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Retraite de Mikaël Kingsbury : le King tourne une grandiose page d’histoire

Le «Roi des bosses» accroche ses skis avec une victoire, deux autres titres canadiens et une couronne dorée à vie

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-03-29T00:04:19Z

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SAINT-SAUVEUR | Quand il a traversé le dernier fil d’arrivée de sa carrière au pied de la pente où ses rêves sont nés et qu’il a été déclaré champion canadien en parallèle, Mikaël Kingsbury s’est étendu sur la neige de l’aire d’arrivée en poussant de longs souffles sous les chants qui entonnaient son nom. Sa glorieuse carrière était terminée. Une autre grande page du ski acrobatique canadien venait de se tourner dans l’épais chapitre du « Roi des bosses ».

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« Il y avait un peu de nostalgie, un peu d’émotions quand j’ai vu mes parents et Laurence avec Henrik. C’est sûr que le motton a pogné dans la gorge. Mais c’est fini. Je suis content. Je n’ai aucun regret. J’ai fait ça en grand.

PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU - LE JOURNAL DE MONTRÉAL
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PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU - LE JOURNAL DE MONTRÉAL
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« C’est officiel, a-t-il poursuivi, brûlé mentalement et physiquement de sa semaine finale en compétition. Il n’y a personne qui m’a mis à la retraite. Je termine sur la note que je voulais. »

PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU - LE JOURNAL DE MONTRÉAL
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Pour l’histoire de cette dernière journée de compétition en parallèle, sous les doux flocons et le soleil au Sommet Saint-Sauveur dans les Laurentides, dans le cadre du Championnat canadien, Kingsbury a défait Graden Parsons et Simon Philippon Fugère sans trop de problèmes en huitième et en quart de finale, respectivement. Jean-Christophe Bougie ne lui a pas fait de cadeau en demi-finale, ni Cole Carey en finale.

PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU - LE JOURNAL DE MONTRÉAL
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Célébrer et savourer

En entrevue avec la presse écrite une heure après la course, Kingsbury cherchait ses mots pour décrire ses derniers moments en compétition. Le disque de sa retraite imminente tournait depuis le début de la saison. En traînant cette blessure à l’aine jusqu’à sa 100e victoire sur le circuit de la Coupe du monde et ses médailles d’argent et d’or en Italie, il sentait ensuite avoir tout raconté depuis les Jeux olympiques.

« C’est émouvant, parce qu’il y a beaucoup de monde qui est là pour moi. Là, c’est terminé. J’ai juste le goût d’aller célébrer et d’en profiter, parce que je pense l’avoir mérité. Je suis vraiment fier de moi, de ce que j’ai accompli dans ma carrière et j’ai réussi à bien gérer mon week-end comme je l’ai toujours fait. J’ai apprécié chaque moment. »

PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU - LE JOURNAL DE MONTRÉAL
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Une couronne en or

Après sa énième descente de la plus haute marche du podium, Kingsbury a reçu un cadeau de ses parents, Julie et Robert.

En ouvrant la boîte, le King y a trouvé une couronne en or retraçant les grands exploits de sa carrière de cinq médailles olympiques, 100 victoires et 143 podiums en Coupe du monde et neuf titres de champion du monde et 29 globes de cristal. Sur la paroi intérieure sont inscrits des mots, des messages et de petits secrets de famille.

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« On voit mes médailles olympiques en ordre et mes globes qui font le tour complet. On voit mes sauts et des messages personnels durant ma carrière. C’est vraiment une belle pièce d’or. Et c’est lourd », a-t-il expliqué en pointant la massive pièce, qu’il a portée au grand plaisir de la foule quelques minutes auparavant.

Souvenir de sa première

Parmi les différents présents remis, son entraîneur Michel Hamelin lui a aussi dévoilé un cadre doré qu’il conservait chez lui depuis 12 ans. À l’intérieur se trouve le pamphlet commémoratif de la compétition où il a signé sa première victoire en Coupe du monde, à Beida Lake, en Chine, le 21 décembre 2010. À ses côtés pour 51 de ses 100 victoires sur le circuit, Hamelin l’avait fait autographier par ses coéquipiers à l’époque.

« On pensait que tu allais en gagner deux ou trois autres à l’époque, a plaisanté Hamelin au micro. Mais tu en as gagné 100.

« Merci big, je vais m’ennuyer de toi », a ajouté l’émérite instructeur avec un tantinet d’émotion dans la voix.

PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU - LE JOURNAL DE MONTRÉAL
PHOTO FRANÇOIS-DAVID ROULEAU - LE JOURNAL DE MONTRÉAL

Prochain chapitre

Kinsgbury est conscient qu’il termine un gros chapitre de sa vie. Celui qui l’a fait voyager à travers le monde depuis près de 20 ans, se surpasser, forger des amitiés et bien plus, mais il se dit prêt pour la suite.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

« Plein d’autres chapitres vont s’ouvrir. Mon petit gars grandit à vue d’œil. Je veux être avec lui, pouvoir laisser ma blonde dormir. Je veux être en famille et profiter de chaque moment. Je suis choyé.

« Merci à tout le monde », a conclu le « Roi des bosses ».

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