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Retraite de Mikaël Kingsbury: des anecdotes et des histoires sur plus de 20 ans

Des proches du skieur acrobatique ont raconté des anecdotes amusantes sur sa carrière

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-03-28T04:00:00Z
2026-03-28T10:30:00Z

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SAINT-SAUVEUR | Que ce soit sur les pentes du mont Saint-Sauveur, sur celles de Whistler ou de Zermatt en Suisse, en camp d’entraînement ou sur le circuit de la Coupe du monde, les anecdotes impliquant Mikaël Kingsbury sont très nombreuses. Dans toutes celles entendues par d’anciens instructeurs, dirigeants d’équipes et coéquipiers, on retrouve l’authenticité, l’accessibilité, le plaisir et la simplicité de l’athlète.

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En voici donc quelques-unes qui ont jonché sa longue carrière.

Aucune pitié sur la piste

ATP/WENN.com
ATP/WENN.com

La scène se déroule dans le portillon de départ en duel, lors de la dernière épreuve de la saison à Megève, en France. Son rival, le Français Anthony Benna, prend sa retraite chez lui. Il lui demande donc de l’épargner et d’éviter de le battre à plates coutures.

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« Anthony est un bon ami. Il me taquinait beaucoup. Je savais que s’il me battait à la dernière course de sa vie, il m’en aurait parlé à tout jamais, raconte Kingsbury avec amusement. Je me suis arrangé pour m’assurer qu’il ne me batte pas. Il fallait que ce soit sans équivoque. En me le demandant, Anthony a juste fait en sorte que je me suis dit que je devais aller encore plus vite.

« Je lui ai fait un sourire en lui souhaitant bonne chance. Je l’ai éclaté. Je l’ai fendu en deux. J’étais rendu en bas et il n’était pas encore sur le deuxième saut. C’était en quelque sorte son cadeau de retraite. »

Son entraîneur Michel Hamelin a quant à lui ajouté : « Avec Mikaël, ne demande jamais la pitié ou la clémence, parce qu’il va tout faire pour t’exploser sur la piste », a-t-il plaisanté à propos de l’esprit compétitif de son pur-sang.

Une médaille d’or comme sous-verre

Didier Debusschre / JdeQ
Didier Debusschre / JdeQ

Lors de l’année olympique 2018, David Mirota était le chef d’équipe de la formation nationale. À Pyeonchang, Kingsbury est monté sur la plus haute marche du podium en remportant sa première médaille d’or olympique.

Quelques jours plus tard, le skieur a souligné l’exploit avec ses coéquipiers, instructeurs et dirigeants.

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« C’était incroyable comme il se souvenait de chaque détail des descentes et de celles des champions olympiques précédents. Il nous racontait tout ça en prenant un verre et sa médaille d’or servait de sous-verre à sa bière. C’était vraiment un beau moment », s’est rappelé Mirota.

Une première présence olympique dans le top 8

Aux Jeux olympiques de 2010, Mikaël Kingsbury a fait écarquiller les yeux des plus grands experts de ski acrobatique de la planète. À 17 ans, il avait raté la qualification olympique de quelques points. Mais il a pu goûter à l’atmosphère des Jeux à Vancouver comme ouvreur de piste. Comme il était le plus jeune et que des coéquipiers avaient sélectionné une descente assurée dans les rondes préliminaires, Kingsbury était chargée de celle de la finale. Mais sa descente n’était pas assurée en raison du peu de temps. Quand il a entendu qu’il pouvait s’élancer, il a fait opérer sa magie.

Son classement dépend de l’interlocuteur. Son entraîneur Michel Hamelin estime qu’il était assurément dans le top 8. Impressionné à l’époque, David Mirota a parlé d’un top 10 assuré alors que Jean-Luc Brassard l’a placé plus près du podium.

Selon le principal intéressé et le magicien sur planches, ses 25,92 points lui auraient permis de prendre le quatrième rang, tout juste devant Vincent Marquis et Pierre-Alexandre Rousseau.

« Ce fut une méchante bonne préparation pour les Jeux de Sotchi », a laissé tomber Kingsbury.

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