Tous les résultats
Publicité

Propos haineux, menaces et attaques envers un athlète québécois à Milan: la GRC à l’affût près de l’équipe de patinage de vitesse

Des agents de la GRC suivront l’équipe de patinage de vitesse à travers Milan jusqu’à la fin des Jeux olympiques

Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-02-19T18:37:34Z

Partager

MILAN | La pluie d’insultes et de messages haineux qu’a reçus le patineur de vitesse québécois Maxime Laoun depuis 24 heures a forcé la mise en place d’un protocole de sécurité impliquant la Gendarmerie royale du Canada (GRC), à Milan.

• À lire aussi : Chute au patinage de vitesse courte piste : le Québécois Maxime Laoun est la cible d’attaques, d’insultes et de messages haineux sur les réseaux sociaux en Italie
• À lire aussi : Patinage de vitesse : « Ça vaut de l’or » –Steven Dubois, champion olympique

En lisant les centaines de publications venimeuses de la part d’internautes italiens et internationaux, Laoun a aussitôt averti la direction Patinage de vitesse Canada.

Un protocole de sécurité a ainsi été enclenché afin de protéger les athlètes de toutes menaces externes. Deux agents de la GRC suivront les membres de l’équipe jusqu’à la fin de ces Jeux en Italie.

Les corps de police italiens ont aussi ouvert une enquête, a appris Le Journal, alors qu’ils sont à traquer les auteurs des centaines de propos haineux sur les réseaux sociaux, dont Instagram. Plusieurs de ceux-ci affichent leur visage sur leur photo de profil. Du nombre, comme a pu le constater Le Journal, certains ne sont pas très vieux.

Publicité

CAPTURE D'ÉCRAN INSTAGRAM MAXIME LAOUN
CAPTURE D'ÉCRAN INSTAGRAM MAXIME LAOUN

CAPTURE D'ÉCRAN INSTAGRAM MAXIME LAOUN
CAPTURE D'ÉCRAN INSTAGRAM MAXIME LAOUN

Le Comité olympique canadien (COC) suit aussi le développement du dossier, comme le Comité international olympique (CIO).

Pas la première fois

« Il ne faut pas prendre de chance. Ce n’est pas la première fois que ça arrive alors qu’on compétitionne partout dans le monde », a rappelé le directeur de la haute performance de Patinage de vitesse Canada, Marc Schryburt, en entrevue avec Le Journal en cours de journée à Milan.

« D’autres pays vivent la même chose que nous, a-t-il indiqué. On a donc deux agents de la GRC qui nous suivent maintenant en permanence. »

« On est en mode prévention afin que les athlètes se concentrent sur leur performance pour la dernière soirée de compétitions, demain. Le service de sécurité des Jeux collabore avec nous et la police italienne cherche à traquer ces gens-là qui ont publié des choses disgracieuses sur les réseaux », a-t-il affirmé en estimant la situation désolante.

Publicité

AFP
AFP

Douloureux souvenirs de 2018

Cette histoire n’est pas sans rappeler le cauchemar vécu par sa coéquipière Kim Boutin à ses premiers Jeux olympiques, en Corée du Sud, en 2018. En finale du 500 m aussi, la Sud-Coréenne Minjeong Choi avait été disqualifiée. La Sherbrookoise avait alors hérité de la médaille de bronze.

ATP/WENN.com
ATP/WENN.com

La tempête s’était ensuite levée sur les réseaux sociaux. Boutin avait reçu une pluie d’insultes tandis que des Coréens avaient vilipendé la Québécoise avec des menaces de mort et les pires injures. Si bien que celle qui a finalement remporté trois médailles à ses premiers JO en carrière avait fermé ses comptes.

Didier Debusschère / JdeQ
Didier Debusschère / JdeQ

Le CIO avait condamné les propos menaçants avers les athlètes.

Publicité
Publicité