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Cyndie Gravel et José Flores de «Révolution»: comment transformer un accident en numéro hyper touchant

Nathalie Slight

2026-05-25T01:05:00Z

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Cyndie Gravel et José Flores ont étudié dans le même programme à L’École de danse contemporaine de Montréal, mais sont devenus amis lorsqu’ils ont tous deux fait partie de la distribution de la comédie musicale Saturday Night Fever. Et c’est justement leur amitié qui leur a permis d’affronter la tempête, lorsque le danseur s’est blessé sur le plateau de Révolution.

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Cyndie, il s’agit de ta première participation à Révolution, n’est-ce pas ?

Eh oui ! J’ai failli envoyer ma candidature à plusieurs reprises. Puis, cette année, j’ignore pourquoi, je sentais que c’était le bon moment. Comme me présenter en solo m’intimidait un peu, j’ai convaincu mon ami José de participer avec moi. Il a déjà fait Révolution à deux reprises, alors je me suis dit qu’on aurait du plaisir à se lancer dans cette grande aventure ensemble.

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Votre audition devant les Maîtres s’est hyper bien déroulée, puisque vous êtes passés directement au face-à-face.

J’ai beau être danseuse professionnelle depuis 10 ans, avoir dansé sur mille et une scènes différentes, pourtant, je n’ai jamais ressenti un stress aussi grand que lors de notre audition à Révolution. Pour le face-à-face, je me suis dit qu’il me fallait absolument gérer mon trop-plein d’émotions.

Et comme si la vie avait voulu te tester, un accident est survenu en pleine répétition.

Cyndie : Lors de notre répétition filmée en studio, tout allait bien, jusqu’à ce que José tombe durant un porté, à la toute fin de notre numéro. En le voyant par terre, je me suis mise à pleurer. J’étais persuadée que c’était ma faute, puisque lorsqu’il a sauté dans mes bras, je l’ai échappé.

José : J’ai par la suite rassuré Cyndie. Si ma partenaire m’a échappé, c’est parce que je me suis élancé un peu trop fort et que ça l’a fait basculer. Même lors de la création de notre chorégraphie, nous avions réussi ce porté, ce n’était pas du tout un enjeu. Voilà la preuve que, même lorsqu’on maîtrise un mouvement, on n’est jamais à l’abri d’un accident.

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As-tu su immédiatement que tu t’étais blessé ?

J. : Je me suis déjà cassé le bras il y a quelques années et, souvenir de cet accident, j’ai même des plaques de métal dans le poignet. J’ai donc reconnu rapidement la douleur. Heureusement, j’ai été pris en charge par l’équipe médicale de Révolution. J’ai donc vite su que je n’avais pas le bras cassé, mais plutôt le coude disloqué. Tout le monde sur le plateau de Révolution me demandait si j’étais correct, mais moi, je m’inquiétais pour Cyndie, qui se retrouvait tout à coup sans partenaire.

Cyndie, en sachant que tu avais perdu ton partenaire, as-tu pensé abandonner Révolution?

C. : Ça m’a bien sûr traversé l’esprit, mais je ne voulais pas quitter sur une mauvaise note, alors j’ai décidé de me présenter en solo au face-à-face. J’ai eu quelques heures pour créer une nouvelle chorégraphie sur une nouvelle chanson.

J. : Nous avons eu l’aide de Yoherlandy, grand gagnant de la troisième saison de Révolution. C’est lui qui a eu l’idée de m’intégrer à la chorégraphie, même si j’étais très limité au niveau des gestes.

C. : Notre chorégraphie racontait l’histoire de notre mésaventure. Même si le numéro d’Odile et Vanessa était magnifique en tout point lors du face-à-face, il faut croire que nous avons réussi à émouvoir les Maîtres, puisqu’ils nous ont fait passer à l’étape suivante.

J. : J’étais tellement fier de mon amie : elle qui s’était donnée comme mission de gérer son stress, elle en a vécu tout un et l’a surmonté comme une championne.

En terminant, comment va ton bras, José ?

J. : Super bien ! Lorsque je sors d’une répétition pour un spectacle, j’ai mal partout... sauf au bras ! La médecin de Révolution m’a confirmé que les plaques de métal ont protégé mon bras ; j’ai donc été chanceux dans ma malchance. Et au final, cet accident a donné une chorégraphie hyper touchante.

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