Super Bowl LX: Quand on tombe sur le bon ami du «gros nounours» Matthew Bergeron


Stéphane Cadorette
Partager
SANTA CLARA | Il n’y a pas de Québécois cette année au Super Bowl 60 à San Francisco, mais on pourrait presque dire qu’il y en a un d’adoption. L’un des quarts-arrières des Patriots fait effectivement partie des bons amis de Matthew Bergeron et est devenu un inconditionnel de la poutine.
• À lire aussi: Super Bowl LX: le «petit» Drake Maye est devenu grand
• À lire aussi: Du football australien au Super Bowl: le parcours unique d’un botteur des Seahawks
• À lire aussi: Pas d’ICE au Super Bowl: «On évite le chaos»
Vous vous souvenez de Tommy DeVito? Il y a deux ans, lorsqu’il était le quart-arrière substitut des Giants, il avait vécu son petit moment de gloire en amorçant six matchs, remportant trois d’entre eux.
Il était brièvement devenu un héros local, lui qui avait grandi dans le New Jersey, qui louangeait les bonnes recettes de maman et qui n’avait pas mal paru du tout.
Il s’est effacé depuis et cette saison, après s’être joint aux Patriots, les performances exceptionnelles de Drake Maye le tiennent hors du terrain, mais le voilà quand même au Super Bowl... à partager ses souvenirs du Québec!
Il faut comprendre que DeVito a évolué à l’Université de Syracuse de 2018 à 2021. Sur place, il a appris à bien connaître le receveur montréalais Damien Alford, qui s’est entendu récemment avec les Saints. Il a aussi connu le secondeur de Lévis Geoffrey Cantin-Arku, fier représentant des Alouettes.
Mais par-dessus tout, de forts liens ont été tissés avec le garde partant des Falcons, Matthew Bergeron, qui a été son cochambreur pendant deux ans.
«Nous sommes devenus très proches. Pourtant, il m’a niaisé pas mal avec mes disco fries, des frites avec de la sauce et du fromage. Il me disait que ce que je mangeais, c’était du fake et que je devais connaître la vraie poutine. Il avait raison», a-t-il lancé lors des disponibilités médias des joueurs des Patriots, à Santa Clara.
Friands de cinéma
D’ailleurs, il n’y a pas que la poutine qui a fasciné DeVito dans l’éventail alimentaire de Bergeron.
«Je me souviens encore que quand sa mère venait le voir, elle amenait du lait en sac. C’est quoi cette histoire? J’ai toujours trouvé ça fou! Il y avait aussi le sirop d’érable et des choses comme des biscuits à l’érable. Toutes sortes de trucs touristiques! J’ai même encore quelques dollars canadiens», a-t-il rigolé.
Évidemment que les deux complices partageaient plus ensemble que ces quelques fleurons agroalimentaires québécois!
«Matt est un dude très drôle! On a connecté dès le départ. Notre salon est vite devenu un cinéma maison. On regardait souvent 2 fast 2 furious. On a tellement regardé des films!
«Il est très énergique et amusant à côtoyer, mais il a aussi ses moments très calmes. C’est un peu mon gros nounours», s’est-il amusé à raconter.
Un vrai sur le terrain

Sur le terrain, DeVito n’a cependant pas mis de temps à constater que le gros nounours qu’il côtoyait devant un bon film se métamorphosait en bête féroce.
«Je me doutais qu’il irait loin. Non seulement il avait le gabarit et il connaissait parfaitement ses X et ses O dans le cahier de jeux, mais il jouait comme s’il était en colère et il pouvait rentrer dans la peau de bien du monde quand il se mettait en mode football. Ceux qui s’alignaient en face de lui, il les attaquait de manière très agressive», a-t-il souligné.
Autres amis québécois
DeVito garde aussi de bons souvenirs du secondeur Geoffrey Cantin-Arku, qui est lui aussi resté très proche de Bergeron.
«Je trouvais tellement cool sa façon de parler», a-t-il lâché en l’imitant d’un débit de voix exagérément lent, à la sauce reggae.
«Geoff est l’un des joueurs les plus physiques que j’ai vus de ma vie! Il frappait fort et tu dois te méfier de lui tout le temps. Damien, Matt, Geoff et moi sommes devenus proches. J’aurais voulu passer encore plus de temps avec eux», a-t-il dit, s’abandonnant à un élan nostalgique.
Ne reste plus qu’à espérer qu’un jour, Matthew Bergeron se retrouve à son tour au Super Bowl à partager avec nous ses souvenirs de Tommy DeVito. Ou peut-être même de l’agent de DeVito, qui semblait tout droit sorti du film Le Parrain.
Qui sait, c'est possiblement un classique de leur répertoire du grand écran...