Grand Prix de Miami: des Québécois ont travaillé en bordure de piste en Floride
Huit signaleurs de la Belle Province étaient au travail durant la programmation chargée du Grand Prix au Hard Rock Stadium


François-David Rouleau
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MIAMI | Le Québec est bien représenté le long des murets du circuit de Miami. Une bande de passionnés de la course a fait le voyage en Floride pour être signaleurs dans la programmation du Grand Prix.
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En plus d’une solide expérience, la principale qualité nécessaire ?
« La passion », a répondu du tac au tac Chantale Sylvain, samedi soir, après une très chaude journée sur le bitume.
Parce que les journées sont longues près des grillages. Elles commencent avant même les aurores pour l’inspection. Peu importe la température et le type de bagnoles en piste, les signaleurs sont en service et aux aguets.
« La F1, c’est la cerise sur le sundae», a blagué la signaleuse des Laurentides œuvrant dans le milieu juridique. Il y a évidemment les autres séries qui roulent à longueur de journée, dont la F2, le Championnat Porsche ou McLaren.
Bénévoles
Ce n’est pas la première fois que les signaleurs du Québec se déplacent en Floride. Mme Sylvain était en poste à l’édition inaugurale en 2022. Cette fois-ci, elle est accompagnée de son conjoint, Michel Dion, et de collègues, tous aussi passionnée qu’elle. Denis Marcotte, un ingénieur électrique, et Glenn Gray, un enseignant au secondaire à Québec, ont aussi mis la main dans leurs poches pour vivre cette expérience unique sous le soleil et les palmiers, en compagnie d’Alexis Chauvin, de François Darcy, de Marco DiCarlo et de Jean-Michel Garreau.

La bande s’est retrouvée dans le premier virage, à l’exception de M. Marcotte, qui était en poste un peu plus loin, dans l’enchaînement du troisième virage.
« À Miami, ce qui est marquant, c’est la chaleur », ont-ils expliqué, alors que le mercure le long de la piste dépassait les 50 degrés, samedi après-midi. « Sinon, c’est grandiose et démesuré. Tout le tour du circuit, il y a quelque chose. »
Ils l’ont tous dit d’entrée de jeu : la passion doit être au rendez-vous, car les conditions de travail ne sont pas toujours évidentes. Cet engagement témoigne toutefois d’une grande générosité, puisque chacun débourse plus de 2500 $ pour financer son voyage, couvrant ainsi ses frais de transport, d’hébergement et de subsistance. C’est sans compter les journées de vacances à prendre ou celles déduites, à leurs frais, au travail.
Leurs tâches ?
Lors de chaque épreuve, de la F1 au karting en passant par les séries de soutien, les signaleurs sont chargés de transmettre les informations aux pilotes via les drapeaux, tout en assurant la liaison avec la tour de contrôle. Ils interviennent également en cas d’incident ou d’accident et ils nettoient la piste.

À Miami, ils ont demandé à s’occuper des interventions. Du lot, seul M. Marcotte a accompli d’autres tâches, puisqu’il est chef d’équipe de son secteur.

Selon Mme Sylvain, qui occupe un siège à l’administration de l’Association des signaleurs de la région du Québec (ASRQ), les signaleurs québécois jouissent d’une excellente réputation. L’histoire de près de 50 ans du Grand Prix du Canada à Montréal n’y est pas étrangère.
C’est pourquoi ils ont œuvré un peu partout en Amérique du Nord et en Europe au fil des années. En plus de Miami où ils étaient 11 l’an dernier, certains sont allés au Grand Prix d’Austin au Texas, ou à la prestigieuse course des 500 miles d’Indianapolis en série IndyCar. Michel Dion a même agi comme signaleur à Monaco.
« Le summum », selon lui, en raison du prestige de l’événement.
Miami, c’était tout de même pas mal du tout ! D’autant plus qu’ils ont assisté à un départ spectaculaire en direct du premier virage, avant la pluie.
Ils seront en poste à Montréal dans moins de trois semaines.