Grand Prix de Miami: le printemps et l’été s’annoncent très longs chez Aston Martin
Les deux voitures Aston Martin ont rallié l’arrivée en Floride, mais elles n’évolueront pas avant l’été


François-David Rouleau
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MIAMI | Même si Aston Martin réussit à grignoter timidement quelques dixièmes de seconde ici et là sur ses adversaires en queue de peloton, l’écurie britannique qui est la propriété du milliardaire montréalais Lawrence Stroll est encore très loin du compte. Sans refonte majeure de ses bagnoles à venir prochainement, le printemps et l’été s’annoncent très longs.
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« Gagner un ou deux dixièmes par course, cela ne change pas grand-chose, car nous sommes toujours autour de la 20e position avec un recul d’une seconde sur la voiture qui nous précède, a expliqué le vétéran pilote espagnol Fernando Alonso.
« Même si on s’améliore un peu, notre position ne change pas, a ajouté celui qui a pris la 15e position au Grand Prix de Miami. Il faut au moins une ou deux secondes pour voir un changement. »

Un point positif, toutefois, c’est que les deux bolides verts ont franchi la ligne d’arrivée à cette quatrième manche de la saison de F1. C’est une première.
Après le moteur, la boîte
Mais cette « bonne nouvelle », si elle en est une, ne vient pas seule. Après avoir amélioré la vibration causée par le moteur Honda qui n’est pas à point, l’AMR26 a connu de sérieux ennuis de boîte de vitesses ce week-end. Ceux-ci ont miné la conduite en course sprint, samedi, les qualifications au Grand Prix et la course, dimanche.
« Les changements de vitesse sont très étranges. On n’a pas de contrôle », a indiqué Alonso.

La veille, il avait raconté qu’il avait « manqué de synchronisme sur tous mes points de freinage et il n’y avait pas d’accélération. La rétrogradation partait dans tous les sens, de façon très aléatoire. Ce qui est très surprenant ».
« En prévision du Grand Prix du Canada, régler ce problème doit être la priorité, car c’est un circuit exigeant sur les freins. La fiabilité de la voiture doit vraiment être meilleure. »
Petit plaisir
Alonso s’est tout de même amusé en livrant une belle lutte à Sergio Perez en seconde moitié de course. Il a fini par doubler la Cadillac flambant neuve des paddocks.
En finissant au 18e rang, Stroll a devancé Valtteri Bottas par un tour. Dans un point de presse éclair de 65 secondes truffées de réponses se limitant à quelques mots, il disait juste avoir mis des kilomètres à la voiture.
Pour Montréal, sa ville natale, dans trois semaines ?
« On verra comment ça va aller », a-t-il sèchement répondu.

Alonso a bien averti que l’histoire se répéterait au moins jusqu’au Grand Prix d’Autriche à la fin juin. D’ici là, pendant que les rivaux feront évoluer leurs monoplaces, le temps s’annonce long. Et la récolte de points, tout aussi sèche.