Patinage de vitesse courte piste aux Jeux olympiques : Roussel aime patiner sous le radar dans la combinaison du négligé
La recrue à Milan tourne dans l’ombre des William Dandjinou et Steven Dubois


François-David Rouleau
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MILAN | Derrière les têtes d’affiche que représentent les champions du monde William Dandjinou et Steven Dubois à Milan, Félix Roussel estime qu’il patinera sous le radar sur l’anneau glacé. Il se plaira dans la combinaison du négligé afin de faire des flammèches à ses premiers Jeux olympiques s’il parvient à sauter sur la patinoire en bonne condition physique.
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Dans la dernière année uniquement, le patineur de 24 ans a remporté les épreuves du 1000 m et du 1500 m du championnat canadien disputé à Montréal en plus de terminer au deuxième rang à celle du 500 m. Il figure aussi au 11e rang du classement international de l’ISU alors qu’il apparaît dans le top 5 aux 1500 m.
«Être le négligé, c’est une situation que j’aime parce que j’aime démontrer ce que je suis capable de faire. C’est une situation qui me colle à la peau, je crois. Mes idoles ont aussi été étiquetées de cette façon, a-t-il expliqué en nommant entre autres le joueur de basket étoile Steph Curry.
Il a aussi pointé Lando Norris, pilote de Formule 1, en exemple. Bien que le Britannique ait eu la bagnole la plus rapide, il était le négligé par rapport au quadruple champion du monde en titre Max Verstappen. Au bout d’une saison 2025 effarante, Norris en est ressorti champion du monde.
«Ce sont de bons exemples pour moi. Dans le rôle du négligé, j’aime que les projecteurs ne soient pas sur moi», a ajouté celui qui s’est blessé au dos avant de s’envoler vers Milan.

Il suit toutefois à la lettre le plan de traitement et d’entraînement préparé par les spécialistes afin qu’il puisse maximiser ses performances au moment venu.
Valeur prouvée
Dans la formation canadienne, personne ne le voit comme une carte cachée ou dans la peau du fou du roi.
«Félix a démontré ce qu’il sait faire. Il n’a pas encore la constance et l’expérience de William ou de Steven, qui filent en avant», a souligné l’entraîneur-chef Marc Gagnon.

Selon son coéquipier Jordan Pierre-Gilles, qui participe à ses deuxièmes Jeux en carrière, Roussel a fait ses preuves en grimpant sur le podium fréquemment depuis trois ans. En patinant dans l’ombre des Dandjinou et Dubois, il passe «un peu inaperçu».

Par contre, ses capacités sur la glace, elles, sont remarquées. «Quand tu es dans sa vague de course, tu sais que ça va aller vite, a assuré avec le sourire le patineur de Fleurimont, en Estrie. Tu dois être prêt. Physiquement, il est l’une des forces du circuit.
«Félix se positionne bien et rapidement dans un peloton, a-t-il renchéri en énumérant ses qualités. Il est aussi capable d’être très explosif tard dans la course pendant que les autres commencent à se fatiguer.»