Grand Prix de F1 de Miami : Troisième victoire de suite du jeune prodige Kimi Antonelli
L’Italien de 19 ans entre dans l’histoire de la F1 au bout d’une course sous pression menée avec brio


François-David Rouleau
Partager
MIAMI | Au sommet du podium avec un poing dans les airs et l’autre sur l’immense bouteille de champagne, Kimi Antonelli était un jeune hors la loi sous les lois de la Floride. Détrempé, l’Italien de 19 ans célébrait avec plaisir sa troisième victoire de suite.
• À lire aussi : Grand Prix de Miami : des Québécois ont travaillé en bordure de piste en Floride
• À lire aussi : Avec Lionel Messi, voici les grandes vedettes des sports qui ont visité les paddocks et les garages du Grand Prix de Miami

Le prodige de l’écurie Mercedes a livré une course trépidante après avoir vu Max Verstappen et Charles Leclerc le dépasser au premier virage du Grand Prix de Miami.
Il s’est aussi tiraillé avec brio et ténacité contre le champion du monde en titre, mis sous pression par Lando Norris jusqu’en fin de course. Malgré quelques petits écarts de conduite hors limites qui lui ont valu un avertissement des officiels, il a réussi à bien gérer sa monoplace et l’adversaire menaçant derrière.

En devançant les McLaren de Norris et Oscar Piastri à la ligne d’arrivée, Antonelli est devenu le plus jeune pilote à signer trois victoires de suite en partant de la position de tête. Il surpasse ainsi de grands noms de l’histoire de la F1 comme Michael Schumacher et Damon Hill.
Aucune marge
Installé au sommet du classement du Championnat du monde des pilotes, Antonelli détient une avance de 20 points sur son coéquipier George Russell.
« C’était vraiment une bonne course. Elle n’était pas facile, car il est survenu une panoplie de choses. J’ai commis des erreurs, je me suis battu avec Lando. Il m’a dépassé et je l’ai redépassé. Ensuite, il était à mes trousses, a expliqué l’Italien au visage d’adolescent en conférence de presse.

« Ce n’était pas évident de l’avoir derrière moi, a-t-il ajouté. Il était toujours sur le point de dépasser. Je n’avais aucune marge de manœuvre, d’autant plus que la piste était glissante avec la pluie. »
Justement, alors que de fortes averses, des orages, des éclairs et même de la grêle apparaissaient sur les radars, la FIA avait devancé le départ à 13 h. Mère Nature n’a finalement laissé qu’une fine petite pluie à quelques occasions en deuxième moitié de course. Rien d’extravagant pour forcer le montage des pneus de pluie sur les bagnoles. Elles sont restées sur les gommes lisses tandis que 16 des 22 pilotes ont opté pour une stratégie d’un seul arrêt aux puits.
McLaren de retour
Après leur doublé en course sprint la veille, les McLaren ont démontré qu’elles sont de retour au plus fort de la lutte en ajoutant 48 précieux points au championnat.
En apportant plusieurs ajustements à ses monoplaces orangées à Miami, l’écurie double championne du monde en titre chez les constructeurs a réussi à réduire l’écart sur Mercedes. Bien que propulsées par le même moteur que les Flèches d’argent allemandes, elles présentaient un nouvel aérodynamisme, entre autres.

« Je suis bien heureux de notre situation, car on se bat maintenant pour la victoire, a signalé Norris en précisant tout de même que la voiture accuse un retard d’un dixième de seconde sur Mercedes. Je ne pense pas que nous étions plus vite qu’Antonelli. J’ai poussé très fort. Autant quand il était derrière moi que devant moi. Il a conservé un rythme vraiment solide. Mais on a eu une chance de se battre. »
Le Britannique a récolté 28 points ce week-end sur ce tracé où il a remporté sa première victoire en carrière en 2024. « C’est très solide. On en retire beaucoup de positif, car on s’est nettement amélioré par rapport à notre rythme au Japon il y a cinq semaines. »
Chaos derrière
Chez Ferrari, Charles Leclerc roulait en troisième position jusqu’à deux tours de l’arrivée. Avec des pneus usés à la corde, il a cédé sous la pression de Piastri en tapant ensuite le mur quelques secondes plus tard. La séquence a permis à George Russell, auteur d’une course plus qu’ordinaire, de terminer au quatrième échelon tout juste devant Max Verstappen.

Le Néerlandais, lui, a connu tout un Grand Prix, conservant la maîtrise de sa Red Bull dans un tête-à-queue sans casse au départ. Le Néerlandais a même roulé en queue de peloton en prenant même la tête l’instant d’un tour à la mi-course.
La prochaine bataille sur la piste aura lieu dans trois semaines, au circuit Gilles-Villeneuve à Montréal.
Classement du Grand Prix de Miami
1. Kimi Antonelli (Mercedes)
2. Lando Norris (McLaren)
3. Oscar Piastri (McLaren)
4. George Russell (Mercedes)
5. Max Verstappen (Red Bull)
6. Charles Leclerc (Ferrari)
7. Lewis Hamilton (Ferrari)
8. Franco Colapinto (Alpine)
9. Carlos Sainz (Williams)
10. Alex Albon (Williams)
11. Oliver Bearman (Haas)
12. Gabriel Bortoleto (Audi)
13. Esteban Ocon (Haas)
14. Arvid Lindblad (Racing Bulls)
15. Fernando Alonso (Aston Martin)
16. Sergio Perez (Cadillac)
17. Lance Stroll (Aston Martin)
18. Valtteri Bottas (Cadillac)
19. Nico Hulkenberg (n’a pas terminé) (Audi)
20. Liam Lawson (n’a pas terminé) Racing Bulls)
21. Pierre Gasly (n’a pas terminé) (Alpine)
22. Isack Hadjar (n’a pas terminé) (Red Bull)