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Grand Prix du Canada: George Russell et Kimi Antonelli clarifient les règles de course chez Mercedes après les tensions

Le jeune meneur au Championnat du monde avait qualifié son coéquipier de «vilain» pendant la course sprint

Getty Images via AFP
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-05-24T18:10:04Z

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Paroles des pilotes chez Mercedes après une course sprint endiablée marquée par un contact, complaintes sur les ondes radio et vives tensions à l’horizon : les règles d’engagement en course sont clarifiées.

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La soupe a bouilli à gros bouillons pendant quelques heures ce week-end : Kimi Antonelli a exprimé toute sa frustration après le sixième tour de la course sprint, samedi après-midi.

La cause ?

Des manœuvres de défense de Russell sur la piste au sixième des 23 tours alors qu’Antonelli, plus rapide, cherchait à le doubler de manière osée. Le jeune Italien de 19 ans a visité deux fois le gazon du circuit Gilles-Villeneuve, aux deuxième et huitième virages, sans réussir à dépasser le meneur.

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Reculant en troisième position, il avait exprimé sa colère sur les ondes radio. Il avait même qualifié Russell de « vilain » et laissé entendre qu’il savait dorénavant comment se comporter en piste. Le grand patron Toto Wolff lui a répété de cesser de se plaindre publiquement et lui a dit qu’ils laveraient leur linge sale en famille plus tard.

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À leur sortie du cockpit et en conférence de presse de la FIA, les deux pilotes s’étaient uniquement serré sèchement la main sans s’adresser la parole et sans même se regarder. Russell semblait au-dessus de la mêlée tandis que, visiblement, Antonelli bouillait en dedans.

Photo Getty Images via AFP
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Sauf que la lutte s’est poursuivie dimanche en course et la journée de Russell s’est terminée après un autre passage dans l’herbe. Visiblement très frustré, le Britannique a lancé son équipement en bordure de piste après son abandon.

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Qui a fait quoi ?

Le Journal a voulu savoir en conférence de presse de la FIA : qui a donc crevé l’abcès derrière les portes closes, le vétéran ou la recrue ?

« On a discuté, on a clarifié les choses et maintenant tout est en ordre », a déclaré Antonelli. On a fait le point et on a parlé avec Toto. Tout va bien maintenant. »

Russell a acquiescé à propos de cette discussion tenue entre la course sprint et les qualifications.

« On sait ce qu’on a à faire et comment se comporter en course. Rien ne changera, car on a toujours eu du respect l’un pour l’autre. On ne laissera passer personne, qu’il s’agisse d’un concurrent ou d’un coéquipier.

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« On sait évidemment que la règle numéro un, c’est de ne jamais percuter son coéquipier », a-t-il ajouté.

Durant le Grand Prix, dimanche, les deux pilotes en ont beurré une autre couche. Plus propre, cette fois, jusqu’à ce que le moteur de Russell lâche au 30e tour. 

Wolff philosophe

Wolff a goûté aux chicanes de famille en 2016, lorsque c’était la guerre entre Nico Rosberg et Lewis Hamilton. Il ne veut surtout pas revivre ce scénario.

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« On peut apprendre de cette façon et évaluer des stratégies en piste, a-t-il philosophé au micro de la F1, n’ayant pas aimé avoir à répéter à son poulain de conserver son calme et de se fermer le clapet.

« Il y a aussi beaucoup d’émotions en course. Je ne veux pas retenir Kimi et je respecte qu’il ne soit pas content. Je veux qu’il reste agressif. On apprend aux jeunes à être égoïstes pour faire leurs preuves dans le sport automobile. Mais quand ils arrivent en F1, on leur apprend aussi à jouer en équipe pour le bien de l’écurie. »

Russell comprend la frustration

Du haut de ses 28 ans, Russell a compris la frustration de son jeune coéquipier pendant la course. En pleine bataille, il a fait ce que n’importe quel autre pilote aurait fait en fermant la porte aux brèches qu’Antonelli tentait de créer.

« Si j’étais dans sa position, j’aurais sûrement réagi de la même façon. Car si une tactique ne paie pas quand tu y travailles si fort pour réussir, tu crois que l’autre pilote est dans le tort. C’est naturel.

« Nous sommes des pilotes, des bagarreurs, et nous mettons tout notre cœur dans ce que nous faisons, a-t-il ajouté. Kimi et moi sommes dans une position difficile alors que toutes nos paroles et nos gestes sont retransmis à travers le monde. On ne regrette pas ce que l’on dit. On se bat sur la piste. »

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