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Tout un défi pour Manon Rhéaume dans la LPHF

Manon Rhéaume a posé lors du 33e Gala d’intronisation du Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec, en 2024, au Club de golf métropolitain Anjou, à Montréal.
Manon Rhéaume a posé lors du 33e Gala d’intronisation du Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec, en 2024, au Club de golf métropolitain Anjou, à Montréal. Photo Pierre-Paul Poulin
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-05-29T19:55:34Z

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Manon Rhéaume a relevé plusieurs défis au cours de sa carrière, mais celui qui attend la directrice générale de la nouvelle équipe de Detroit dans la LPHF est de taille.

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À peine en poste depuis deux semaines, Rhéaume doit faire vite pour se préparer au repêchage d’expansion, dont la première des six phases s’amorcera mardi.

« C’est certain que c’est difficile de bâtir une équipe en si peu de temps, surtout en ne sachant pas encore qui sera disponible la semaine prochaine. On a une stratégie, des plans A, B, C et D, plusieurs différentes avenues », a raconté l’ancienne gardienne, jeudi, lors d’une visioconférence.

Le compliqué processus mènera à l’encan régulier de la LPHF, qui accueillera quatre nouvelles organisations pour atteindre un total de 12, le 17 juin à Detroit. Le marché des joueuses autonomes s’ouvrira deux jours plus tard.

« J’ai dû relire les règles à quelques reprises, comme tout le monde. La Ligue est là pour nous aider et répondre à nos questions », a soutenu la médaillée d’argent à Nagano, impressionnée par le calibre de la LPHF.

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« Ç’a tellement évolué depuis les Jeux olympiques de 1998 ! »

Manon Rhéaume et France St-Louis après la conquête du championnat du monde de hockey féminin, en avril 1994, à Lake Placid.
Manon Rhéaume et France St-Louis après la conquête du championnat du monde de hockey féminin, en avril 1994, à Lake Placid. Photo d'archives

Les Kings de Los Angeles

La première femme à jouer dans la LHJMQ puis chez les pros, et la seule à avoir participé à des matchs préparatoires dans la LNH, en 1992 et 1993 avec le Lightning de Tampa Bay, se dit prête pour cette nouvelle étape.

Son travail au sein des opérations hockey des Kings de Los Angeles au cours des quatre dernières années ainsi que son association avec le programme Little Caesars de Detroit l’ont bien préparée, croit-elle.

Manon Rhéaume lors d'une visioconférence de la LPHF, jeudi.
Manon Rhéaume lors d'une visioconférence de la LPHF, jeudi. Capture d'écran, LPHF

Saveur locale

Rhéaume a déjà choisi son entraîneur : Josh Sciba. Le natif du Michigan était un des adjoints des Sirens de New York et de la formation des États-Unis championne aux derniers JO.

La saveur locale est donc importante pour la femme originaire de Lac-Beauport, près de Québec, résidente de cet État américain depuis des années.

« On va regarder des joueuses du Michigan, qui connaissent la place et qui veulent revenir ici, mais notre but est de bâtir la meilleure équipe possible », a soutenu Rhéaume, qui, à 54 ans, réalisera enfin son rêve de faire partie d’une ligue professionnelle de hockey féminin.

Elle a notamment déjà côtoyé les attaquantes Kirsten Simms, championne olympique, et Elyssa Biederman avec les Little Caesars, dont les fondateurs Mike et Marian Ilitch, propriétaires des Red Wings de Detroit, sont derrière de la venue de la LPHF.

« Pour l’instant, on s’est surtout concentré sur le repêchage d’expansion. Ensuite, on connaîtra mieux nos besoins pour l’encan amateur. »

Abby Roque lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal, mercredi, dans le vestiaire de l'équipe à l'Auditorium de Verdun.
Abby Roque lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal, mercredi, dans le vestiaire de l'équipe à l'Auditorium de Verdun. Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Piger à Montréal ?

Rhéaume pourrait aussi être tentée de regarder du côté d’Abby Roque, une fille du Michigan, puisque la Victoire protégera d’abord Marie-Philip Poulin, Laura Stacey et Ann-Renée Desbiens.

« J’ai aimé ma saison, les filles, le personnel, c’est donc une option de rester [à Montréal], mais je ne sais pas du tout ce qui va se passer », avait dit Roque mercredi lors du bilan de fin de saison.

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