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Réflexion familiale pour Marie-Philip Poulin et Laura Stacey

Marie-Philip Poulin lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal, mercredi, dans son vestiaire à l’Auditorium de Verdun.
Marie-Philip Poulin lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal, mercredi, dans son vestiaire à l’Auditorium de Verdun. Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-05-28T00:23:02Z

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Marie-Philip Poulin et Laura Stacey n’ont jamais caché leur intention de fonder une famille un jour et ce moment est peut-être venu.

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« On n’a pas encore eu de sérieuses conversations à ce sujet. Ça viendra bientôt, après toutes les célébrations. C’est la prochaine étape », a assuré Stacey.

Maintenant que les deux épouses ont triomphé ensemble aux Mondiaux, aux Jeux olympiques et dans la LPHF, avoir un bébé pourrait être dans la mire.

« Il y aura des décisions à prendre dans les prochaines semaines », a acquiescé Poulin, mercredi, lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal à l’Auditorium de Verdun.

« Ça fait plusieurs années qu’elles parlent de famille. On ne sait pas quand ça va arriver, mais elles seront de magnifiques mamans », a souligné la directrice générale, Danièle Sauvageau.

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« Un piano sur le dos »

Poulin a toujours le feu sacré parce que, lorsqu’on soulève la coupe Walter, « on en veut toujours plus ».

La Beauceronne de 35 ans est toujours en attente des résultats de ses tests médicaux, elle qui souffre toujours de la blessure subie au genou droit aux JO.

« Il en reste moins qu’avant. J’essaie de profiter du moment. Pour l’instant, je n’ai pas pensé à ce mot [“retraite”]», a dit « Pou », évasive.

La capitaine a aggravé sa blessure et a raté 10 matchs de la Victoire avant de revenir pour la dernière partie régulière. Elle a dû jouer avec une orthèse qui lui donnait l’impression d’avoir « un piano sur le dos ».

« C’était dur de mettre l’équipement quand la jambe pèse 5-10 lb de plus », a-t-elle raconté.

Laura Stacey.
Laura Stacey. Photo Agence QMI, JOËL LEMAY

Très maganée

Les séries n’ont pas été plus faciles pour Stacey, touchée au genou gauche, à l’épaule droite, à un bras et à l’auriculaire gauche.

« On doit aussi prendre soin de nos corps. Ensuite, on pourra réfléchir à notre famille », a assuré celle qui n’aura pas besoin d’être opérée.

Lorsqu’elle est tombée au combat en fin de troisième période du premier match de la finale contre la Charge d’Ottawa, l’Ontarienne de 32 ans a crié, car elle n’avait jamais senti une douleur aussi vive et elle avait « peur ».

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Poulin s’est précipitée vers elle en panique.

« Je ne l’avais jamais vue comme ça. Notre physio [Alexandra Normandin-Létourneau] était prête. J’ai demandé d’appeler l’ambulance, mais elle a répondu non ! »

Son genou a été remis en place et, contre toute attente, Stacey était à son poste pour la prolongation. Elle a même participé au but vainqueur d’Abby Roque.

« Je n’aurais pu revenir au jeu si ça n’avait pas été du travail de l’équipe médicale. Elle travaille dans l’ombre, mais elle a eu son mot à dire dans cette conquête de la coupe Walter », a remercié Stacey.

Danièle Sauvageau.
Danièle Sauvageau. Photo Agence QMI, JOËL LEMAY

Même si Stacey se réveillait le matin en ne sachant pas si elle allait être capable de jouer en soirée, ce gain a donné le ton à la finale.

C’est donc sans surprise que Sauvageau a laissé entendre que les trois premières joueuses qu’elle protégera seraient Poulin, Stacey et la gardienne Ann-Renée Desbiens en vue du repêchage pour les quatre équipes d’expansion.

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