15 produits qui ont transformé notre alimentation depuis 35 ans
Marie-Josée Roy
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On ne cuisine plus comme avant au Québec, où de nouveaux produits font leur entrée sur le marché chaque semaine. Voici un aperçu des aliments d’ici et d’ailleurs que les Québecois ont adoptés avec un plaisir grandissant au cours des 35 dernières années.
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La bette à carde
Au cours des années 1980, cette plante potagère était surtout consommée par les immigrants d’origine italienne qui fréquentaient le marché Jean-Talon, à Montréal. Facile à cultiver, polyvalente à souhait, la bette à carde fait une entrée remarquée dans nos cuisines, où elle est notamment employée dans la préparation de salades et de smoothies.
Les légumineuses
Amateurs de fèves au lard et de soupe aux gourganes, les Québécois ont attendu la fin du XXe siècle avant d’élargir leurs horizons en matière de légumineuses. L’arrivée du hummus en épicerie et la popularité croissante de la cuisine mexicaine, dans laquelle les légumineuses occupent une place importante, ont contribué à faire connaître ces superaliments au début des années 1990.
Le tofu
En 1984, Norbert Argiles, fondateur de l’entreprise québécoise Unisoya, vantait les mérites du tofu lors d’une entrevue dans le journal The Gazette. La brique se vendait alors 1 $ à l’épicerie. Recevoir quelqu’un avec un plat de tofu était révolutionnaire à l’époque, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Cette pâte de soya d’origine chinoise est désormais apprêtée à toutes les sauces dans les chaumières québécoises.
L’huile d’olive
En 1984, on n’accordait pas tant d’importance à la qualité de nos huiles. L’huile végétale était utilisée partout et les gourmets rêvant d’une huile d’olive de qualité devaient courir les épiceries fines... ou faire des provisions lors d’escapades en Europe. Quelque 35 ans plus tard, l’huile d’olive, dont on connaît maintenant les multiples bienfaits, fait partie intégrante de nos habitudes alimentaires.
Les vinaigres fins
Personne n’aurait osé servir une salade caprese avec les vinaigres balsamiques qu’on trouvait sur le marché en 1984 ! Aujourd’hui, il est facile de dénicher un vinaigre fin de qualité presque partout au Québec. Les chefs en herbe s’amusent à modifier leurs recettes en y incorporant des vinaigres de framboise, de cidre de pomme ou de xérès. Même l’érable a droit à son vinaigre, élaboré avec les coulées de fin de saison.
Les micropousses
La vague Nouvel Âge que le Québec a connue au cours des années 1980 a bien incité quelques hurluberlus à se convertir aux germinations et aux micropousses, mais il a fallu attendre l’arrivée du nouveau millénaire pour que la tendance prenne de l’ampleur. Véritables concentrés de saveurs et de nutriments, les micropousses sont aujourd’hui disponibles en épicerie et cultivées par de nombreux connaisseurs.
Les herbes aromatiques
Cuisiner avec des herbes fraîches était un plaisir rare au Québec pendant les années 1980. Les cordons-bleus avaient plutôt recours aux herbes séchées pour donner du goût à leurs plats. Aujourd’hui, tout cuisinier qui se respecte ne saurait traverser l’été sans cultiver ses fines herbes. Si le basilic et la menthe ont toujours la cote, des produits plus exotiques gagnent en popularité auprès des jardiniers.
Les fromages d’ici
C’est au cours des années 1980 que la production fromagère a connu un renouveau au Québec. La raison de ce chamboulement ? L’arrivée sur le marché de fromages fins européens ayant inspiré les artisans d’ici à mettre la main à la pâte. Aujourd’hui, notre terroir s’enorgueillit d’un nombre croissant de fromageries artisanales. L’époque où les préparations de fromage fondu faisaient la loi dans nos frigos est définitivement révolue !
Les aubergines
Indissociable de la moussaka, l’aubergine se faisait rare dans les épiceries québécoises il y a 35 ans. Les communautés grecque et italienne établies dans notre belle province ont contribué à la faire connaître et aimer. Aujourd’hui, la profusion d’aubergines dans les champs québécois nous permet d’apprécier pleinement les multiples variétés de cette plante maraîchère.
Le lait de coco
Il y a 35 ans, il fallait s’aventurer dans les quelques épiceries asiatiques ayant pignon sur rue pour dénicher du lait de coco. Cette denrée rare était moins acces- sible à l’extérieur des grandes villes. Le succès que connaît la cuisine asiatique au Québec a heureusement élargi l’offre alimentaire, et cet indispensable trône aujourd’hui au cœur de notre garde-manger. Que seraient les soupes thaïes sans lait de coco ?
Le yogourt
Longtemps utilisé comme traitement médical pour contrer les problèmes intestinaux, le yogourt a été popularisé au Québec par Danone au milieu du XXe siècle. Cependant, il a fallu attendre encore 50 ans avant que l’offre ne gagne en diversité. Selon les données recueillies par Agriculture et Agroalimentaire Canada, les ventes de yogourt ont augmenté de presque 80 % depuis 2001 au Québec.
Le gingembre frais
Le gingembre moulu fait partie des habitudes alimentaires des Québécois depuis belle lurette, mais dénicher ce rhizome à l’aspect étrange en vue de le râper représentait un véritable défi au début des années 1980. Inspirés par la vague de popularité qu’a connu la cuisine asiatique au cours des dernières décennies, les cordons-bleus québécois ont intégré cet aromate au goût puissant à leurs habitudes.
La patate douce
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette plante tropicale n’est pas cultivée à grande échelle au Québec. La plupart des patates douces qu’on consomme sont importées, ce qui explique sans doute pourquoi elles se faisaient rares en 1984. Selon une étude réalisée par un chercheur de l’Université McGill, la consommation de patates douces au Québec a plus que doublé entre 1996 et 2009.
Le pain pita
Entre 1945 et 1971, plus de 100 000 personnes originaires de la Grèce ont immigré au Canada, dont une bonne partie au Québec. Les nouveaux arrivants ont vite popularisé ce pain plat typique des cuisines méditerranéenne et moyen-orientale. Le pain pita était surtout servi dans les restaurants jusqu’à la fin des années 1990, période à laquelle il a commencé à se tailler une place de choix dans notre garde-manger.
La poudre de cari
Les épices font partie des produits alimentaires qui ont connu une croissance exponentielle au Québec depuis le début des années 1980. La poudre de cari, ce mélange d’épices ultra parfumé typique de la cuisine indienne, a fait son entrée dans nos cuisines au cours des deux dernières décennies. Essentiel à la préparation de nombreux plats issus de la cuisine ethnique, il compte aujourd’hui parmi les favoris des foodies.