Tous les résultats
Publicité

Les 10 pires pestes de la LNH

Getty Images via AFP
Photo portrait de Ian Gauthier

Ian Gauthier

2024-12-10T18:10:09Z
2024-12-10T18:13:11Z

Partager

La plupart des équipes en comptent au moins une : la peste est un type de joueur qui existe depuis longtemps dans le hockey professionnel. 

Le plus souvent de petite stature, mais pas exclusivement, la peste se spécialise dans les coups sournois et connait exactement les mots à utiliser pour énerver l’adversaire. Elle a aussi le don de poser le geste enrageant, comme tenter d’intimider une recrue, un gardien ou un joueur important qui n’est pas porté sur la robustesse.

• À lire aussi: Il reçoit 80 points de suture après avoir été coupé par un patin

• À lire aussi: La dérive des Rangers

Parlant de bagarre : le plus souvent, la peste n’ira pas au combat lorsque son assaillant voit rouge au point de vouloir lui arracher la tête. Non, la peste va plutôt soigneusement choisir son adversaire (salutations à Brad Marchand) pour générer un maximum de frustration.

C’est d’ailleurs ce qui distingue la peste du bagarreur, qui lui, ne refusera à peu près jamais une invitation à laisser tomber les gants et qui, la plupart du temps, passe davantage ses messages avec ses poings qu’avec une panoplie de tactiques retorses.

C’est un art, si on veut, et souvent, la peste est un joueur populaire auprès de ses coéquipiers et des partisans de son équipe (à l’exception de Sean Avery, qui était tout un numéro).

Publicité

Il y a encore plusieurs joueurs qui occupent ce rôle avec succès dans la Ligue nationale.

Voici, sans ordre particulier, les 10 plus efficaces pestes de la LNH :

Brad Marchand, Bruins de Boston

Lui, il fait tout : il jacasse, il frappe sournoisement, il blesse des adversaires quand il n'est pas en train de les lécher et il ne laisse à peu près jamais tomber les gants devant quelqu’un qui a un minimum d’expérience en la matière. Il a aussi le don de faire quelque chose de détestable et de s'en sortir sans être puni. Depuis maintenant 16 saisons, Brad Marchand est peut-être la peste ultime dans le hockey d’aujourd’hui. C’est aussi un très bon joueur. Il va vous emmerder durant toute la partie et c’est lui qui va marquer le but gagnant. Surtout si le match va en prolongation. 

Max Domi, Maple Leafs de Toronto

En voilà un autre qui est bien connu à Montréal. Max Domi est largement capable de jouer au hockey, mais il semble davantage aimer les conflits et les échanges de mots doux. Contrairement à Marchand, cependant, il rechigne un peu moins à aller au combat avec un adversaire qui sait se défendre. Quoiqu’il en soit, Domi sait comment déranger. Le défenseur du CH David Savard a dû gérer la situation à plus d’une reprise, déjà, depuis le début de la présente saison.

Publicité

Garnet Hathaway, Flyers de Philadelphie

Costaud et largement capable de se bagarrer, Hathaway serait exclusivement un dur-à-cuire s’il n’avait pas :

- Craché sur Erik Gudbranson

- Envoyé un coup de patin au visage de Jon Quick

- Frappé sournoisement et blessé Luke Hughes (une recrue), Jarred Tinordi, Zach Werenski et quelques autres

Bref, Hathaway est une plaie pour ses adversaires. Après des passages à Calgary, Washington et Boston, il est plus que jamais dans son élément à titre de membre des Flyers.

Yanni Gourde, Kraken de Seattle

Recrue à 26 ans dans la LNH, double champion de la Coupe Stanley quelques années plus tard, le Québécois peut marquer des buts et ne recule devant personne, même s’il n’est pas le plus costaud. Gourde est un pur agitateur, qui parle, qui bouscule, et qui parfois, l’échappe un peu. Mais il est toujours utile à son équipe.

Publicité
Brendan Gallagher, Canadien de Montréal

Il y a une mêlée devant le filet. Qui se retrouve en-dessous de la pile, couché sous le gardien, le corps à moitié dans le but? Brendan Gallagher. Les arbitres font le ménage après la mêlée, envoient des joueurs au cachot. Qui leur crie après? Brendan Gallagher. Le CH joue un match ordinaire, sans émotion, contre un club de fond de classement. Qui jette les gants devant leur meilleur défenseur? Brendan Gallagher. L'adversaire compte sur un joueur vedette qui tend à jouer la comédie. Qui va le lui remettre dans le visage et enrage tous ses coéquipiers? Brendan Gallagher. L’équipe a besoin d’un but coûte que coûte. Qui va entrer dans le but avec la rondelle? Brendan Gallagher.

Martin Chevalier / JdeM
Martin Chevalier / JdeM
Ryan Hartman, Wild du Minnesota

Dans une équipe qui compte sa large part d’éléments robustes, Ryan Hartman est possiblement la teigne en chef. Autrefois capable de produire offensivement (34 buts en 2021-2022), l’Américain de 30 ans est désormais un joueur de soutien, n’ayant toutefois rien perdu de sa capacité à allumer des feux. S’il n’a pas encore sévi, cette saison, il a été suspendu deux fois, l’année dernière, pour un croc-en-jambe dangereux et pour avoir lancé son bâton à un arbitre. Et comment oublier ce soir de mars 2023 où il a fait sauter les plombs au «quelque peu soupe au lait» Jordan Binnington?

Publicité

Ridly Greig, Sénateurs d’Ottawa

Les partisans du Canadien l’ont découvert lors du dernier camp d’entraîneur, alors que son coup à la tête de Kirby Dach a, et c’est peu de le dire, mis le feu aux poudres pour un certain temps entre les deux équipes. Les partisans des Maple Leafs le connaissent bien eux aussi depuis qu’il a fait perdre les pédales à Morgan Rielly, en février dernier, après y être allé d’un tir frappé dans un filet désert. Il savait très bien ce qu’il faisait. Il a aussi été suspendu, en septembre 2021, pour avoir asséné un double-échec au visage du Québécois Pierre-Luc Dubois qui a nécessité 15 points de suture.

Michael Bunting, Penguins de Pittsburgh

Révélé en 2021-2022 chez les Maple Leafs lorsqu’il avait connu une saison de 63 points, l’Ontarien n’a pas que fait parler ses habiletés offensives : c’était aussi un emmerdeur de talent, comme en témoignent ses 103 minutes de pénalité accumulées la saison suivante. Alors que plusieurs pestes s’en prennent aux officiels, Bunting, lui, est attaqué par ceux-ci. Il a aussi été suspendu, en avril 2023, pour avoir frappé un rival à la tête. Plus récemment, Arber Xhekaj l’a dardé en pleine fourche... ce n’était sûrement pas pour rien!

Publicité
Ryan Lomberg, Flames de Calgary

Petit, mais étonnamment fort, l’Ontarien a un look «heavy metal» et une personnalité, sur la patinoire, qui convient à son allure. Alex Pietrangelo, qui a essuyé un coup de genou de sa part en finale de la Coupe Stanley en 2023, pourrait en parler. Même chose pour Trent Frederic, qui était en furie, un soir d’avril 2023, lorsque Lomberg a essayé de lui faire une prise de soumission en plein match. Lomberg est cependant un joueur apprécié de ses coéquipiers. Il a d’ailleurs dû obtenir le respect de plusieurs, le 29 novembre dernier, lorsqu’il n’a écouté que son courage en laissant tomber les gants devant Mathieu Olivier.

Matthew et Brady Tkachuk, Panthers de la Floride et Sénateurs d’Ottawa

Allez, un deux-pour-un. Les frères Tkachuk sont assurément parmi les joueurs les plus désagréables à affronter de la LNH. Les deux sont de toutes les mêlées et sont de véritables spécialistes de l’échange de «mots doux». Matthew, à la manière d’un Brad Marchand, choisit soigneusement ses adversaires quand il jette les gants. Brady, lui, choisit un peu moins, mais aime bien profiter d’un certain effet de surprise. Dignes fils d’un père, Keith, qui n’était pas beaucoup plus subtil, les frères Tkachuk assurent le spectacle et toutes les équipes prendraient l’un ou l’autre sans hésiter.

Mentions honorables :

Trent Frederic, Bruins de Boston

Zachary L’Heureux, Predators de Nashville

Michael Eyssimont, Lightning de Tampa Bay

Brandon Duhaime, Capitals de Washington

Corey Perry, Oilers d’Edmonton

Sam Bennett, Panthers de la Floride

Brandon Tanev, Kraken de Seattle

Publicité
Publicité