Du football australien au Super Bowl: le parcours unique d’un botteur des Seahawks


Stéphane Cadorette
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SAN JOSE | Il y a quelques années, dans son Australie natale, Michael Dickson n’avait aucune idée de ce qu’était la NFL. Aujourd’hui, il a sa place au Super Bowl avec les Seahawks et il est reconnu comme l’un des meilleurs botteurs de dégagement dans la ligue.
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Rencontré lors de la séance médiatique des Seahawks à leur hôtel de San Jose mercredi, Dickson semblait encore se pincer pour réaliser à quel point le tourbillon de la vie l’a entraîné dans un endroit et un moment insoupçonné, à l’aube de l’un des plus grands événements sportifs à l’échelle planétaire.
Pourtant, en 2015, le football américain ne faisait aucunement partie des rêves qu’il tentait d’atteindre.
Pour Dickson, c’était plutôt le football australien qui l’alimentait. La NFL a bien percé en Australie au fil des ans, mais pas au point de séduire le natif de Sydney.
«Je ne savais pas ce que c’était, à part d’avoir vu du football américain dans des films», a-t-il lancé au Journal en souriant.
Pas sur le radar
C’est dès l’âge de 9 ans que Dickson s’est adonné au football australien. Il s’est vite établi comme un bon joueur en se voyant décerner le Soulier d’or pour ses habiletés de botteur dès sa première année.
S’il n’a pas atteint l’AFL, le plus gros circuit professionnel de football australien, il avait tout de même une excellente réputation, au point où des coéquipiers lui ont recommandé de se présenter à un camp de Prokick Australie, un programme qui tente de repérer de potentiels talents pour des postes de botteurs aux États-Unis.
«Je n’aurais jamais imaginé que la NFL était une possibilité pour moi. Des gars avec lesquels je jouais m’ont dit d’essayer. Je n’avais absolument aucune attente», a-t-il confié.
Le grand saut

Son essai s’est avéré percutant au point où les Longhorns de l’Université du Texas lui ont soumis une offre. Il s’est joint à l’équipe de 2015 à 2017, terminant sa carrière avec panache en étant nommé le joueur le plus utile lors du Texas Bowl, à son dernier match en carrière. Un fait rarissime pour un botteur de dégagement.
«J’étais convaincu qu’on m’avait fait une blague. Je riais et j’allais m’en aller au vestiaire quand un gars m’a dit que c’était sérieux et que je devais rester pour la remise de mon trophée. Je ne pensais même pas que c’était possible qu’un botteur de dégagement obtienne ce titre», a-t-il raconté.
Il n’en fallait pas plus pour attirer l’œil des Seahawks, qui l’ont sélectionné en cinquième ronde du repêchage de 2018.
Cette saison, il a obtenu la sixième meilleure moyenne dans la ligue avec 49 verges par dégagement.
«Toute cette aventure s’est tellement déroulée rapidement! Je suis reconnaissant et je ne tiens pas ce qui m’arrive pour acquis. Parfois, je suis assis dans nos rencontres d’équipes et je vois le logo sur mon chandail, puis je me dis à chaque fois que c’est impossible que je joue dans la NFL», a-t-il constaté.
Parfois, au Super Bowl, les histoires les plus improbables ne sont pas celles des grandes vedettes.