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Marie-Philip Poulin fait don de sa sueur à la science

Photo fournie par Gatorade

Mylène Richard

2025-11-18T13:00:00Z

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Si Marie-Philip Poulin et ses coéquipières revivent une prolongation de quatre périodes, elles seront mieux outillées maintenant qu’elles ont participé à une recherche sur l’hydratation sportive chez les athlètes féminines.

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Les joueuses de la Victoire de Montréal se sont entraînées la semaine dernière avec un capteur sur le front afin de mesurer notamment leur sueur.

«Avant la session, on s’est pesées. On nous a donné une bouteille d’eau ou une bouteille de Gatorade. À la fin de la pratique, ils calculaient ce qu’on avait bu et perdu. Éventuellement, on nous dira ce dont on a besoin durant un entraînement ou une partie», a expliqué Poulin au Journal.

Les filles, toutes curieuses, ont perdu entre 1,5 et 2 kilos d’eau (3,3 à 4,4 lb) pendant l’heure passée sur la glace.

«Durant une partie, ce sera sûrement le double ou même plus, a avancé la hockeyeuse. Pour les gardiennes, c’est encore plus. On ne réalise pas à quel point on perd de l’eau.»

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«En vieillissant, on prend toute l’aide qu’on peut avoir!» a laissé tomber Poulin en rigolant.

Marie-Philip Poulin en action lors d'un match hors-concours contre le Fleet de Boston, lundi, à l'Auditorium de Verdun.
Marie-Philip Poulin en action lors d'un match hors-concours contre le Fleet de Boston, lundi, à l'Auditorium de Verdun. Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

Différentes des hommes

Plus jeune, l’attaquante de 34 ans aurait aimé avoir des données sur sa transpiration afin de connaître les besoins de son corps.

«Les joueuses de hockey peuvent présenter des taux de transpiration, des concentrations de sodium dans la sueur et des schémas de perte de liquides et d’électrolytes différents de ceux des joueurs masculins, a indiqué le Dr Lawrence Spriet, professeur émérite en sciences de la santé humaine à l'Université de Guelph, qui dirige la recherche sur 100 hockeyeuses de la LPHF provenant des Sceptres de Toronto, la Charge d'Ottawa, la Victoire et les Goldeneyes de Vancouver.

«Vous ne feriez pas de compétition avec des patins mal affûtés ou un bâton qui ne vous convient pas, alors pourquoi jouer sans connaître vos besoins spécifiques en matière d'hydratation?» a-t-il ajouté dans un communiqué.

Profiter de la technologie

Cette rare étude sur la physiologie féminine menée par Gatorade et son Institut des sciences du sport inclut aussi des joueuses de basketball, de soccer, de softball et de volleyball.

«Prendre ces informations sur les athlètes féminines sera éventuellement super important. Le sport professionnel féminin évolue et pourquoi pas la technologie aussi», a avancé celle qui collabore avec Gatorade depuis 2015.

Douloureux souvenirs

«Pou» s’est rappelé les nombreux matchs disputés en prolongation durant les séries, dont un qui s’était soldé après plus de 135 minutes de jeu le printemps dernier en faveur de Montréal.

«L’acide lactique, les jambes lourdes, le souffle, tout est difficile. C’est une belle combinaison, a noté la célèbre numéro 29. On jouait à la fin grâce à notre cœur, à l’adrénaline et notre désir de gagner. La préparation est importante et l’hydratation aussi. Tout ce qui peut nous donner un avantage, pourquoi ne pas en profiter?»

Gatorade pourrait même un jour lancer une boisson pour les femmes actives, ce qui plairait à Poulin.

«Quand je vais à l’épicerie et que je vois ma face sur un Gatorade, ça me fait penser que quand j’étais jeune, je voyais toujours des gars sur les produits. Là, il y a non seulement moi, mais d’autres joueuses et même des athlètes féminines d’autres sports», a observé celle dont le Gatorade orange est son préféré.

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