Jeux olympiques: William Dandjinou pourra apprendre et s’inspirer de sa coéquipière Courtney Sarault
Après des Jeux décevants et frustrants à Pékin, la patineuse canadienne a rebondi avec quatre médailles à Milan, jusqu’à présent


François-David Rouleau
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MILAN | Nul doute dans l’esprit de sa maman : William Dandjinou saura se relever de cette dure première expérience des Jeux olympiques. Il pourra aussi s’inspirer de la magnifique histoire de sa coéquipière Courtney Sarault.
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Car, il y a quatre ans, Sarault était rentrée de Pékin les poches vides, avec un seul top 5 au relais féminin qui avait viré en déception.
Mirabelle Kelly est d’ailleurs déjà prête pour éviter que son fils ne rumine trop longtemps l’aventure italienne et ne sombre comme Sarault l’a malheureusement fait dans les deux années suivant son retour de Chine. Le canal de communication est d’ailleurs bien ouvert avec les parents de la Néo-Brunswickoise.

Peinée que fiston n’ait pas réalisé tout ce qu’il souhaitait à ces JO et qu’elle n’ait pas pu voir sa grande flamboyance et son côté artistique sur la patinoire, la mère de Dandjinou croit qu’avec quelques pas de recul, il pourra être fier de ce qu’il a accompli.
« C’est malheureux que ça se mesure en médailles et en nombre de médailles d’or parce qu’il n’y a pas juste ça derrière. Il va réaliser tout le travail qu’il a fait, explique celle qui l’a vu recevoir les félicitations de ses plus grands rivaux. Il va identifier ses erreurs, réévaluer la pression médiatique et analyser les objectifs. »

ADN fort
La détermination coule dans ses veines ; elle est dans l’ADN de la famille. Sa mère a poussé ses études en devenant microbiologiste-infectiologue, tandis que son père, Alain, a immigré de l’Afrique pour venir s’installer au Québec et réaliser un postdoctorat en biologie moléculaire. Le grand-père maternel, Édouard Kelly, est quant à lui champion aux échecs.

Avec le soutien de sa famille, de ses proches et de ses coéquipiers, il passera à travers en devenant plus fort et en apprenant des leçons milanaises pour le futur. À l’image de Sarault.
Futur prometteur
« Il faut repenser aux objectifs fixés, pointe Mme Kelly en ajoutant plusieurs autres facteurs, dont la féroce compétition qui avait ciblé fiston pour ses résultats en Coupe du monde. Will, c’est un gars brillant. Courtney [Sarault] a vécu des déceptions à Pékin et elles en font une meilleure olympienne aujourd’hui. »

La patineuse compte quatre médailles en Italie et s’est hissée parmi les athlètes olympiques les plus décorées de l’histoire canadienne.
« Il faut être capable de mettre les choses en perspective. Elle est plus accomplie que si elle avait tout gagné à ses premiers Jeux. »