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Les Maîtres de «Révolution» restent sans voix devant la force et l’équilibre d’Erismel

«Révolution» est diffusé le dimanche 19h30, à TVA et TVA+.

Samuel Pradier

2026-04-13T01:05:00Z

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La danse est un don naturel pour Erismel. Formé à l’école Nationale de danse de Cuba, la même où sont passés Yohe et Yelda, il a ensuite été recruté par la principale compagnie de danse contemporaine de son pays. Sa force, son équilibre et sa délicatesse ont laissé les Maîtres sans voix après sa performance aux auditions de Révolution.

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Né dans une famille où la danse et la musique avaient une présence prédominante, Erismel est entré à l’école nationale de danse à l’âge de huit ans, avant de suivre sa scolarité et d’entrer dans la plus grande compagnie nationale. « Danser était naturel pour moi, même si, finalement, ça devient plus sérieux et que c’est devenu une carrière. »

À l’occasion d’une tournée internationale, il découvre le Québec et décide de venir y vivre. « J’ai décidé de rester à cause de la situation politique de mon pays. J’avais envie de chercher une autre façon de vivre, d’essayer de voir ce qui pourrait se passer dans ma vie. J’aspirais aussi à un changement pour voir ce que je pourrais faire dans le milieu de la danse ici. Au début, c’était difficile, comme pour tous les nouveaux arrivants. »

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Il a finalement décroché des contrats, dont le rôle de Sancho Pansa dans la pièce Quichotte des Grands Ballets Canadiens. « J’étais un artiste invité. C’était très drôle parce que c’était totalement nouveau et différent pour moi. Je suis un danseur de danse contemporaine à la base, et me retrouver dans un ballet classique comme celui-là, ça m’a appris beaucoup de choses. J’ai beaucoup aimé cette expérience. »

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Une formation d’excellence

Erismel a été formé à la même école de danse que Yohe et Yelda, que l’on a suivis dans plusieurs saisons de Révolution. « Je connaissais Yelda à Cuba. Nous avons même déjà dansé ensemble, là-bas. Par contre, j’ai rencontré Yohe pour la première fois lorsque je suis venu ici en tournée, en 2018. Mais les trois, nous sommes allés à la même école et nous avons dansé pour la même compagnie. On aimerait d’ailleurs faire quelque chose tous ensemble prochainement. »

Les trois démontrent des prouesses physiques et des gestuelles assez impressionnantes, ce qui laisse penser que le niveau d’exigence de cette école est très élevé. « Je pense que c’est l’amour de la danse qui transparaît avant tout. On vient d’un pays où il y a beaucoup de difficultés. Danser, on le fait parce qu’on veut le faire. Ce n’est pas parce qu’on paye quelque chose. Il y a une technique qui a été créée à l’École. Ramona de Saà, qui a étudié avec Martha Graham, a ajouté des danses folkloriques, des ondulations, des contractions, des spirales, tout un mélange technique qui apporte beaucoup. C’est une technique vraiment rigoureuse. »

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Force et équilibre

À la suite de sa performance, les Maîtres ont beaucoup insisté sur la force, l’équilibre et la délicatesse d’Erismel. « Je me considère comme un danseur très physique. Je travaille beaucoup sur ça, sur la force du corps, l’intensité, la vitesse et les contrastes d’échanges. On doit toujours chercher un nouveau chemin, un nouveau point de vue. Et je pense qu’il faut voir la danse qu’on aime. »

Au début, il n’était pas certain de vouloir embarquer dans une compétition, mais il y a finalement pris goût. « Je ne suis pas habitué. Normalement, un danseur professionnel danse dans une compagnie, avec d’autres danseurs. Il n’y a pas de compétition. Mais j’en ai parlé avec Yohe, et il m’a dit que c’était une grande opportunité. C’est comme une porte sur plein de choses qui pourraient venir après. Finalement, je suis plus que fier de moi d’être là. »

En parallèle, Erismel a fondé la compagnie El Gao, avec sa blonde et deux autres amis. « Nous sommes quatre danseurs contemporains, on est arrivés presque en même temps ici, mais on dansait déjà ensemble à Cuba. Mais je travaille aussi avec des chorégraphes d’ici. »

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