Tous les résultats
Publicité

Moins riches, mais championnes de la LPHF

Ann-Renée Desbiens prend une photo avec Marie-Philip Poulin et Laura Stacey, le 20 mai à Ottawa, après le couronnement de la Victoire de Montréal.
Ann-Renée Desbiens prend une photo avec Marie-Philip Poulin et Laura Stacey, le 20 mai à Ottawa, après le couronnement de la Victoire de Montréal. PHOTO MYLÈNE RICHARD
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-05-28T16:59:21Z

Partager

Marie-Philip Poulin, Laura Stacey et Ann-Renée Desbiens ne regrettent pas d’avoir accepté l’été dernier une diminution de salaire.

• À lire aussi : Réflexion familiale pour Marie-Philip Poulin et Laura Stacey

• À lire aussi : Martin St-Louis a inspiré la coach de la Victoire de Montréal

• À lire aussi : Ann-Renée Desbiens « est de loin la meilleure gardienne au monde »

« D’être une gagnante, il n’y a pas de prix pour ça. C’est ce qu’on essaie de bâtir dans ce vestiaire. Une façon de gagner, c’est peut-être de laisser une partie du gâteau aux autres, pour attirer les bonnes personnes, les bonnes leaders », a souligné Desbiens, mercredi, lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal.

« Il y a des joueuses qui jouent pour l’argent. Ici, on joue pour gagner », a-t-elle ajouté, vêtue d’un t-shirt des championnes de la LPHF.

C’est en collaboration avec la directrice générale Danièle Sauvageau que les trois têtes d’affiche de la Victoire de Montréal ont fait ce choix afin de triompher pour la première fois après deux déceptions.

« On savait que Danièle avait des filles dans la mire et on voulait aider de n’importe quelle façon. Ça vaut la peine en soulevant cette coupe », a renchéri Poulin.

Publicité

Marie-Philip Poulin lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal, mercredi.
Marie-Philip Poulin lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal, mercredi. Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Plusieurs acquisitions

Ayant perdu d’excellentes athlètes au repêchage d’expansion de 2025, la DG avait besoin d’argent pour aller chercher les Abby Roque, Hayley Scamurra, Maggie Flagerty, Shiann Darkangelo, Jessica Digirolamo, Jade Downie-Landry, garder des filles comme Catherine Dubois ou offrir des contrats à des choix de repêchage tels que Nicole Gosling.

« On savait les trois que si on voulait un championnat et attirer des joueuses à Montréal, c’était une bonne solution », a confirmé Stacey.

Laura Stacey soulevant la coupe Walter, le 20 mai à Ottawa.
Laura Stacey soulevant la coupe Walter, le 20 mai à Ottawa. Photo Getty Images via AFP

20 000 $ de moins

Poulin est passé d’un salaire de 121 570 $ US à 110 216 $ US, tandis que Stacey a vu sa rémunération de 89 974 $ US descendre à 78 000 $ US. Les deux ont ainsi perdu plus de 20 000 $ CAN en incluant l’augmentation de 3 % prévue à la convention collective.

Quant à Desbiens, la gardienne a touché 94 972 $ US en 2024-2025, puis 90 000 $ US cette saison, une baisse de près de 11 000 $ CAN.

Les trois vedettes ont aussi empoché des bonis en séries ainsi qu’avec l’équipe canadienne, sans compter les commandites et les revenus publicitaires.

Abby Roque lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal, mercredi, dans le vestiaire de l'équipe à l'Auditorium de Verdun.
Abby Roque lors du bilan de fin de saison de la Victoire de Montréal, mercredi, dans le vestiaire de l'équipe à l'Auditorium de Verdun. Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Roque pourrait les imiter

Pour sa part, Roque, dont le contrat de 116 999 $ US (161 600 $ CAN) signé avec les Sirens de New York arrive à échéance, ne sait pas ce que l’avenir lui réserve avec quatre nouvelles équipes d’expansion.

La principale partenaire de trio de Poulin et Stacey n’a pas fermé la porte à une diminution de salaire afin de gagner encore à Montréal.

« Je pense bien. Cette organisation en sera à sa quatrième saison, elle connaît le tabac. C’est un avantage, parce que e n’est pas facile pour les nouvelles organisations pour qui tout est nouveau », a analysé l’attaquante américaine.

Publicité
Publicité