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Le message de Nathalie Simard pour la fête des Mères

Nathalie Simard

2026-04-30T11:00:00Z

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La fête des Mères existe depuis très longtemps ; déjà, dans l’Antiquité, on célébrait des déesses liées à la maternité et à la fertilité. Mais la version moderne nous vient surtout des États-Unis grâce à Anna Jarvis, une Américaine engagée née en 1864. Très proche de sa maman, elle a voulu l’honorer lors de son décès, dans l’espoir que toutes les mamans du monde soient aussi reconnues pour leur amour et leur dévouement. Au Québec et au Canada, on célèbre la fête des Mères le deuxième dimanche de mai, comme un moment pour dire merci, tout simplement.

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Il y a quelque chose de profondément beau dans le mois de mai... Premièrement, c’est le printemps ! La lumière change, la terre se réchauffe, les tulipes sortent (j’adoooore les tulipes !) et les semis prennent vie... Bref, c’est un doux rappel de ce qu’est renaître. La nature m’a toujours inspirée au cours de ma vie... Comme ce fameux dicton qui nous rappelle qu’après la pluie vient le beau temps, le printemps me laisse toujours impressionnée. Voir la nature renaître après un hiver si rude est un spectacle fascinant.

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Aujourd’hui, je célèbre la fête des Mères avec le cœur rempli d’amour et de gratitude devant trois générations réunies. Je ne peux passer sous silence ma maman, qui reste toujours dans mon cœur, même si elle est partie au ciel depuis longtemps. Dans mon histoire à moi, c’est elle qui m’a donné la vie et m’a portée pendant neuf mois... Oui, avec le recul, je la comprends et la respecte encore plus ! Je suis devenue maman à mon tour, avec tout ce que cela comporte de défis, de don de soi et d’amour infini. Et aujourd’hui, me voilà grand-maman, un rôle qui m’émerveille chaque jour. Voir ma fille, Ève, devenir mère à son tour, c’est comme regarder la vie qui continue de fleurir. Tenir dans mes bras ma petite Maélyse, 16 mois de pur bonheur et de lumière... être grand-maman, c’est toucher à quelque chose de plus grand que soi.

La fête des Mères n’est pas qu’une simple journée, c’est pour moi un hommage à la force maternelle, douce et puissante à la fois. À toutes celles qui portent, qui élèvent, qui aiment, qui réparent et qui nous guident. En cette saison où la nature reprend son souffle, je nous souhaite de nous rappeler que nous faisons partie de cette grande Terre-Mère... Nous sommes capables, nous aussi, de donner la vie, de nourrir et de faire grandir. Et si, cette année plus que jamais, on prenait un moment pour réfléchir à la portée de cette fête ? Parce qu’en 2026, partout sur la planète, il se passe tellement de choses graves. Des reculs, des tensions, des discours qui tentent encore, subtilement ou ouvertement, de diminuer la place des femmes et les ramener à des rôles réducteurs.

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Je tiens à être claire : je ne dis pas que celles qui décident de rester à la maison pour prendre soin des enfants et s’occuper des tâches ménagères sont des femmes faibles. Bien au contraire ! Ça prend énormément de courage, de nos jours, d’élever des enfants dans un monde si instable. Ces femmes portent le monde et transmettent des valeurs ; elles éduquent, elles aiment, elles réparent, elles inspirent, elles bâtissent. Elles tiennent debout même quand tout vacille, c’est du solide ! En clair, être une femme et une maman ne devrait jamais empêcher de s’émanciper et de s’accomplir hors de la maison. Les femmes sont au cœur de nos familles et de notre communauté, elles font partie intégrante de la société. Nous sommes des piliers, des créatrices et des guides.

Alors oui, célébrer la fête des Mères aujourd’hui n’a rien de banal. C’est pour moi un geste fort. C’est dire : « On vous voit, on vous reconnaît, on vous honore. » C’est remettre en lumière toute la grandeur, la puissance et la douceur des femmes. Et surtout, c’est ne jamais oublier à quel point leur présence est essentielle à l’équilibre de ce monde.

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Quand je pense à nos mères, surtout celles nées autour des années 1940, comme la mienne, j’ai un profond respect pour elles. Ces femmes-là faisaient tout à la main, à l’huile de coude, sans aucune technologie, sans raccourcis et, bien souvent, sans reconnaissance. C’était considéré comme un acquis. Elles élevaient des familles, tenaient la maison, cuisinaient, raccommodaient, consolaient... et trouvaient malgré tout la force d’aimer et de rester debout, jour après jour. Cette génération, je l’appelle la « génération silencieuse » : elles n’étaient pas autorisées à parler ou à prendre position. Elles n’avaient pas toujours les mots pour parler d’elles-mêmes, alors qu’elles portaient le monde sur leurs épaules... RESPECT.

Heureusement, aujourd’hui la vie a changé. Nous avons des outils pour faciliter notre quotidien. Mais, au-delà de l’évolution matérielle, il y a l’évolution de la position des femmes dans notre société qui, enfin, peuvent s’affirmer, dénoncer et surtout, avoir le pouvoir de décider pour leur corps ! Entre hier et aujourd’hui, il y a eu une évolution. J’ose maintenant espérer que nous ne régresserons pas. Nous nous devons d’être fermes, fortes et surtout, solidaires. La bataille ne semble pas terminée... Tout ça pour un monde meilleur.

Bonne fête à toutes les mamans ! Et à toutes les femmes qui, d’une façon ou d’une autre, prennent soin du monde.

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