Tous les résultats
Publicité

Super Bowl LX: le «petit» Drake Maye est devenu grand

Drake Maye tente de devenir le plus jeune quart-arrière de l’histoire de la NFL à remporter le Super Bowl.
Drake Maye tente de devenir le plus jeune quart-arrière de l’histoire de la NFL à remporter le Super Bowl. Getty Images via AFP
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2026-02-04T21:12:34Z

Partager

SANTA CLARA | À 6 pieds et 4 pouces et 225 livres, le quart-arrière des Patriots, Drake Maye, en impose sur le terrain comme dans chacun de ses points de presse cette semaine, dans le contexte du Super Bowl 60. Pourtant, il se décrit lui-même comme «le petit avorton» de sa famille, lui qui pourrait déjà s’élever parmi les grands grâce à une victoire dimanche face aux Seahawks.

• À lire aussi: Trump contre Bad Bunny au Super Bowl: les Latinos de San Francisco se sentent dénigrés

• À lire aussi: Super Bowl LX: Mack Hollins, la vedette excentrique de la soirée des médias

• À lire aussi: Super Bowl LX: Sam Darnold savoure sa renaissance

Pour l’instant, Maye doit se contenter d’être le petit, aux sens propre et figuré, même s’il est tout sauf chétif. Le plus jeune de quatre frères n’est pas devenu aussi solide à sa deuxième année dans la NFL par hasard.

Sans doute que ses frangins l’ont assez brassé dans sa vie pour qu’il ne craigne pas trop les armoires à glace qui le pourchassent chaque semaine sur le terrain!

Son frère aîné, Luke, qui mesure 6 pieds et 8 pouces, a brillé en remportant le championnat national de basketball, en 2017, avec les Tar Heels de l’Université de la Caroline du Nord.

Publicité

Son deuxième frère, Cole, était un imposant lanceur de 6 pieds et 7 pouces pour les Gators de l’Université de la Floride. Son troisième frère, Beau, a aussi évolué pour l’équipe de basketball des Tar Heels, du haut de ses 6 pieds et 8 pouces.

Maye, qui a pratiqué plusieurs sports avec la fratrie en grandissant, estime qu’il n’en serait pas là sans eux.

«Mes héros sont mes grands frères. En grandissant avec eux, j’ai eu des proches desquels je pouvais apprendre et ça m’a permis de pouvoir aller à la poursuite de mes rêves. Mes frères avaient tous leurs passions et j’essayais de trouver ma voie. Le football est devenu ma passion et j’en suis ici», a expliqué Maye dans un bain médiatique.

Un exploit rare à sa portée

Parlant des rêves qu’il pourchasse, aux yeux du pivot des Patriots, le championnat national universitaire remporté par son frère aîné il y a neuf ans ne peut que l’inspirer en cette semaine du Super Bowl.

Maye a maintenant l’occasion de devenir le plus jeune quart-arrière de l’histoire à remporter le grand match, à 23 ans et 162 jours, ce qui battrait la marque de Ben Roethlisberger, avec les Steelers, en 2005. Il deviendrait aussi le cinquième pivot de deuxième année à gagner le Super Bowl.

Publicité

Malgré les exploits de ses prédécesseurs, c’est surtout la possibilité d’amener un deuxième titre dans la famille Maye qui lui sert de carburant.

«Ce sera le même type de match que mon frère a vécu, mais une bague du Super Bowl ce serait quelque chose d’encore plus gros. Ces bagues sont tellement grosses et cool de nos jours», a souri Maye, un brin moqueur.

Getty Images via AFP
Getty Images via AFP

Souvenir impérissable

Signe que le temps file, Maye aura la chance en or d’inscrire son nom dans l’histoire à l’intérieur du même stade, le Levi’s Stadium, où il a assisté à son seul Super Bowl comme spectateur, il y a 10 ans, à Santa Clara.

Le 50e Super Bowl avait brisé son cœur d’adolescent puisque, comme jeune homme originaire de la Caroline, il avait vu ses Panthers s’incliner aux mains de Peyton Manning et des Broncos.

«C’était une superbe journée avec mon père. C’était le dernier match en carrière de Manning. Je me souviens encore de l’échappé [de Cam Newton]. Ce sont de tels jeux que tu essaies de ne pas reproduire quand c’est à ton tour de te retrouver dans ce match. Le souvenir de l’atmosphère du Super Bowl comme partisan demeure très clair», s’est-il souvenu.

C’est à sa famille dans les estrades qu’il pensera en sautant sur le même terrain, cette fois dans la peau du joueur porteur de tous les espoirs des Patriots.

«Je joue pour le logo devant mon chandail, mais aussi pour le nom derrière. J’ai toujours été proche de mes frères, mais aussi de mes parents et j’ai beaucoup de gratitude pour la façon dont ils m’ont élevé. J’ai tellement de respect pour eux que je veux leur donner la victoire.»

Publicité
Publicité