Retraite de Mikaël Kingsbury: la fierté d’une famille
Julie Thibaudeau et Robert Kingsbury ont toujours épaulé leur fils sainement en cherchant à ce qu’il s’accomplisse et s’épanouisse dans son sport

François-David Rouleau
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SAINT-SAUVEUR | La famille Kingsbury en a vécu, des émotions fortes, depuis le début de 2026. La 100e victoire en Coupe du monde, les Jeux olympiques et la médaille d’or et, maintenant, la dernière course de Mikaël. Ses parents, Julie et Robert, son frère, Maxime, et sa sœur, Audrey, verront samedi après-midi leur petit roi faire ses acrobaties pour la dernière fois en compétition.
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Quand maman s’est présentée au pied du Sommet Saint-Sauveur jeudi après-midi, la chanson The last dance de Donna Summer résonnait dans les haut-parleurs de la montagne. Elle a versé quelques larmes.
« Je ne peux pas croire comment ça va vite, comment la roue tourne vite, a relaté Julie Thibaudeau en entrevue avec Le Journal à la veille de la dernière compétition de son Mikaël. C’est complètement fou. Je suis tombée dans les photos d’enfance et ça ne fait pas si longtemps. De le voir revenir à la source pour terminer où il a commencé, c’est émouvant. »

Depuis ses premières descentes à Saint-Sauveur, Kingsbury a tout gagné, s’élevant au rang des plus grands athlètes de tous les temps en ski acrobatique. Et pourtant, la maman voit encore le petit homme dévaler les bosses comme il l’a fait des milliers de fois.

Le papa et l’athlète
Ce week-end, elle verra toutefois le papa, l’athlète accompli, heureux et serein de sa décision de tirer sa révérence chez lui.

« Je suis dans le moment présent, a-t-elle insisté. C’est vraiment beau, car on termine ça en plein dans notre mode de vie. On est en famille, au chalet, sur la montagne. C’est simple, c’est le bonheur. »
Entourée de toute sa famille avec ses enfants et petits-enfants, Julie observera attentivement celui qu’elle a toujours surveillé sur les pistes depuis 30 ans.
« Il n’était pas vieux quand il descendait la 70 en se disant qu’il était sur la Coupe du monde. Il en a gagné, des courses et des Jeux olympiques, à cet endroit-là », a-t-elle rigolé en pointant le parcours où le Championnat canadien se déroule.

« Il a rêvé, fabulé et s’est fait tant d’histoires. C’était beau. Comme Robert avait filmé tout ça, on peut le revoir. Aujourd’hui, de finir ici, c’est touchant. »
Plus que les résultats
Quand Mikaël s’élancera dans ses dernières descentes en duel samedi après-midi en mettant la gomme comme il l’a si souvent fait, au grand plaisir des milliers de spectateurs attendus, la maman regardera les yeux de fiston.
« Je veux voir la fierté qu’il a dans ses yeux. C’est ce que je cherche comme mère. »
Cette fierté va bien au-delà de tout ce qu’il a pu gagner et accomplir dans sa carrière et ses 16 ans au sein de l’équipe nationale. Que ce soit ses 100 victoires en Coupe du monde, ses neuf titres de champions du monde ou ses cinq médailles olympiques.

Elle revoit tout le chemin parcouru, les moments marquants, les voyages en Europe ou dans l’Ouest canadien à des camps d’entraînement, les leçons et le respect inculqués sur la montagne, sa complicité avec Mik.
« La vie est belle. Elle va continuer de l’être. C’est juste un sapré beau parcours qu’il a fait. »