Tous les résultats
Publicité

Super Bowl LX: ce garde des Seahawks trouve son bonheur à la ferme

À sa première saison dans la NFL avec les Seahawks, Grey Zabel s’est établi comme un pilier de la ligne offensive.
À sa première saison dans la NFL avec les Seahawks, Grey Zabel s’est établi comme un pilier de la ligne offensive. Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-02-05T19:27:09Z

Partager

SAN JOSE | Il y a un seul endroit au monde où l’excellent garde recrue des Seahawks, Grey Zabel, serait quasiment aussi heureux qu’au Super Bowl, à San Francisco. Ce serait sur sa ferme, dans sa petite bourgade natale de Pierre, au Dakota du Sud.

• À lire aussi: Super Bowl LX: Quand on tombe sur le bon ami du «gros nounours» Matthew Bergeron

• À lire aussi: Pas d’ICE au Super Bowl: «On évite le chaos»

• À lire aussi: Super Bowl LX: le «petit» Drake Maye est devenu grand

Zabel, un colosse de 6 pieds 6 pouces et 316 livres, n’a pas la réputation d’être le plus loquace en conférence de presse. Habituellement assez stoïque, il a vite esquissé un sourire lorsque Le Journal l’a abordé à propos de son parcours et de sa passion, qui est peu commune dans un vestiaire typique de football.

Plutôt rare, en effet, qu’un gros bonhomme de la ligne offensive soit si animé à jaser de la culture du maïs, du soja, de l’avoine et de l’orge.

C’était sa vie sur la ferme familiale avant qu’il tombe dans la marmite du football. Si plusieurs dans sa position se seraient empressés de passer à autre chose une fois le rêve de la NFL atteint, Zabel s’est plutôt remis les deux pieds dedans.

Publicité

Après le match de dimanche au Super Bowl LX contre les Patriots, il ne sera pas du type à s’exiler en vacances sous les tropiques.

«Il y a deux ans, j’ai eu l’opportunité de partir ma propre ferme, avec ma famille, et ça se passe très bien. Évidemment, je manque de temps en ce moment avec mon métier principal, mais c’est à ce projet que je vais consacrer toute ma saison morte», a-t-il confié.

Des parallèles avec le football

Ne vous méprenez pas, le 18e choix au total du dernier repêchage est impliqué à fond dans l’extraordinaire saison des Seahawks et sa tête est au Super Bowl. Sa présence a fortifié l’intérieur de la ligne à l’attaque, qui en avait franchement besoin.

Il n’en demeure pas moins qu’il trouve aussi sa satisfaction en se salissant les mains d’une autre façon.

«J’adore l’idée de voir les plants croître pour contribuer à nourrir l’Amérique. J’aime passer mes journées dehors et pour moi, le fait de passer de la plantation à la récolte, c’est quelque chose qui demeure surréaliste», s’est-il émerveillé.

Selon Zabel, les parallèles entre la vie à la ferme et l’action sur un terrain de football sont évidents.

«Tu travailles pendant des mois pour la croissance d’une culture. À la fin d’une saison, tu récoltes. C’est comme tout le temps de préparation qu’on investit pour un match le dimanche. Dans un cas comme dans l’autre, il n’y a pas de meilleur sentiment que de constater les résultats du dur labeur», a-t-il brillamment évoqué comme analogie.

Publicité

«Il y a des travaux difficiles à la ferme comme le désherbage ou le fait de ramasser des roches. Au football, il en faut aussi pour s’occuper du sale boulot sur la ligne offensive.»

Parti de loin

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Zabel a de quoi apprécier ce qu’il vit. Rien ne le prédestinait au Super Bowl, lui qui a grandi à Pierre, petite ville de 12 000 habitants au milieu de nulle part. Il a fait son chemin au football universitaire à l’Université d’État du Dakota du Sud, un programme connu et respecté, mais qui n’a rien à voir avec les monstres de la division 1.

Et rien qui ne l’a empêché de briller en concédant seulement deux sacs du quart sur les 1050 jeux offensifs auxquels il a pris part cette saison.

«J’ai beaucoup de monde qui me soutient dans ma petite communauté, mais je suis loin d’être un héros. Je suis peut-être le premier de la ville à atteindre le Super Bowl, mais j’espère que je ne serai pas le dernier. Peut-être que mon parcours peut inspirer des jeunes à atteindre leurs rêves. En travaillant fort, on y arrive.»

Publicité
Publicité