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Un «boost» grâce à Marie-Philip Poulin

La hockeyeuse Marie-Philip Poulin écoute bien les consignes de la directrice générale de la Maison du partage d’Youville, Sarah Nambukarawasam, afin de bien trier les agrumes.
La hockeyeuse Marie-Philip Poulin écoute bien les consignes de la directrice générale de la Maison du partage d’Youville, Sarah Nambukarawasam, afin de bien trier les agrumes. Photo Pierre-Paul Poulin

Mylène Richard

2025-11-19T00:30:00Z

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Pouvoir compter sur la présence, l’appui et la voix d’une personnalité comme Marie-Philip Poulin, ça donne un boost à la Maison du partage d’Youville.

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«Ça aide à sensibiliser tout le monde [à notre cause], soutient Sarah Nambukarawasam, directrice générale de la banque alimentaire et friperie fondée en 1984 par la Congrégation des Sœurs grises de Montréal.

«Ce n’est pas parce qu’on est un petit organisme qu’on ne fait pas les choses en grand. On fait 120-180 paniers par semaine, dépendamment des saisons, à raison de deux distributions, les mercredis et les vendredis après-midi», explique l’ingénieure de formation.

Les clients, qui, pour la majorité, vivent avec 700$ par mois d’aide gouvernementale, déboursent 5$ pour un panier, qui en vaut au moins 100$ à l’épicerie.

«Ce n’est pas gratuit parce que les gens prendraient tout et ce qu’ils ne mangeraient pas serait jeté à la poubelle», souligne-t-elle, ajoutant que le coût de la vie grimpe vite avec le loyer, les enfants et souvent les médicaments.

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Et quand un bénéficiaire qui s’est qualifié pour obtenir ce service achète de la nourriture, il peut repartir avec un vêtement ou un jouet de la friperie.

Marie-Philip Poulin a tâté les oranges pour savoir si elles étaient encore bonnes.
Marie-Philip Poulin a tâté les oranges pour savoir si elles étaient encore bonnes. Photo Pierre-Paul Poulin

Activité d’entreprise

La Maison du partage d’Youville, qui aide entre 500 et 800 foyers par année, opère grâce aux dons de résidents plus nantis du quartier Pointe-Saint-Charles et s’approvisionne chez Moisson Montréal.

Elle peut aussi compter sur des bénévoles envoyés par des entreprises, comme c’était le cas mardi lors du passage de Marie-Philip Poulin.

«Ça permet aux employés de faire du team building, mais aussi de souffler, d’être actifs et de relativiser, d’avoir des relations et des discussions en dehors du bureau», constate Mme Nambukarawasam.

Les agrumes triés par Marie-Philip Poulin seront offerts à des gens dans le besoin.
Les agrumes triés par Marie-Philip Poulin seront offerts à des gens dans le besoin. Photo Pierre-Paul Poulin

D’autres besoins

Cette dernière aimerait que l’organisme devienne propriétaire de son petit local et puisse profiter des services de stagiaires en travail social. Ils pourraient conseiller les clients qui souhaitent retourner à l’école ou trouver un emploi parce que l’objectif n’est pas que les personnes aient besoin de l’organisme à vie, à moins d’une condition particulière.

Ces stagiaires pourraient aussi être utiles quand un père de famille se présente même s’il travaille en finance et gagne bien sa vie.

«Ça m’avait marquée. Il n’allait pas bien. Il avait développé un problème d’addiction à l’héroïne pendant la COVID», se remémore avec tristesse Mme Nambukarawasam.

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