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«Je suis Franco-Québécois, je mange de la tourtière» – Christian Mbilli

Photo fournie par Vincent Ethier
Photo portrait de Jean-Nicolas Blanchet

Jean-Nicolas Blanchet

2025-09-12T04:00:00Z

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LAS VEGAS | Christian Mbilli n’hésite pas quand on lui pose la question. Il se considère comme un Québécois. «Je suis un Franco-Québécois!» s’exclame-t-il.

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Il n’a pas dit: un Français, un Canadien français ou un Québécois d’expression canadienne-française française, comme Elvis Gratton.

Désolé, ça me faisait trop penser à ça.

Jeudi après-midi, les journalistes américains lui ont demandé ça faisait quoi de représenter la France et le Cameroun ici à Vegas, lors de sa conférence de presse officielle. 

« Hey, n'oubliez pas ! Je représente aussi le Canada, le Québec en fait », a réagi Mbilli, sourire en coin. 

Mais on ne va pas faire semblant. Christian Mbilli ne suscite pas le même engouement au Québec, car il ne s’appelle pas Christian Bédard. 

Pourtant, Mbilli vit à Montréal depuis plusieurs années.

«Je mange de la tourtière», souligne-t-il. Il a grandi au Cameroun et en France, avant de s’implanter chez nous.

Christian Mbilli pose avec un t-shirt qu’il semble trouver amusant, dans une boutique de souvenirs.
Christian Mbilli pose avec un t-shirt qu’il semble trouver amusant, dans une boutique de souvenirs. Photo tirée de la page Facebook officielle de Christian Mbilli
Ancré à Montréal

Plusieurs boxeurs qui s’entraînent à Montréal retournent d’où ils viennent dès qu’ils ont un peu de temps. Ce n’est pas le cas pour Mbilli, qui embrasse sa vie au Québec.

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Son entraîneur, Marc Ramsay, m’en a parlé aussi. Évidemment, il attribue la baisse de la popularité de la boxe au Québec à ce que j’ai mentionné plus haut.

Ben Pelosse / JdeM
Ben Pelosse / JdeM

«C’est particulier pour ça, chez nous. Les Québécois veulent un Tremblay, un Durand, un Bouchard. Nous, comme compagnie, on ne peut pas ratisser juste ça. Si un talent québécois sort, on va mettre toute la machine, mais on ne peut pas attendre après ça. Un exceptionnel au Québec, il y en a un aux 20 ans», explique-t-il.

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«On fait tout ce qu’on peut pour promouvoir la boxe au Québec [...], mais ce n’est pas notre mandat premier», poursuit-il.

Le modèle a changé

D’ailleurs, Ramsay croit que Christian Mbilli peut être la bougie pour un regain de ce sport au Québec.

Photo tirée de la page Facebook officielle de Christian Mbilli
Photo tirée de la page Facebook officielle de Christian Mbilli

Mais le modèle a changé. La baisse de la popularité de la boxe, «on voit juste ça au Québec», ajoute Marc Ramsay.

La boxe se promène partout maintenant et ne se préoccupe plus vraiment des frontières. Les athlètes iront là où sont les galas plutôt que l’inverse, comme ce l’était davantage auparavant.

«D’un côté, j’aimerais ça que ce soit souvent à la maison comme avant. C’était intéressant pour le Québec», souligne-t-il.

Mais d’un autre côté, «ça roule beaucoup, la boxe internationale, raconte Marc Ramsay. Je n’ai jamais autant travaillé.»


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