La Formule 2 et le Grand Prix du Canada aimeraient s'entendre à long terme
L'antichambre de la Formule 1 veut ouvrir le marché de l'Amérique du Nord en disputant des courses de notre côté de l'Atlantique


François-David Rouleau
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MIAMI | La direction de la Formule 2 et l’organisation du Grand Prix du Canada veulent s’entendre sur les termes d’un contrat à long terme.
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Pour la première, le Championnat de F2 débarquera à Montréal dans deux semaines. La guerre au Moyen-Orient y est pour quelque chose puisque les épreuves du Bahreïn et d’Arabie saoudite qui paraissaient initialement au calendrier ont été annulées.
Le grand patron de la série, Bruno Michel était toutefois déjà en discussion avec les organisateurs à Montréal pour le futur. Devant l’intérêt de tenir une manche du championnat de l’antichambre de la F1 au Québec, les deux parties avaient ouvert le dialogue avant l’ouverture de la saison en Australie au début de mars. C’est ce qu’il a relaté dans une rencontre de presse le week-end dernier à laquelle Le Journal a assisté.
L’annulation des épreuves à Sakhir et à Djeddah n’a fait qu’accélérer les pourparlers. La guerre menée par le président américain, Donald Trump, en Iran a fait tomber les dominos. L’organisation du GP du Canada pouvait accueillir une manche a adaptant les installations du circuit Gilles-Villeneuve.
« On amène un bon spectacle pour compléter la F1 maintenant différente avec la nouvelle réglementation technique. C’est deux techniques de pilotage différentes. La course est dans notre ADN. Nous l’avons vu avec l’épreuve ce week-end à Miami », a expliqué Michel alors que le classement est serré après trois épreuves.
Plus de visibilité
En débarquant dans le marché nord-américain, un continent où la visibilité était minime, le grand patron souhaite le développer davantage avec la présence des deux pilotes américains, Colton Herta et Jak Crawford. Il regarde aussi du côté d’Austin et réfléchit à Vegas. C’est pourquoi il cherche à ajouter l’escale montréalaise à ses calendriers des prochaines années.
La volonté est bien présente dans les bureaux du GP du Canada, selon nos informations. « On parle vraiment de s’implanter avec Montréal. C’est sur qu’on aimerait retourner dans l’avenir », a lâché Michel.
Défi logistique
L’arrivée de cette nouvelle série a toutefois posé un défi logistique puisqu’elle n’a pas laissé beaucoup de temps de préparation aux organisateurs floridiens et québécois. Ils ont embrayé le mode dépannage et improvisé des paddocks provisoires capables d’accueillir les 11 écuries et 22 voitures avec leur pilote.

À Montréal, c’était un surplus de travail et d’organisation alors que la semaine du Grand Prix est devancée d’un mois cette année. D’autant plus que les femmes de l’Académie de F1 tourneront aussi sur l’île Notre-Dame.
D’ailleurs, les garages de la F2 seront ouverts au public et aux curieux. Les membres des écuries répondent aux questions entre les séances.