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Accessibilité au hockey: après les coûts trop élevés, les horaires trop chargés

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-11-25T05:00:00Z

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Ancien du Canadien devenu analyste à TVA Sports, Alexandre Picard est aussi le papa d’un hockeyeur de 11 ans, avec qui il parcourt les arénas de la province. Il y a quelques semaines, il nous a envoyé une lettre ouverte rédigée au début du mois de septembre, dans laquelle il dresse un constat frappant: de nombreux enfants doivent renoncer au hockey, notre sport national, faute de moyens.

Pour accompagner ses propos, Le Journal vous propose une série de textes sur les coûts liés à la pratique du hockey ainsi que sur les initiatives mises en place pour aider les parents moins fortunés ou frappés de plein fouet par la hausse du coût de la vie.


La directrice générale de l’organisme Accès-Loisirs a sillonné tout le Québec au fil des ans et elle déplore que la pratique du sport récréatif, que ce soit au hockey ou dans les autres disciplines, ne soit pas plus valorisée.

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Pourtant, dans certaines régions, ce ne sont pas tous les jeunes qui ont accès à des ligues de sport organisé, note Pauline Tanguay. «Parfois, [les équipes les plus proches] se trouvent à 1h30 de route, cite en exemple Pauline Tanguay. C’est du temps et de l’argent pour les familles.»

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Au hockey, notamment, la pratique dans une ligue organisée coûte parfois plus de 10 000$ par année, comme on peut le lire notamment dans la lettre ouverte d’Alexandre Picard.

Outre le prix de l’équipement et de l’inscription, les horaires chargés associés à la pratique du hockey organisé constituent un autre défi auquel font face les parents de hockeyeurs.

Devant cette réalité, certaines associations offrent aux jeunes du temps de glace pour apprendre à jouer au hockey, mais dans une formule moins chargée que ce que requiert une saison dans une ligue.

Un trop gros investissement en temps aussi

Outre L’Archange de Saint-Michel, un programme né il y a quatre ans (dont on vous parle ici), on retrouve notamment Hockey-Loisirs, qui est parrainée par la Ville de Gatineau. «Chaque année, ce sont environ 75 jeunes qui vont sur la glace le vendredi soir, explique le président, Steve Goodwin, pour 50$ par session». Du lot, une quarantaine voient leur équipement être fourni par l’organisme.

«Ce sont presque tous des débutants ou de nouveaux arrivants, ajoute-t-il. Ce sont des parents qui ne sont pas nécessairement intéressés, soit parce que le coût du hockey mineur est trop élevé, soit parce qu’ils ne veulent pas investir tout leur temps.»

M. Goodwin, qui est lui-même un ancien entraîneur, souligne que «c’est exigeant, le hockey mineur». «Tu as plusieurs pratiques, tu voyages, tu as des tournois. Il y a des parents qui se disent: OK, c’est beau, mais nous, on ne veut pas faire ce genre d’investissement. Ce ne sont donc pas toujours des jeunes de familles défavorisées.»

Steve Goodwin note aussi que plusieurs nouveaux arrivants se joignent à ce type de programme «pour s’intégrer à la culture canadienne».

«Ils ont tous du plaisir, parce qu’il n’y a pas de score, relève-t-il. Ça, c’est l’autre développement que l’on a trouvé vraiment intéressant. C’est une façon très peu coûteuse de jouer au hockey.» 

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