Le pilote de F1 Alex Albon craint que sa mère ne le force à adopter une famille de marmottes


Mylène Richard
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Même s’il a tenté d’éviter, en vain, une marmotte sur le circuit Gilles-Villeneuve, le pilote de Formule 1 Alex Albon pourrait subir les foudres de sa maman.
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« À son retour dans le garage, sa principale préoccupation était que sa mère le force à adopter une famille de marmottes », a raconté au média Sky Sports F1 le directeur de l’écurie Williams, James Vowles, au cours de la fin de semaine.
Albon est connu pour être un amoureux des animaux. À la maison familiale, les 16 chats, deux chevaux, un chien et un chevreuil font partie de la fratrie au même titre que ses sœurs Chloe, Zoe et Alicia ainsi que son frère Luca.
Le Thaïlandais, qui a grandi au Royaume-Uni, a même créé un site web et un compte Instagram pour ses compagnons à quatre pattes.
Alex Albon unlucky hitting a marmot on the track causing a red flag.
— Strieb (@Strieb_1) May 22, 2026
#F1 #CanadianGP pic.twitter.com/N41elTBj39
Dans le mur
Albon n’a pas fait long feu lors des essais libres du Grand Prix du Canada, vendredi. À la sortir du virage 7, il a heurté une marmotte, endommageant lourdement sa Williams en touchant le mur.
« C’est comme ça, a commenté samedi un Albon un peu gêné après les qualifications pour l’épreuve principale. L’équipe a fait tout un boulot pour remettre la voiture en état de rouler. Si ça n’avait pas été un week-end de course sprint, je n’aurais pas été trop inquiet, mais là, rater la seule séance d’essais libres est un gros désavantage. »

Les risques du circuit
Son patron était aussi impuissant face à cette situation inusitée, qui n’est pas si étonnante pour celui qui visite l’île Notre-Dame depuis environ 26 ans.
« Ce sont les risques du circuit. Je sais que ça peut paraître étrange pour les gens qui n’y sont pas habitués, mais il y a toujours eu des marmottes ici, et il y a eu malheureusement d’autres incidents du genre. »
Juste l’an dernier, la course de Lewis Hamilton avait failli être gâchée par un « siffleux ».

Malchance
Le pilote de 30 ans est sorti indemne de sa monoplace vendredi, mais n’a pas pu participer en après-midi aux qualifications du sprint.
« Je suis vraiment déçu pour Alex, car il avait du rythme ce week-end, il était en forme. C’est une malchance », a dit Vowles.
« Au départ, il était frustré parce qu’il était au même niveau que Carlos [Sainz, son coéquipier]», a-t-il ajouté.
Albon a pu revenir en piste seulement samedi midi pour la courte épreuve de 23 tours, lors de laquelle il a dû se contenter de la 19e place. Quelques heures plus tard, il s’est qualifié 18e en prévision de la course de dimanche.
Tout ça est très dommage pour Albon, qui a récolté son premier point de la saison à Miami, au début du mois.
Des maîtres-chiens en renfort
Comme prix de consolation, Albon a « reçu une médaille » de l’organisme PETA, qui veille à ce que les animaux soient bien traités à travers le monde.
« La décision d’Alex Albon d’essayer d’éviter une marmotte sur la piste fait de lui un gagnant. Faisant preuve à la fois de courage et de compassion, il a fait le choix en une fraction de seconde de valoriser la vie d’un animal vulnérable, ce qui lui permet de grimper sur le podium PETA », a publié la cofondatrice Ingrid Newkirk sur Facebook.
Elle espère de plus que cet « incident incitera les organisateurs à mettre en place des mesures de dissuasion plus rigoureuses pour protéger les animaux qui vivent dans ces zones ainsi que les pilotes ».

Relocalisation et dissuasion naturelle
Avant le Grand Prix de F1, la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD) avait déménagé une trentaine d’animaux sauvages, dont des marmottes, afin d’améliorer la sécurité autour de la piste montréalaise.
Puis, la SPJD a confirmé au Journal que deux maîtres-chiens ont parcouru le site durant les nuits de la fin de semaine.
« La présence des chiens agit comme un moyen de dissuasion naturelle pour les marmottes, qui perçoivent alors la présence d’un prédateur. Elles sont ainsi incitées à demeurer dans leurs terriers et à éviter les abords du circuit », a écrit dans un courriel Gabrielle Fontaine-Giroux, cheffe de service, communications de la SPJD.
– Avec la collaboration de François-David Rouleau.