’inventer de la nouvelle musique, les Beatles ont déjà été là. Mais les artistes se renouvellent sans cesse. Chacun est unique, et jusqu’à présent dans les enregistrements, je ne sens pas la redite. »
Mel Charlot
À la découverte de nouvelles étoiles
Dans le fauteuil de maître depuis trois saisons, Mel Charlot avoue avoir changé son regard sur les danseurs. « Je pense que je suis une bonne mentore. Je l’ai toujours été depuis un jeune âge, mais c’était toujours bizarre pour moi, parce que pour être mentor, t’as besoin de réussir, d’expériences, de vivre... J’ai longtemps eu le syndrome de l’imposteur, mais je l’ai beaucoup moins maintenant. J’ai aussi toujours su que je voulais être chorégraphe et directrice artistique. » À propos des participants de cette saison, elle avoue d’emblée avoir été impressionnée par leur détermination et leur envie de se battre. « On voit qu’ils se sont préparés pour les auditions comme si c’était la finale. C’est dangereux, parce qu’ils mettent la barre vraiment haute et ils n’auront pas le choix d’aller plus haut après. Je pense que ça va nous permettre de découvrir de nouveaux talents. C’est comme une saison de nouvelles étoiles ! » Au passage, elle regrette de ne pas avoir eu la chance de participer à une telle émission lorsqu’elle a commencé. « À mon époque, c’était toujours des émissions où il fallait être capable de faire plusieurs styles, mais j’étais tellement ancrée dans le hip-hop. C’était toute ma vie. C’est seulement plus tard, en allant aux États-Unis, que je me suis ouverte à d’autres styles. »