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Pourquoi Merryn Kritzinger a choisi de revenir en solo à «Révolution»

«Révolution» est diffusée le dimanche 19h30, à TVA et sur TVA+.

Samuel Pradier

2026-05-11T01:05:00Z

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Danseuse d’expérience, Merryn Kritzinger est bien connue dans le milieu de la danse québécoise et internationale. Professeure à l’École de danse contemporaine, elle danse actuellement dans les spectacles Pub Royal et Évangéline.

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Merryn, après ta participation à la première saison, pourquoi as-tu souhaité revenir cette année ?

J’avais envie de revenir pour redécouvrir la scène de Révolution avec toute la maturité que j’ai emmagasinée comme interprète, danseuse et créatrice. Cette saison, je suis dans la découverte et dans l’exploitation de toute l’artiste que je suis, c’est aussi ce qui m’a poussée à revenir en solo. Je me connaissais avec quelqu’un d’autre, mais quelque chose me pousse à le faire toute seule, d’aller creuser en moi pour ressortir un vocabulaire qui me ressemble, qui est propre à moi, et ce que mon corps peut faire.

Que veux-tu prouver en revenant dans ce concours ?

Révolution apporte beaucoup de visibilité, ce qui est extraordinaire, mais c’est différent pour moi. Personnellement, je veux faire ressortir l’artiste que je suis, utiliser cette plateforme pour me mettre au défi de m’épanouir avec mes propres chorégraphies, d’aller à la rencontre de moi-même. Il y a aussi un élément très personnel. Mes parents sont basés en Ontario, et ça fait des années qu’ils n’ont pas pu me voir danser. C’est un de mes plus grands bonheurs de penser qu’ils vont me voir à la télé. Pouvoir montrer ce que je fais à mes parents et à ma famille éloignée, c’est immense.

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Quelle était ton impression de danser devant des amis, comme Lydia ou Vincent ?

Normalement, quand ils me voient danser, c’est dans un contexte d’accueil. Là, on est dans un contexte de compétition, et il y a un jugement qui vient avec ça. Je pense qu’ils me jugent encore plus fort, encore plus durement, justement parce qu’ils savent ce que je peux faire. Les attentes sont donc très élevées, et ça amène une énorme fébrilité. J’ai aussi une certaine fierté de pouvoir me mettre devant eux, de me rendre vulnérable et de leur faire une surprise. Je pense que, quand on arrive à un endroit à cheval entre la fébrilité et l’excitation, on est à une bonne place. J’adore ça.

Tu connais bien la mécanique de Révolution, pour avoir travaillé sur la tournée avec Lydia ou avoir coaché Yohé et Yelda, par exemple. Comment arrives-tu à créer des moments Révolution percutants en solo ?

C’est extrêmement difficile en solo. Le plus grand défi est d’aller chercher une créativité et une prouesse en étant toute seule. Ça me met au défi d’aller chercher encore plus de liens entre mon numéro et mon moment Révolution. Il faut aller chercher non seulement une position ou un mouvement qui est intéressant, mais qui se connecte directement à l’histoire que je veux raconter, et le souvenir que je veux que les Maîtres gardent de mon numéro. C’est un énorme défi, et je dois dire que c’est la partie qui me stresse le plus.

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Tu fais partie des spectacles Pub Royal et Évangéline. Où trouves-tu le temps d’entraîner et de créer pour Révolution ?

Une fois les créations de Pub Royal ou d’Évangéline terminées, on tombe dans une routine où on a seulement les performances à livrer, le soir, du mercredi au dimanche, par exemple. Je finis donc par avoir du temps dans ma journée. Je prends tous ces moments précieux pour pouvoir créer. Le bonheur, c’est que je suis déjà totalement dans mon corps, entraîné et dynamique. Mais je dois dire que la création vide le corps et le cerveau, alors que la performance les remplit à 100 %. Quand je suis en mode spectacle, l’énergie du public vient me remplir et me rappeler pourquoi je fais tout ça. Je puise dans ces ressources pour sortir ma créativité.

Avec un enfant, l’horaire doit quand même difficile à concilier, non ?

Je peux m’attacher à un résultat. En étant pigiste, je profite aussi de moments inattendus dans mon horaire où je peux être davantage avec mon fils et laisser le travail de côté. Mais il est certain que c’est un énorme défi à l’horaire. Mon conjoint est aussi dans les arts, on est une famille d’artistes, donc ça présente des défis d’horaire. Ça prend de la communication, un calendrier partagé, et beaucoup de compassion.

Est-ce que ton fils a la même fibre artistique que ses parents ?

Mon fils me dit toujours : « C’est toi la danseuse, maman, pas moi. » Il ne veut rien savoir de ça, il a toujours préféré rester dans l’ombre. Souvent, les enfants vont faire des spectacles pour leurs parents à la maison, mais mon fils va surtout me mettre en scène et s’occuper de la musique ou des éclairages.

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