Les enfants de Martin Vachon ont-ils déjà le sens du punch?
Nathalie Slight
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Après 125 représentations à travers le Québec, Martin Vachon présente pour une toute dernière fois son spectacle Ahh Caramel. Un rendez-vous marquant, chargé d’émotion, que l’humoriste a choisi de partager avec ses enfants, Liam et Maxence.
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Martin, comment te sens-tu alors que tu t’apprêtes à monter sur scène une dernière fois pour présenter Ahh Caramel?
Je suis excité, ému, nostalgique... un beau mélange d’émotions. En plus, je présente le show dans mon patelin, à Saint-Jean-sur-Richelieu. Je suis né, j’ai grandi, j’ai fondé ma famille dans cette ville que j’adore. Monter sur la scène du Théâtre des Deux Rives, c’est d’autant plus spécial pour moi, puisque c’est ici que j’ai eu la piqûre de l’humour.
De quelle façon ?
C’était en 1999. J’étais en troisième secondaire et j’ai participé au spectacle de talents de mon école qui était présenté ici. Après mon numéro d’imitations, j’ai reçu une ovation. Dès que j’ai rejoint les coulisses, j’ai su ce que je voulais faire dans la vie : divertir les gens. Humoriste ? Animateur ? Comédien ? J’ignorais quel chemin j’allais prendre, mais chose certaine, je savais où je m’en allais. Je peux vous assurer que l’ado de 14 ans que j’étais à l’époque serait pas mal fier de me voir sur cette même scène ce soir !
Ta famille est dans la salle. Est-ce que ça t’intimide de présenter ton spectacle devant elle ?
Non. Ça fait 17 ans que je suis en couple avec Catherine, elle m’a connu alors que je commençais à faire de l’humour. Dans Ahh Caramel, je parle d’elle et de nos enfants, mais toujours dans l’optique de rire de moi, alors ils n’ont aucun problème avec ça. (rires)

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Tes enfants sont présents en coulisses. À 9 et 7 ans, Liam et Maxence ont l’air hyper à l’aise sur scène !
Quand ils viennent me voir en spectacle, ils s’amusent sur scène avant que les spectateurs entrent dans la salle. Ils jouent à la tag, font des danses ou apportent leurs mini-hockeys. Ils continuent même quand le public commence à s’installer dans leur siège, comme si c’était tout à fait normal ! (rires) À la fin du spectacle, lorsque je fais mon salut, Liam et Maxence viennent me rejoindre sur scène, c’est « leur » moment. De mon côté, je suis content de leur faire découvrir une partie de mon métier.
Sont-ils de futurs humoristes ?
Liam a déjà participé à quelques tournages avec moi lorsqu’il était plus jeune et les gens de la production me répétaient qu’il prenait bien les notes, qu’il était patient, qu’il possédait un excellent sens de la répartie. On l’a inscrit dans une agence, ce qui lui a permis de passer des auditions pour camper des personnages dans des productions comme Ma belle-mère est une sorcière et Société distincte. Il a aussi décroché un rôle dans une publicité. Donc, oui, il a hérité de ma fibre artistique.
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Et pour ton plus jeune ?
Maxence, c’est mon petit clown ! Vous auriez dû le voir l’été dernier danser la Macarena devant 6000 personnes lorsque j’animais le Festival de l’humour d’Abitibi-Témiscamingue, c’était hilarant. Sincèrement, je suis très fier du niveau d’humour de mes enfants. De là à en faire carrière, il est trop tôt pour le dire. Il faut dire qu’ils sont aussi de grands sportifs. Pour l’instant, ce qui les fait vibrer, c’est le hockey l’hiver et le baseball l’été.
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Possèdes-tu un rituel avant de monter sur scène ?
J’en ai plusieurs. Je révise toujours les différents blocs de mon spectacle, même si je les connais par cœur. Après avoir enfilé mes vêtements de scène, je me mets toujours une touche de parfum. Il doit certainement y avoir une explication scientifique là-dessous, mais cette odeur me permet de passer en mode spectacle. Je mange tôt, également, question de ne pas digérer devant le public. Un petit rot entre deux blagues, c’est loin d’être chic ! (rires)
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Tu es un grand fan des Canadiens de Montréal, qui étaient en série pendant tes derniers show. Comment fais-tu pour être sur scène alors que ton équipe préférée est sur la glace ?
Je regardais la première période avant mon spectacle. Puis, d’entrée de jeu, je disais au public de me tenir au courant si le Canadien comptait durant le spectacle. C’est ce qui est arrivé lorsque j’étais en show à Saint-Eustache. Quand le CH a compté, les gens du public se sont mis spontanément à scander : « Olé ! Olé, Olé, Olé ! » C’était hallucinant de vivre ça en plein show d’humour !

Quel est selon toi le secret pour un spectacle d’humour réussi ?
Lors du rodage de mon deuxième one man show, j’ai travaillé avec un psychologue sportif, comme je l’avais fait avant ma participation à Big Brother Célébrités. J’ai des mots-clés que je me répète dans ma tête, qui me permettent d’être focus, d’être reconnaissant et de m’amuser : complicité, confiance et plaisir.
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Pourquoi ces mots en particulier ?
Complicité, parce que c’est important pour moi de ne pas être un robot qui répète les mêmes blagues d’une salle à l’autre ; je désire connecter avec le public. Confiance, parce que je suis tellement bien préparé que si un imprévu se présente, je suis convaincu que je saurai rebondir. Et plaisir, parce que je rêve de raconter des blagues sur scène depuis l’âge de 14 ans.
Quelle est l’anecdote que tu as hésité à mettre dans Ahh Caramel?
Pour le tournage de la série Le monde est à nu diffusé à TV5, je me suis rendu dans un camp de naturistes pour ma deuxième journée de tournage. Être nu, aucun problème avec ça. Voir mes collègues de travail nus, ça exige une certaine adaptation. Être entouré de gens nus, on s’habitue... sauf quand c’est quelqu’un qu’on connaît ! (rires) J’ai croisé mon professeur de théâtre du secondaire ; j’ignorais qu’il était naturiste ! Mettons que c’est l’un des moments les plus surréels de ma vie, et après mûre réflexion, je l’ai inclus dans mon spectacle, même si l’homme en question peut se reconnaître.
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Maintenant que tu as terminé la tournée de ton deuxième one man show, quels sont tes projets ?
J’ai déjà commencé à écrire mon troisième one man show, mais je vais plus sérieusement plonger dans ce projet cet automne. En attendant, j’ai l’intention de vivre, parce que c’est dans le quotidien que naissent les anecdotes que je raconte sur scène. Pour ce qui est d’une troisième saison de la série Le monde est à nu, rien n’est confirmé pour le moment. Chose certaine, je suis partant. J’ai visité 24 pays en deux ans grâce à cette émission et pourtant, je suis loin d’avoir tout vu... tout nu. (rires)

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