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Succession de François Legault: le ministre Gilles Bélanger appuie Christine Fréchette qui a entamé sa réflexion

Photo portrait de Nicolas Lachance

Nicolas Lachance

2026-01-15T16:49:16Z

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Le Québec est mûr pour une première ministre et un leadership féminin, plaide le ministre de la Cybersécurité, Gilles Bélanger, qui croit que seule Christine Fréchette peut rallier tous les caquistes grâce à son ton modéré. La ministre de l'économie a d'ailleurs entamé sa réflexion.

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«Je crois qu’on est prêts pour un leadership au féminin», a-t-il confirmé en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Selon nos informations, Christine Fréchette est déjà en campagne : elle «s’organise», dit-on.

La ministre Fréchette a affirmé jeudi être «flattée» que son nom circule. «J’entame une période de réflexion, donc je vais profiter des prochains jours pour évaluer la chose et discuter avec mes proches et puis les collègues et puis évaluer la suite», a-t-elle déclaré.

Une équipe est derrière elle et s’active auprès des membres. Mme Fréchette devient ainsi la première à recevoir publiquement l’appui d’un élu du caucus.

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«Je pense que Christine est vraiment au centre. Pour assurer la pérennité de la troisième voie, il faut quelqu’un bien positionné entre souverainistes et fédéralistes, économique et nationaliste. Quelqu’un à la croisée de plusieurs allégeances, et elle incarne cette carte-là», plaide-t-il.

Plusieurs femmes se démarquent au sein de la CAQ, comme Sonia LeBel et France-Élaine Duranceau, reconnaît-il.

«Mais, parmi toutes celles qui peuvent jouer un rôle de leadership à la CAQ, celle qui peut être cheffe, c’est Christine», tranche le ministre.

Pour Gilles Bélanger, «mettre en relief ce leadership féminin en politique, ce serait vraiment intéressant pour la CAQ».

Poigne de fer avec un cœur

M. Bélanger décrit l’actuelle ministre de l’Économie comme calme et posée. «Une main de fer dans un gant de velours, avec un cœur», illustre-t-il.

De plus, Mme Fréchette bénéficie de la confiance de François Legault, ce qui pourrait peser lourd dans la balance. Selon lui, plusieurs autres députés du caucus appuient déjà Christine Fréchette.

«Les gens aiment travailler avec elle», soutient le ministre, qui souhaite une course rapide. Espérons que ça ne dure pas trois mois», lance-t-il.

Mme Fréchette est «peut-être moins connue que d’autres», mais un appui auprès des membres « ça se bâtit », insiste Gilles Bélanger.

«Elle a le ton modéré dont le Québec a besoin», ajoute-t-il.

Des critiques en coulisse

En arrière-scène, certains caquistes jugent que Mme Fréchette n’est pas assez «bleue», malgré son passé péquiste.

Ses positions en matière d’immigration seraient jugées trop molles par certains. Elle s’était notamment opposée à plusieurs réformes de Jean-François Roberge et Simon Jolin-Barrette.

Sa vision, confient nos sources, est avant tout axée sur l’économie et les besoins de main-d’œuvre pour réaliser de grands projets.

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