«Révolution» : victoire cruelle pour Noalie face à sa meilleure amie
«Révolution» est diffusée le dimanche 19 h 30, à TVA et sur TVA+.
Samuel Pradier
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En participant à Révolution, la jeune danseuse de 17 ans souhaite s’émanciper artistiquement en chorégraphiant elle-même ses numéros. Grâce à son audace, sa belle musicalité et sa puissance acrobatique, elle a réussi à s’imposer aux face-à-face devant sa meilleure amie, Victoria.
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Noalie, qu’est-ce qui t’a motivée à participer à Révolution, cette saison ?
J’ai toujours voulu participer à Révolution depuis que j’ai commencé la danse. C’était une façon pour moi de me sortir de ma zone de confort et de m’ouvrir des portes pour une vie professionnelle en danse. J’ai beaucoup d’amis qui ont déjà participé à l’émission, et je me suis toujours demandé si j’étais capable de le faire. Mais je voulais arriver en étant à mon plein potentiel et me prouver que j’étais capable de performer sur une grosse scène comme ça.
Était-ce réellement le pire scénario de te retrouver face à Victoria pour cette étape ?
Je ne voulais pas être contre Victoria parce que c’est vraiment ma meilleure amie. On a toujours dansé ensemble, on s’aide à faire nos chorégraphies, on se connaît par cœur. On n’était pas en compétition. Je voulais juste profiter du moment et danser avec mon amie, même si on savait qu’une décision allait être prise par la suite et que ce serait difficile, autant pour elle que pour moi. Je voulais avant tout profiter de ce moment-là.
Quel goût a eu cette victoire sur ton amie ?
J’ai vraiment mal vécu le résultat de ce face-à-face, parce que quand tu vois ton amie être triste comme ça, c’est difficile. Je suis fière d’avoir bien performé, mais je ne suis pas fière du résultat. Dans les deux cas, j’aurais été contente et triste. C’est quand même difficile d’avoir gagné quand mon amie est déçue.
Vos deux numéros étaient très différents, vouliez-vous vraiment vous différencier ?
Durant nos répétitions, on avait deux visions complètement différentes. J’y suis allée avec un petit côté plus cool. Victoria est allée dans un numéro plus agressif, avec une chorégraphie très technique. On avait un style très différent, mais je voulais vraiment profiter de ce moment-là pour montrer une autre facette de ce que j’aime en danse.

Ta Révolution est impressionnante, comment l’as-tu travaillée ?
C’est vraiment compliqué de trouver une Révolution toute seule. Il n’y a pas énormément d’options. C’est la chose qui me prend le plus de temps à trouver. Je travaille beaucoup sur mon numéro, mais la Révolution est ce qu’il y a de plus challengeant. Je ne voulais pas aller dans la facilité. J’aime mieux prendre des risques, même si je dois échouer. C’est toujours bien de prendre des risques. Avec mon côté acrobatique, j’avais quand même plus de facilité.
Prends-tu des risques au point de te faire mal ?
Pratiquer cette Révolution sans tapis au sol a été plutôt compliqué, j’avoue que j’avais mal partout. C’est dur d’atterrir tout le temps sur le sol. Quand je pratique, j’ai toujours un tapis, mais ensuite, quand je dois le faire sur la scène, c’est vraiment autre chose. J’ai pas mal de bleus sur tout le corps.
Pourquoi avoir décidé de chorégraphier toi-même tous tes numéros ?
Pour tous mes numéros, j’ai un processus créatif qui se passe dans ma tête avant de l’apporter en studio. Ensuite, j’essaie des mouvements en studio, et j’essaie de trouver un lien entre tout ça. Évidemment, j’ai parfois besoin d’un œil extérieur. Victoria a vraiment été là pour m’aider dans chacun de mes numéros. J’ai aussi des professeurs de danse qui les ont vus. Je prends tous les commentaires que je peux recevoir.

Quel est ton but en faisant cette émission ?
C’est une bonne opportunité pour ouvrir des portes et commencer des contrats professionnels. J’ai tout donné pour pouvoir apprendre le plus possible et avoir une potentielle carrière en danse. Ça m’intéresserait beaucoup. Je suis encore au cégep, et c’est quand même difficile de m’investir complètement dans la danse. Je suis encore en réflexion sur la suite, mais au fond de moi, je sais que si j’ai des opportunités et des contrats en danse, ça va toujours être ma priorité.
Pourquoi n’étudies-tu pas en danse ?
J’y ai déjà pensé. Je devrais aller à une école de danse à Montréal, mais j’habite à Québec. Les seuls programmes de danse autour de chez moi ne sont pas des programmes de danse contemporaine qui permettent ensuite de devenir professionnel.