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Les dieux ne sont avec George Russell au Grand Prix de Formule 1 du Canada

George Russell est suivi de près par son coéquipier chez Mercedes, Kimi Antonelli, dimanche au Grand Prix de F1 à Montréal.
George Russell est suivi de près par son coéquipier chez Mercedes, Kimi Antonelli, dimanche au Grand Prix de F1 à Montréal. Photo Getty Images via AFP
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-05-24T23:25:56Z

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George Russell était plus calme, mais tout aussi découragé lorsqu’il s’est présenté devant les journalistes après avoir abandonné le Grand Prix de Formule 1 du Canada alors qu’il menait la course, dimanche.

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Au cœur d’une guerre sans merci avec son coéquipier chez Mercedes, Kimi Antonelli, qui l’a finalement emporté, Russell a vu son moteur rendre l’âme au 30e tour. En colère, il a envoyé son appuie-tête au sol, frappé sur son bolide et lancé ses gants.

« Présentement, ce n’est que désillusion. Il y a tellement de choses qui me passent par la tête », a laissé entendre le Britannique.

C’est que ce forfait l’éloigne énormément d’Antonelli, qui détient maintenant une avance de 43 points au classement des pilotes.

« Honnêtement, j’ai l’impression que les dieux ne veulent pas que je me batte pour le titre », a lancé Russell devant les caméras.

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« Dans les trois des cinq courses, il y a eu quelque chose qui n’allait pas en notre faveur », a-t-il rappelé.

George Russell
George Russell Photo Getty Images via AFP

La pression sur Kimi

Le vainqueur à Montréal l’an dernier a gagné la première étape de la saison en Australie et a fini deuxième en Chine, où la voiture de sécurité l’a ennuyé, avant de terminer au pied du podium au Japon et à Miami.

Selon Russell, la pression est maintenant sur son jeune collègue de 19 ans.

« Je ne la ressens plus. Je vais juste maintenant profiter de chaque course, essayer de gagner. Je n’ai plus rien à perdre. C’est évidemment frustrant de ne plus être dans le coup pour le championnat. J’espère que j’aurai le temps de me rattraper », a souhaité le pilote de 28 ans.

Toute une bataille

La compétition avec Antonelli a pris un tournant intense sur le circuit Gilles-Villeneuve. Les deux Mercedes se sont touchées lors de la course sprint de samedi, donnant la victoire à Russell, au grand dam de l’Italien. En conférence de presse, ils ne se sont pas regardés.

Toutefois, les deux hommes ont dit avoir fait la paix avant l’épreuve de dimanche, durant laquelle ils se sont échangé quelques fois la position de tête.

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« J’aime ça, c’était excellent. [...] Je n’ai pas vu une telle lutte entre coéquipiers depuis probablement Lewis [Hamilton] et Nico [Rosberg] à Bahreïn en 2014. Les nouvelles voitures nous permettent ça. Je ne sais pas pourquoi tout le monde veut les changer. »

Lando Norris lors d'un arrêt aux puits.
Lando Norris lors d'un arrêt aux puits. Photo Getty Images via AFP

Déception aussi chez McLaren

Parmi les autres pilotes déçus, il y avait Lando Norris, chez McLaren. En fait, l’écurie britannique a été la grande perdante en ne récoltant aucun point. Outre les ennuis du champion du monde en titre, Oscar Piastri a dû se contenter du 11e échelon.

S’élançant de la deuxième ligne sur la grille de départ, ils ont opté pour des pneus intermédiaires, une stratégie qui n’a pas été payante.

Après être passé par les puits pour changer de gomme, Norris a réussi à remonter le peloton, atteignant même la huitième position. Mais au 40e tour, sa monoplace l’a lâché.

« La pluie a rapidement cessé. On a pris la mauvaise décision concernant les pneus. Ça m’a mis dans le trouble. Mais il y a des raisons pour lesquelles on a fait ce choix, alors c’est comme ça, parfois, ça ne fonctionne pas. On va apprendre de cette situation », a expliqué le Britannique de 26 ans, qui ne termine pas la course montréalaise pour une deuxième année de suite, après avoir provoqué un accrochage avec Piastri en 2025.

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