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Marie-Claude Barrette obtient le feu vert pour son action collective contre Facebook

Photo portrait de Guillaume Picard

Guillaume Picard

2026-05-13T13:55:00Z

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La Cour supérieure autorise l’action collective lancée par Marie-Claude Barrette contre Meta, la maison-mère de Facebook.

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L’animatrice du balado Ouvre ton jeu représentera ainsi des personnalités québécoises dont la réputation, comme elle, aurait été compromise à la suite de l’utilisation de leur nom pour attirer ou influencer le public au moyen de publicités frauduleuses, fausses ou trompeuses publiées sur Facebook.

Dans des vidéos diffusées sur la plateforme américaine, une fausse Marie-Claude Barrette, alors de passage à Tout le monde en parle, invitait les gens à investir de l’argent, et plusieurs ont été fraudés. Tout ça avait été généré par l’intelligence artificielle.

Après avoir contacté la police, l’animatrice de 57 ans avait demandé à Meta que ces publicités trompeuses soient retirées, celles-ci utilisant illégalement son image, sa réputation et des logos de vraies entreprises de presse, mais Meta n’avait rien fait, selon la demanderesse, qui s’est donc tournée vers les tribunaux pour lancer une action collective.

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D’autres personnalités, comme l’animatrice de Salut Bonjour Eve-Marie Lortie, ainsi que Michel Charette, Katherine Levac, Ariane Moffatt et Nathalie Simard, pour ne mentionner qu’eux, ont vu leur image détournée pour vendre différents produits ou pour inciter des internautes à réaliser des investissements qui se sont avérés frauduleux.

Dans la décision rendue mercredi par le juge Martin F. Sheehan de La cour supérieure, on précise que Marie-Claude Barrette représentera les personnalités « dont la réputation a été atteinte, puisque leur nom a servi à attirer et/ou influencer un public par le moyen de publicités frauduleuses, fausses et/ou trompeuses publiées sur Facebook (Meta) qui incitent leur public à cliquer sur des liens frauduleux, qui les présentent comme favorables et/ou endossant un produit et/ou service d’investissement, sur de la cryptomonnaie ou autre, ou un produit et/ou service illicite qui s’avèrent être une escroquerie ».

Meta pourrait être condamnée à payer un « montant à déterminer pour compenser l’atteinte à la réputation, le préjudice financier ainsi que les inconvénients subis par l’ensemble des membres » de l’action collective.

Des dommages-intérêts punitifs pourraient aussi être consentis « en raison des pratiques interdites et de la violation de leurs droits fondamentaux ».

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