Départ annoncé de François Legault: Lafrenière ne ferme pas la porte à la chefferie de la CAQ, Eric Girard aussi intéressé

Marc-André Gagnon
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Encore «sous le choc» au lendemain de l’annonce du départ de François Legault, le ministre Ian Lafrenière ne ferme pas la porte à la possibilité de se lancer dans la course à la chefferie caquiste. Son collègue aux Finances, Eric Girard, se dit lui aussi intéressé.
Interrogé à savoir s’il pourrait être sur les rangs pour tenter de succéder à M. Legault, «je me questionne», a confié le ministre de la Sécurité publique à Mario Dumont, à LCN, jeudi matin.
«La CAQ, c’est ma famille», a fait valoir celui qui dit avoir appris en même temps que tout le monde que le premier ministre quitterait la vie politique dès que son parti lui aura trouvé un successeur.
À l’instar de François Legault, M. Lafrenière souhaite d’abord réfléchir à ce qui serait le plus bénéfique pour l’avenir de la Coalition Avenir Québec.
«Il ne faut pas penser juste à soi-même», a exposé le député caquiste de Vachon.
Le parti avant les individus
Avec les élections qui arrivent à grands pas cet automne, les caquistes doivent notamment songer au type de course qui leur sera le plus bénéfique. «Est-ce qu’on veut une course à plusieurs candidats? Est-ce qu’on veut une course à quelques personnes? C’est vraiment la réflexion qu’on doit se faire présentement», croit M. Lafrenière.
Il se dit optimiste pour la suite des choses, même si plusieurs doutent de la survie de la CAQ après le départ de son chef fondateur.
M. Lafrenière croit que François Legault laisse en héritage quelque chose qui est «plus grand que lui», soit «une nouvelle possibilité politique au Québec».
«J’ai espoir qu’on est une voie intéressante pour les Québécois», a soutenu l’ancien policier, en soulignant qu’avec la fondation de la CAQ, François Legault a su obtenir les appuis de ceux qui, las de la dualité péquiste-libérale, «avaient complètement délaissé la politique» au Québec.
«Oui, je suis intéressé», dit Girard
Lors d’une mêlée de presse à Montréal, le ministre des Finances Eric Girard a exprimé son désir de «contribuer à la relance du parti». Il souhaite toutefois attendre de connaître les règles de la course à la chefferie avant de s’y lancer, notamment «ce que ça implique au niveau des responsabilités ministérielles». Autrement dit, devra-t-il renoncer à son poste de ministre s’il est dans les rangs pour succéder à M. Legault?
«Oui, je suis intéressé, mais je pense qu’il est trop tôt pour dire si je vais plonger ou non», a indiqué M. Girard.
«Un nouveau chapitre», signale Bonnardel
Dégommé par François Legault de son poste de ministre dans la foulée du scandale SAAQclic, le député de Granby François Bonnardel croit de son côté que c’est «un nouveau chapitre qui débute à partir d’aujourd’hui» pour la CAQ.
«Moi, je veux remarquer l’histoire en 2026», a déclaré M. Bonnardel à LCN.
Même s’il répète qu’il est «encore beaucoup trop tôt» pour indiquer s’il sera de la course à la chefferie, François Bonnardel laisse planer qu’il prendra le temps «d’avoir une bonne réflexion» à ce sujet.
«Moi, ce qui est important, c’est que la troisième voie reste, qu’elle redevienne une option crédible pour chaque Québécois», a insisté M. Bonnardel, qui se dit confiant au sujet du rapport que publiera le commissaire Gallant.
Alors que circule également le nom de l’ancien chef adéquiste et actuel député fédéral conservateur Gérard Deltell, vérification faite, ce dernier n’a pas du tout l’intention de revenir à la CAQ, selon nos informations.