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Marie-Philip Poulin: «On est très chanceuse de pouvoir manger tous les jours»

Marie-Philip Poulin a donné un coup de main à la Maison du partage d’Youville mardi, dans le quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal.
Marie-Philip Poulin a donné un coup de main à la Maison du partage d’Youville mardi, dans le quartier Pointe-Saint-Charles, à Montréal. Photo PIERRE-PAUL POULIN
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2025-11-19T00:05:00Z

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Habituée à manier la rondelle et à marquer des buts, Marie-Philip Poulin a plutôt trié des agrumes à la Maison du partage d’Youville, mardi.

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Ceux qui sont encore bons à la consommation seront remis à des gens ayant recours à la banque alimentaire dans plusieurs secteurs du Sud-Ouest de Montréal.

«Ça ouvre les yeux, ça met les choses en perspective, admet la célèbre hockeyeuse en entrevue avec Le Journal. On est très chanceuse de pouvoir manger tous les jours. Des fois, ce n’est pas nécessairement visible, on ne le voit pas dans le visage des personnes, mais il y a beaucoup de familles, beaucoup de parents monoparentaux qui sont dans le besoin.»

L’an dernier, Poulin et ses coéquipières de la Victoire de Montréal avaient cette fois confectionné et distribué des paniers de Noël à Longueuil.

«On voyait les sourires, la réaction des parents, des enfants. C’était cool de pouvoir faire un petit geste comme ça. Ça fait chaud au cœur», se souvient-elle.

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La quadruple médaillée olympique aurait pu donner simplement de l’argent, mais a voulu mettre la main à la pâte, consciente que «ça vient avec son rôle d’athlète».

«Je ne sais pas si c’est parce que je suis plus mature, mais ça me tient à cœur d’avoir un impact sur la société», mentionne l’attaquante de 34 ans.

Marie-Philip Poulin en pleine action dans une banque alimentaire.
Marie-Philip Poulin en pleine action dans une banque alimentaire. Photo PIERRE-PAUL POULIN

Valeurs familiales

Dès son enfance, elle a été sensibilisée à l’insécurité alimentaire, que ce soit lors de la guignolée dans son Beauceville natal ou à l’école. «Pou» se rappelle que son frère, Pier-Alexandre, et elle apportaient des conserves ou des pâtes afin de les déposer dans une boîte à l’avant de la classe.

«Mes bâtons de hockey, c’est sûr que je ne les donnais pas!» précise-t-elle en riant, lorsqu’il fallait choisir un jouet à offrir.

Plus tard, Poulin a également donné de son temps auprès de Moisson Beauce. Au fil des ans, elle a souvent été inspirée par les employés et les bénévoles œuvrant au sein de ce genre d’organisme.

«C’est Marie-Philip l’humaine qui veut venir aider. Ça va au-delà de porter le chandail de la Victoire, ça va au-delà des médailles d’or», assure la capitaine de la formation montréalaise et d’Équipe Canada.

Marie-Philip Poulin pose avec la directrice générale de la Maison du partage d’Youville, Sarah Nambukarawasam.
Marie-Philip Poulin pose avec la directrice générale de la Maison du partage d’Youville, Sarah Nambukarawasam. Photo PIERRE-PAUL POULIN

Du chocolat pour la cause

Tout comme Nazem Kadri, des Flames de Calgary, Poulin s’est associée à la campagne de Cadbury «Déjouons la faim ensemble». Celle-ci a permis d’amasser un total de 400 000$ (200 000$ provenant d’une partie des ventes de chocolat et autant issus d’un don de la compagnie) pour Banques alimentaires Canada. Grâce à ce montant, elles fourniront jusqu’à 800 000 repas.

Ce qui a fait dire à Poulin que ça valait la peine d’acheter du chocolat.

«Pourquoi pas? C’est tellement bon!»

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