Crédit : Vincent Carchietta-USA TODAY Sports

Impact de Montréal

En attendant Nashville...

Publié | Mis à jour

L’Impact a encaissé un autre revers douloureux, samedi soir, contre le New York City FC. Comme c’est arrivé trop souvent ces dernières semaines, la formation montréalaise a étalé un peu des progrès qu’elle fait sous l’égide de l’entraîneur Thierry Henry avant d’être plombée par des erreurs individuelles de ses éternels maillons faibles.

On a vraiment hâte que le tandem Thierry Henry-Olivier Renard achève d’assembler l’effectif qui sera complètement le sien... La prochaine saison morte risque d’ailleurs d’être très intéressante à ce sujet.  

Mais en attendant, rien n’est encore joué dans la course aux éliminatoires dans l’Est.

L’Impact se retrouve actuellement au neuvième rang du classement alors que les dix premiers se qualifient. Il reste trois matchs à jouer à presque tout le monde, sauf quelques équipes, dont Nashville, qui en ont encore quatre sur leur calendrier.

La formation du Tennessee sera d’ailleurs le prochain adversaire de l’Impact, dès mardi.

Une équipe «difficile à négocier», rappelait Thierry Henry, samedi, et qui a amassé des points dans sept de ses huit derniers matchs.

Ce ne sera pas de la tarte pour l’Impact, d’autant plus que le club n’aura que très peu de temps de repos entre deux matchs. Henry expliquait d’ailleurs qu’il sentait ses hommes fatigués mentalement par les conditions actuelles. Voyons voir comment l’équipe réagira mardi...

Notre collègue Hassoun Camara, pour sa part, a indiqué que ce sera «carrément le match de l’année».

Et avez-vous hâte de revoir Daniel Lovitz? Rendez-vous mardi soir, à TVA Sports.

Sur ce, voici une série d’observations sur l’actualité des derniers jours dans le monde de l’Impact et de la MLS.

 

Le cas Ballou  

L’ailier Ballou Tabla a joué un gros 15 minutes, hier, contre le NYC FC. Entré à la 72e minute pour remplacer Bojan Krkic, le Québécois est ensuite ressorti à la 87e pour laisser sa place à Clément Bayiha.

C’est... curieux.

Le jeune homme étant malheureusement enclin aux blessures, plusieurs ont cru qu’il avait eu une sorte de rechute de celle qui l’avait gardé à l’écart du jeu, dernièrement. Mais Henry, après le match, a indiqué que «la sortie de Ballou n’est pas une rechute». Et il n’avait pas envie d’en dire davantage à son sujet.

Henry n’est pas satisfait des efforts du talentueux, mais énigmatique ailier montréalais. C’est peu de le dire. Personne n’a oublié le «Ballou, t’es rentré pourquoi?» qu’Henry lui a crié, lors du match contre l’Inter Miami la semaine dernière: 

Samedi soir, c’est sans doute cette séquence qui a horripilé Henry :

Manifestement, il y a quelque chose dans l’approche de Ballou qui énerve ses entraîneurs. Rémi Garde lui criait dessus en plein match lui aussi. N’oublions pas l’épisode des «excuses» à l’endroit de Wilmer Cabrera, à l’automne 2019.

Aussi doué soit-il, le joueur de 21 ans accumule les faux pas. Même avec des trucs insignifiants, comme la fois où il a été filmé au gymnase alors qu’il portait un chandail... du Toronto FC. Ce n’est pas dramatique, mais en même temps... il n’y avait vraiment aucun autre chandail à mettre?

Il y a quelque chose qui cloche avec lui. Et même s’il est encore jeune, il commence à être temps de passer aux choses sérieuses et de faire parler durablement le talent qui avait émerveillé tout le monde à Montréal, lors de son premier passage avec l’équipe.

Ce qui est terrible, c’est que Lassi Lappalainen est blessé et qu’Orji Okwonkwo n’est pas à son mieux non plus. Ballou aurait l’occasion de se montrer décisif, mais à la place, il fait hurler son entraîneur.

Il vaut cependant la peine de continuer à essayer de travailler avec lui.

 

Toronto se fait dégommer 

L’Union de Philadelphie s’est offert un récital, samedi soir, et pas contre n’importe qui, alors que la troupe de Jim Curtin a mis un beau gros 5-0 au Toronto FC.

Cela témoigne de la force de frappe de la nouvelle équipe-chouchou des amateurs de MLS en général. Équipe-chouchou, parce qu’elle fait généralement les choses de la bonne façon. Son académie produit des talents remarquables. Son argent est utilisé intelligemment. Il y a de la stabilité au poste d’entraîneur et Curtin leur permet d’offrir un jeu divertissant et efficace.

Toronto y a goûté, hier, et pourtant, l’équipe n’allait pas particulièrement mal. Sa dernière défaite remontait au 5 septembre!

Voyez les faits saillants ici :

L’entraîneur des Reds, Greg Vanney, a admis que «c’était mauvais du début à la fin». Mais l’équipe essaiera de voir ce revers comme un rappel de sa situation : la saison achève, les éliminatoires approchent et il faut être prêt à hausser le niveau de jeu à tout moment.

Vanney a d’ailleurs souligné que l’Union, de son côté, a affiché une intensité digne d’un match d’éliminatoires.

Avec ce résultat, Philadelphie est passé devant Toronto en tête du classement général. L’Union sera à surveiller en novembre...

Révélation 

Ils sont de plus en plus nombreux à dire que Kyle Duncan, des Red Bulls, est le défenseur latéral le plus sous-estimé de la MLS. Ça se défend :

Pour en finir (ou pas) avec le Yankee Stadium 

Encore une fois, les partisans de l’Impact étaient tout feu, tout flamme, samedi soir, sur les réseaux sociaux, au sujet du terrain du Yankee Stadium.

Avec raison!

C’est gênant. Pas que le Yankee Stadium n’est pas un beau stade, au contraire. Mais il n’a pas été conçu pour le soccer et ça paraît : les joueurs doivent s’escrimer sur un terrain beaucoup plus petit que tous les autres et c’est enrageant. Ça dénature presque le sport et visuellement, pour le téléspectateur, c’est difficile aussi.

Le Yankee Stadium ne devait être qu’une solution temporaire pour le New York City FC, mais on en est maintenant à une sixième saison disputée par le club à cet endroit.

Les propriétaires, qui sont loin d'être pauvres par ailleurs, finiront-ils par trouver le moyen de construire un stade de soccer à New York? Parce que cela affecte non seulement la crédibilité du club, mais aussi celle de la ligue, qui se fait un point d’orgue de demander à ses clubs de se bâtir un vrai stade de soccer, sans nécessairement avoir avec eux la patience qu’elle affiche avec le NYC FC. 

Il est vrai que construire à New York, ce n’est probablement pas simple. Mais ça tarde...

Le président du club new-yorkais, Brad Sims, a été questionné à ce sujet, samedi. Le bon monsieur Sims s’est fendu de quelques phrases creuses au sujet de l’importance que ça a pour les partisans, de l’impact que ça doit avoir dans la communauté, mais il n’a pas tellement donné d’indications quant à l’avancement d’un quelconque plan.

Il y aurait toutefois une équipe, au sein de la direction du club, qui ne travaille que sur ça. Et apparemment, le dossier aurait fait «des tonnes de progrès». On ne semble toutefois pas sur le point de procéder à une annonce, disons.

La poussée des Whitecaps 

Les Whitecaps l’ont emporté 2-1 contre les Earthquakes, samedi soir, notamment grâce à cette très belle frappe de l’incontournable Ali Adnan :

Il faut le souligner : peu d’équipes ont fait face à autant de difficultés que les Whitecaps cette saison. Que ce soit le départ d’un joueur-clé en Inbeom Hwang, ou encore la série de blessures à leurs gardiens qui a fini par mener à l’acquisition d’Evan Bush, tout a longtemps semblé aller de travers pour le club de la Colombie-Britannique.

Mais depuis que l’ancien gardien de l’Impact est avec eux, ça va mieux. La troupe du Québécois Marc Dos Santos a remporté trois de ses quatre derniers matchs et la voilà au septième rang du classement dans l’Ouest, en position pour entrer en éliminatoires.

«On va pousser, et essayer fort jusqu’à la fin parce qu’on veut rester ici, a expliqué l’entraîneur, après le match. Même si on s’ennuie de nos familles, on veut rester ici (à Portland, domicile temporaire du club) après la saison régulière pour jouer en éliminatoires.»

Croyant que le club a encore une incroyable marge de progression devant lui, Dos Santos refuse cependant de s’emballer et sait qu’il y aura encore pas mal d’embûches sur le chemin du club avant d’obtenir sa qualification.