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Les organismes d'aide pour les jeunes hockeyeurs de plus en plus sollicités: de quatre à 200 demandes en 14 ans

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2024-11-23T05:00:00Z

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Ancien du Canadien devenu analyste à TVA Sports, Alexandre Picard est aussi le papa d’un hockeyeur de 11 ans, avec qui il parcourt les arénas de la province. Il y a quelques semaines, il nous a envoyé une lettre ouverte rédigée au début du mois de septembre, dans laquelle il dresse un constat frappant: de nombreux enfants doivent renoncer au hockey, notre sport national, faute de moyens.

Pour accompagner ses propos, Le Journal vous propose une série de textes sur les coûts liés à la pratique du hockey ainsi que sur les initiatives mises en place pour aider les parents moins fortunés ou frappés de plein fouet par la hausse du coût de la vie.


Quand Accès-Hockey a été fondé, il y a 14 ans, l’organisme de Gatineau pensait fournir de l’équipement de hockey à quatre ou cinq jeunes par saison. Aujourd’hui, ils sont 200 à recourir à ses services, soit 50 fois plus.

• À lire aussi: Accessibilité au hockey: cette famille a un budget annuel de 14 000$ pour ses trois enfants

«Au fil des ans, on a équipé des jeunes, on a payé des inscriptions au hockey mineur, et on a aidé des familles qui ne pouvaient pas se permettre d’aller à des tournois, explique Steve Goodwin, son président. On ne l’a pas fait beaucoup, mais on a déjà payé des chambres d’hôtel.»

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L’organisation, qui mise sur l’appui de partenaires financiers, n’est pas la seule à avoir vu son nombre de bénéficiaires augmenter de façon considérable.

Bien sûr, le fait que les organismes qui fournissent de l’équipement sportif aient vu leur notoriété croître fait partie des facteurs qui expliquent cette hausse, mentionnent plusieurs intervenants du domaine.

Le profil des familles change

Mais dans les dernières années, la hausse du coût de la vie a durement touché certaines familles québécoises et le prix des équipements de hockey, lui, n’a pas diminué.

Un calcul effectué par Le Journal montre que l’équipement de base et l’inscription peuvent coûter de 500 à 600$ aux parents d’un jeune hockeyeur. Un prix qui augmente au fur à mesure que le calibre de jeu augmente, lui aussi.

«Le profil des familles qui viennent nous voir change», note pour sa part Pauline Tanguay, la directrice générale d’Accès-Loisirs, un organisme qui a des centrales d’équipements un peu partout au Québec.

Accès-Loisirs ne se spécialise pas dans le hockey. Tennis, patins à roulettes, badminton, vestes de sauvetage, etc., on y trouve toutes sortes d’équipements neufs ou usagés.

Le seul critère d’admissibilité est le revenu familial avant impôts. Pour une famille de deux personnes, par exemple, il se situe cette année à 38 003$.

Mme Tanguay explique que de plus en plus de travailleurs franchissent les portes de l’établissement de Québec.

Ça peut-être, cite-t-elle en exemple, une infirmière qui élève seule ses trois enfants et qui souhaite que ceux-ci aient accès à des activités sportives ou culturelles.

«Ça augmente d’année en année»

Le hockey représente toutefois un cas particulier, compte tenu du coût annuel de l’inscription et du montant qui doit être alloué à l’équipement.

La Fondation LE BUT a été lancée il y a deux ans par Sports Rousseau–Groupe Gendron dans le but de répondre à ces deux besoins. Leur dernière levée de fonds, un défi au cours duquel deux équipes jouent au dek hockey pendant 12 heures consécutives, a permis d'amasser 210 000$. 

La troisième levée de fonds de la Fondation LE BUT, le 4 octobre 2024, a permis d'amasser 210 000$. Il s'agit d'un défi où deux équipes jouent 12 heures de dek hockey en continu.
La troisième levée de fonds de la Fondation LE BUT, le 4 octobre 2024, a permis d'amasser 210 000$. Il s'agit d'un défi où deux équipes jouent 12 heures de dek hockey en continu. Photo fournie par Éric Hurtubise

Le nombre de demandes, notamment pour payer les frais d’inscriptions, a surpris ceux qui s’impliquent dans l’organisme. «Ça augmente d’année en année», pointe Éric Hurtubise, son directeur des opérations.

Depuis sa création, LE BUT a remis 1114 paires de patins. La fondation a reçu entre 75 et 100 demandes d’aide individuelles pour des frais d’inscription et entre 65 et 70 demandes provenant d’organismes ou d’associations de hockey mineur.

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